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	<title>La Politeia, la revue collaborative en ligne &#187; Travail</title>
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	<description>Parce qu&#039;il n&#039;y a pas de liberté sans politique.</description>
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		<title>la France s&#8217;ennuie</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Oct 2012 08:12:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Niggzs</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Politikè]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Le climat social en France est particulièrement atone et il risque de le rester pendant encore un long moment en dépit du contexte de crise, du chômage qui a atteint depuis longtemps déjà un stade endémique. La France s'ennuie...elle risque de s'ennuyer encore pendant un long moment... Toutefois l'histoire n'est pas écrite...la taupe qui creuse finira peut-être par remonter à la surface.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Analyse de la situation actuelle du mouvement social  par Hugo Melkior. </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le climat social en France est particulièrement atone et il risque de le rester pendant encore un long moment. En effet, les chances de voir se développer un mouvement social d&#8217;ensemble dans les prochains mois, comme a pu l&#8217;être le mouvement contre la réforme des retraites durant l&#8217;automne 2010, sont quasiment nulles et ce en dépit du contexte de crise, du chômage qui a atteint depuis longtemps déjà un stade endémique (il y a encore 50 000 chômeurs de plus au mois de septembre) et de la précarité qui continue de se développer.</p>
<p>Plusieurs facteurs peuvent justifier mon pessimisme quant aux perspectives de mobilisation sociale à moyen terme :</p>
<p>Il faut tout d&#8217;abord reconnaître que le peuple français n&#8217;a pas eu a subir jusqu&#8217;à présent une politique d&#8217;austérité qui relèverait de la saignée, comme cela peut-être actuellement le cas pour le peuple espagnol, grec ou portugais. Les Français ont été largement épargnés par cette passion pour l&#8217;austérité à tout prix, qui conduit les dirigeants de nombreux pays européens, au nom de la lutte prétendument impérieuse contre les déficits publics, à mettre aveuglement en œuvre des plans de rigueurs successifs qui n&#8217;ont pas d&#8217;autres résultats, outre de plonger dans la misère les peuples concernés, que d&#8217;aggraver ces mêmes déficits publics qu&#8217;ils sont pourtant censés faire diminuer. L&#8217;austérité appliquée en France par la gauche gestionnaire, même si elle a pour objectif de réduire le déficit public de 30 milliards d&#8217;euros, ce qui constitue une première depuis 1945, est en réalité largement indolore pour les travailleurs. Elle ne se traduit pas, en effet, par des baisses de salaires dans la fonction publique, comme c&#8217;est le cas en Grèce ou en Espagne, par une diminution des retraites, par une baisse du salaire minimum, par une augmentation de la TVA ou encore par une libéralisation du marché du travail. Ainsi, l&#8217;austérité française est infiniment moins intolérable pour la population que celle qui sévit depuis des mois à Madrid et encore plus à Athènes. Nos dirigeants ont encore suffisamment de marge de manœuvre pour ne pas se risquer à remettre en cause les amortisseurs sociaux grâce auxquelles la paix sociale règne très largement aujourd&#8217;hui en France. Cette entreprise liquidatrice antisociale pourrait, par contre, se voir inscrire à l&#8217;ordre du jour du gouvernement si la situation économique, déjà difficile, venait à s&#8217;aggraver encore davantage dans les prochains mois. C&#8217;est une possibilité à ne pas écarter car la crise n&#8217;est pas finie.</p>
