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	<title>La Politeia, la revue collaborative en ligne &#187; Idéologie</title>
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	<description>Parce qu&#039;il n&#039;y a pas de liberté sans politique.</description>
	<lastBuildDate>Fri, 25 Nov 2011 18:04:17 +0000</lastBuildDate>
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		<title>2012 : un programme pour une société réellement alternative au capitalisme</title>
		<link>http://lapoliteia.com/2012-un-programme-pour-une-societe-reellement-alternative-au-capitalisme/</link>
		<comments>http://lapoliteia.com/2012-un-programme-pour-une-societe-reellement-alternative-au-capitalisme/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 17:44:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>
		<category><![CDATA[Idéologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Oligarchie, oligarchie... c'est aujourd'hui le mot à la mode pour désigner la système dit de « démocratie représentative » capitaliste. Et à force raison.
Pourtant, ces élections, aussi futiles soient-elles, pourraient être un vecteur de diffusion intéressant d'idées et propositions remettant en cause ce modèle faussement démocratique, pour l'entrée dans une société postcapitaliste meilleure.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">Je ne suis pas réformiste. Je ne crois pas en l&#8217;omnipotence de notre tant louée « démocratie » représentative, mise en place dans l&#8217;unique but de protéger les intérêts économiques de la classe dominante et d&#8217;être moins sujet à réprobation que cette bonne vieille dictature à l&#8217;ancienne « par la force ».</p>
<p lang="fr-FR">Je ne nourris aucune illusion quant à cette parodie de république, oligarchique et pensée de manière à autoriser le changement lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de favoriser toujours plus les élites, mais à se révéler impuissante pour qui oserait vouloir réellement changer les choses. Bref, je ne pense pas que le capitalisme et son avatar politique, l&#8217;oligarchie, soient réformables à petits coups de lois et d&#8217;amendements faussement progressistes.</p>
<p lang="fr-FR">Mais après tout, je peux me tromper.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Je suis pour l&#8217;abolition de l&#8217;Etat, des frontières et de toute forme de domination et de hiérarchie. Pour la démocratie directe intégrale. Pour l&#8217;abolition du politicien et du mandat représentatif.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Alors, pourquoi voter, pourquoi participer aux élections, et pourquoi &#8211; pire encore &#8211; rédiger un programme politique ? N&#8217;est-ce pas paradoxal ?</p>
<p lang="fr-FR">Bien sûr que si. L&#8217;Univers, et plus encore le monde humain, sont bâtis sur des paradoxes, des absurdités, des non-sens absolus. Dans ce monde, des pacifistes non-violents sont amenés à se battre pour la Paix, de farouches opposants à l&#8217;argent sont obligés de vendre leur force de travail à des capitalistes sans vergogne pour gagner de quoi subsister, des démocrates anti-autoritaires véritables doivent faire de la politique et même parfois devenir, à l&#8217;opposé de toutes leurs convictions, des leaders charismatiques si ils veulent parvenir à fédérer les masses. Il en est ainsi, et pas autrement.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Un révolutionnaire, tout communiste et libertaire qu&#8217;il soit, doit se battre sur tous les fronts qui s&#8217;offrent à lui. Qu&#8217;il s&#8217;agisse des luttes quotidiennes, des grèves, des projets concrets comme les écovillages, les SEL ou les coopératives, des associations, ou même&#8230; des élections.</p>
<p lang="fr-FR">Celles-ci peuvent se révéler l&#8217;occasion de faire circuler les idées et de toucher un maximum de personnes&#8230; même si elles doivent être dénaturées par la propagande des médias de masse à la botte de leurs riches possédants.</p>
<p lang="fr-FR">Bien que rêvant d&#8217;une lutte sans partis et sans concessions sur la forme, il me paraît impossible de clasher le capitalisme et de fonder une société communiste (c&#8217;est-à-dire, une société sans Etat, sans classes sociales, sans exploitation et sans domination) en ayant omis de préparer le terrain.</p>
<p lang="fr-FR">Une révolte d&#8217;un peuple en colère, et après ? Que vont devenir les révolutions tunisiennes, égyptiennes, libyennes ? Tout simplement, d&#8217;autres avatars du capitalisme.</p>
<p lang="fr-FR">Être populiste ne suffit pas. Si les peuples ne sont pas informés, « aiguillés », éduqués, rien de nouveau ne pourra vraiment en sortir.</p>
<p lang="fr-FR">Il n&#8217;y a qu&#8217;à voir les propositions « communes » des <em>Indignados</em> en Espagne – mouvement que je soutiens naturellement de tout cœur : malgré toute cette bonne volonté, toute cette énergie revendicatrice, il s&#8217;agit encore et toujours de réformer le capitalisme. En grande partie, par manque de références, d&#8217;idées, de vision globale de la société.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Et puis, qui sait ? Malgré toutes les limites inhérentes au système, ne pourrions-nous pas être tentés de rêver ? Un président et une assemblée élus pourraient peut-être faire office de détonateur dans l&#8217;implosion du système, en prenant rapidement des mesures radicales permettant d&#8217;affaiblir sa soumission à la classe dominante et de le « débrider ». Nous n&#8217;avons finalement pas grand chose à y perdre&#8230; à condition de ne pas sombrer dans l&#8217;électoralisme et la politique politicienne, comme la plupart des partis dits « communistes » l&#8217;ont déjà fait.</p>
<p lang="fr-FR">Mais ça, ça reste encore du domaine du rêve.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">