<p>Les syndicats de salariés qui ont souhaité ardemment l&#8217;alternance, et donc la victoire de François Hollande face à Nicolas Sarkozy, ne souhaitent pas engager un bras de fer avec le nouveau pouvoir socialiste. Bien qu&#8217;ils puissent éprouver une relative déception quant à la politique mise en œuvre jusqu&#8217;alors, qui serait jugée trop modérée, pas suffisamment offensive, tranchante, ils ne veulent pas pour autant prendre le risque de déstabiliser le gouvernement. Aussi, préfèrent-ils s&#8217;investir dans le cadre stérile de négociation qui leur ait gentiment offert par l&#8217;État au lieu d&#8217;essayer de mobiliser consciemment et collectivement les salariés. La gauche au pouvoir n&#8217;a jamais été historiquement un terreau fertile pour les luttes sociales, si l&#8217;on excepte évidemment la grève générale de juin 1936. Mitterrand a pu ainsi, à partir de 1983, implanter le tournant de la rigueur en France, rompant avec le projet de transcendance sociale pour lequel il a avait été élu deux ans plus tôt et convertissant définitivement le Parti Socialiste aux vertus du capitalisme, sans que cela suscite la moindre réaction collective de la part des salariés et de la population en générale. Les socialistes payent leur renoncements et leur politique loyaliste envers le système et la classe dominante dans les urnes à l&#8217;élection suivante (Lionel Jospin en est l&#8217;illustre exemple), mais n&#8217;ont pas, contrairement à la droite lorsqu&#8217;elle est au pouvoir, à subir d&#8217;éventuels assauts d&#8217;une partie de la population en colère, qui préfère à la place ronger son frein et donc se noyer dans l&#8217;impuissance. Ce sont majoritairement des hommes et de femmes se situant à gauche de l&#8217;échiquier politique, syndiqués ou les deux à la fois, qui descendent le plus souvent dans la rue, qui font grève, ayant acquis une culture de la lutte. Aussi, lorsque ceux-ci en viennent à avoir des réticences à se mobiliser sous prétexte que « la gauche » est aux affaires, qu&#8217;il ne faut pas affaiblir son camp en faisant le jeu de la réaction, il ne reste de facto plus grand monde pour donner une réalité quelconque au mouvement social.</p>
<p>Enfin, la défaite du mouvement des retraites de 2010 a sans nul doute largement contribué à accélérer le processus de désaffection, déjà bien entamé, des salariés envers l&#8217;action collective d&#8217;ampleur et prolongée. Ainsi, il y a en France une véritable crise de foi des travailleurs dans la capacité du mouvement social d&#8217;aider concrètement à l&#8217;amélioration de leur vie quotidienne. Par conséquent, ce sont les stratégies individuelles qui priment de plus en plus pour s&#8217;en sortir. Chacun gère sa vie dans son coin, séparément des autres, essayant de passer entre les goutes acides de la crise. Bien entendu, des luttes pendant les prochains mois existeront comme c&#8217;est déjà le cas aujourd&#8217;hui, mais celles-ci risquent d&#8217;avoir un caractère le plus souvent défensif, se focalisant uniquement sur la défense de l&#8217;emploi, et très localisées, c&#8217;est-à-dire ne dépassant pas le stade de l&#8217;entreprise concernée par un plan de licenciements.</p>
<p>Ce seront des luttes pour la survie, pour éviter une mort sociale et économique aux salariés dont l&#8217;emploi sera en péril. Ces luttes resteront malheureusement balkanisées, c&#8217;est-à-dire, qu&#8217;elles se développeront séparément les uns des autres, sans que les syndicats, ni mêmes mes salariés tentent de construire une coordination, un front unitaire regroupant les entreprises en luttes autour de mots ordre commun qui transcenderaient la situation particulière de chaque salariés, tel que l&#8217;»interdiction pénale des licenciements dans les entreprises profitables».<br />
La France s&#8217;ennuie&#8230;elle risque de s&#8217;ennuyer encore pendant un long moment&#8230; Toutefois l&#8217;histoire n&#8217;est pas écrite&#8230;la taupe qui creuse finira peut-être par remonter à la surface.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Hugo Melkior</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le mythe de l&#8217;égalité des chances</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jan 2011 15:16:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brogol</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous n'avez pas le travail de vos rêves, c'est que vous ne le méritez pas. Il fallait mieux travailler à l'école. Voyons ensemble pourquoi nous sommes prêts à croire un tel baratin.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle est le moteur au c&oelig;ur de nombreuses associations. Elle est le principe fondateur d&#8217;idéologies contemporaines. Elle est un argument justifiant des actions politiques. Elle est inscrite dans la devise de la République française et dans la Déclaration universelle des droits de l&#8217;homme. À n&#8217;en pas douter, l&#8217;<strong>égalité</strong>, est une puissante valeur de nos sociétés dites démocratiques. </p>
<h3>Point d&#8217;égalité sans individus</h3>
<p>Cette fameuse égalité est apparue grâce au travail. Au travail tel qu&#8217;il est conçu aujourd&#8217;hui. C&#8217;est-à-dire le travail obligatoire, le travail en vue du profit personnel, le travail professionnel. Ce travail date de l&#8217;époque de la Révolution française avec la disparition des sociétés inégalitaires aristocratiques et la naissance de l&#8217;individualisme. Avant, cette idée d&#8217;individu autonome, définissable séparément des autres, n&#8217;était même pas concevable. L&#8217;individualisme, c&#8217;était seulement de l&#8217;égoïsme. Maintenant, l&#8217;individu est le ciment de la société.</p>
<p>Cette unité de l&#8217;individu est vitale au principe d&#8217;égalité&nbsp;: humainement ou mathématiquement, une égalité nécessite toujours deux entités à comparer. La naissance de ce concept permet de penser la démocratie. Un individu c&#8217;est un citoyen, un vote, un justiciable, etc.</p>
<h3>Point d&#8217;égalité sans travail</h3>
<p>Revenons à nos gentils moutons travailleurs. Pour comprendre pourquoi la valeur d&#8217;égalité est apparue grâce au travail, il faut comprendre pourquoi nous travaillons. À mon avis, c&#8217;est la passion du bien-être qui permet cette compréhension. Nombre de nos choix sont guidés par l&#8217;envie d&#8217;être heureux. Le bonheur s&#8217;obtient grâce à la possession de biens matériels. Cette acquisition est possible par l&#8217;argent dans notre belle société capitaliste. Et l&#8217;argent s&#8217;obtient en travaillant. Résumons nous avec ce petit schéma&nbsp;:</p>
<p style="text-align:center"><span class="valorise">travail&nbsp;&rarr;&nbsp;argent&nbsp;&rarr;&nbsp;biens&nbsp;&rarr;&nbsp;heureux</span> \o/</p>
<p>C&#8217;est beau, c&#8217;est simple. Mais c&#8217;est comme le père Noël et la petite souris, en grandissant nous n&#8217;y croyons plus. Le bonheur par le travail, l&#8217;argent et les biens matériels, il faut être bien naïf pour penser que cela suffit. Pourtant, ne jetons pas ce schéma à la poubelle, mais modifions sa conclusion <span class="valorise">biens&nbsp;&rarr;&nbsp;heureux</span>. Laissons de côté la recherche du bonheur, qui mérite des réflexions philosophiques plus complexes. Et, intéressons nous à connaître le but de la possession matérielle.</p>
<h3>Pourquoi posséder ?</h3>
<p>La première explication qui vient à l&#8217;esprit est l&#8217;utilité. Nous achetons de la nourriture pour manger, un lit pour dormir, des préservatifs pour faire sereinement l&#8217;amour, etc. Bref, la possession sert à satisfaire les besoins primaires.<br />
Pourtant, regardez autour de vous, tout ce qui vous appartient est-il vraiment utile&nbsp;? Non, loin de là&nbsp;! Nous pouvons en avoir l&#8217;impression, si nous ne prenons pas assez de recul. Nous pouvons justifier la plupart de nos achats. Mais, si nous ne bornons pas  à notre échelle, que voyons-nous&nbsp;? L&#8217;étudiant a &laquo;&nbsp;besoin&nbsp;&raquo; de son iPhone, l&#8217;homme d&#8217;affaires de sa Rolex, le cadre de sa télévision 16/9<sup>è</sup>, etc. Je caricature, mais l&#8217;idée est là&nbsp;: nous désirons posséder la même chose que le voisin modèle. Depuis que l&#8217;on peut prétendre élever notre niveau de vie par le travail, nous inventons nos besoins selon notre niveau de départ. Nous cherchons à être l&#8217;égal de notre voisin. Voilà pourquoi le travail crée la valeur d&#8217;égalité, car il la rend possible. Consciemment, ou inconsciemment, le but de cette stratégie de vie est d&#8217;être semblable au voisin, d&#8217;être accepté par ses pairs, d&#8217;être dans la norme.</p>
<p style="text-align:center"><span class="valorise">travail&nbsp;&rarr;&nbsp;argent&nbsp;&rarr;&nbsp;biens&nbsp;&rarr;&nbsp;égalité</span></p>
<h3>À chacun selon son mérite</h3>
<p>Nous parlons bien de la valeur d&#8217;égalité, le travail salarié ne crée pas d&#8217;égalité, mais il rend sa valeur puissante, possible et surtout désirable. Cette subtilité est très importante. Ainsi, toutes les inégalités nous paraissent injustes, sauf si elles sont basées sur le travail. Quel que soit le travail, on obtient le même argent. Mille euros obtenus en étant superviseur du ramassage et du recyclage des couches culottes usagées des maisons de retraite permettent d&#8217;acheter le même ordinateur que mille euros obtenus en étant astronaute. En se limitant au seul critère économique, l&#8217;on peut ainsi croire que le travail crée de l&#8217;égalité réelle. Après tout, l&#8217;argent possède la même valeur pour tous. Le salaire dépend du travail salarié. Le travail salarié dépend du travail scolaire. Le travail scolaire dépend entièrement de nous, de notre mérite. On obtient ainsi ce que nous pourrions appeler le schéma de notre vie&nbsp;:</p>
<p style="text-align:center"><span class="valorise">naissance&nbsp;&rarr;&nbsp;école&nbsp;&rarr;&nbsp;travail&nbsp;&rarr;&nbsp;argent&nbsp;&rarr;&nbsp;biens&nbsp;&rarr;&nbsp;<s>bonheur</s> égalité</span></p>
<p>Ce schéma, est présent dans l&#8217;imaginaire collectif. Il nous paraît rationnel. Il est plébiscité par nos classes dirigeantes, comme le montre cette citation&nbsp;:<br />
<cite style="border-left:5px solid #DDDDDD;display:block;font-family:serif;font-size:1.2em;font-style:normal;font-weight:bold;margin-top:1em;padding-left:36px;">&laquo;&nbsp;L&#8217;égalité n&#8217;est pas l&#8217;uniformité. L&#8217;égalité, c&#8217;est à chacun selon son mérite [&hellip;] la récompense du travail, du mérite, de l&#8217;effort, de l&#8217;initiative, de l&#8217;audace&nbsp;&raquo;</cite><br />
Quand Nicolas Sarkozy dit cela, il introduit plus précisément ce qui sous-tend l&#8217;acceptation du schéma, <strong>l&#8217;égalité des chances</strong>. Ce principe apparaît avec la seconde étape, l&#8217;<span class="valorise">école</span>.</p>
<h3>L&#8217;École de l&#8217;Inégalité</h3>
<p>L&#8217;école gomme les inégalités de naissance pour donner à chacun les mêmes chances de réussite. Ensuite, la réussite professionnelle dépend du travail fourni, de la filière choisie, du projet d&#8217;études. Bref, elle dépend des choix et stratégies adoptés par chacun. À chaque point de bifurcation, les avantages et les inconvénients sont soupesés. Et, selon les possibilités de notre mérite, la meilleure route est choisie.<br />
 Selon cette seule théorie, l&#8217;école devrait effectivement remplir son rôle. Or, l&#8217;on observe que l&#8217;école reproduit les inégalités sociales existantes. Si vous êtes sceptiques, il suffit de regarder les statistiques à ce sujet. En cherchant rapidement sur Internet, je trouve, par exemple, une étude de 2003 sur les <a href="http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/es361b.pdf"><em>inégalités sociales d’accès aux grandes écoles</em></a>. Elle nous dit qu&#8217;un enfant d&#8217;ouvrier agricole a 0,43&nbsp;% de probabilités d&#8217;intégrer une grande école, là où un enfant d&#8217;ingénieur en a 20,92&nbsp;%. Qu&#8217;elles datent de 50 ans ou d&#8217;aujourd&#8217;hui, ces études de données montrent globalement que les études scolaires dépendent directement du milieu social de départ. Ainsi un enfant d&#8217;ouvriers n&#8217;ira probablement pas en études supérieurs contrairement à un enfant de cadres. Il existe évidemment des exceptions et des variations selon les époques, mais globalement les classes sociales se reproduisent. Cette observation des faits met à mal l&#8217;idéologie de l&#8217;école de la République égalitaire.</p>
<h3>Et ainsi, l&#8217;inégalité fût justifiée</h3>
<p>Dans nos c&oelig;urs et dans les discours publics, l&#8217;égalité tient une place importante. Pourtant, dans le monde réel, on observe de nombreuses inégalités qui nous révoltent plus ou moins. Si cette inégalité est fondée sur le travail, elle ne nous paraît pas injuste. Elle ne nous révolte pas. Elle est basée sur l&#8217;école, qui est théoriquement la garantie de l&#8217;égalité des chances.<br />
On observe cependant ceci&nbsp;: au lieu de donner les mêmes chances à tout le monde, l&#8217;école ne fait que reproduire les inégalités existantes. Ainsi, le discours qui voudrait que nous obtenions un travail qu&#8217;en fonction de notre mérite est faux.</p>
<p>L&#8217;égalité des chances n&#8217;est qu&#8217;un mythe, nos chances sont déjà déterminées par le milieu social de naissance. L&#8217;école permet juste de légitimer ces inégalités, de nous faire croire qu&#8217;elles sont justes. On peut alors se questionner sur le rôle de l&#8217;école actuel. Plus que de les légitimer, l&#8217;école ne crée-t-elle pas les inégalités&nbsp;? Est-ce que l&#8217;école pourrait être cet outil au service des élites permettant aux inégalités de se reproduire encore et encore&nbsp;?</p>
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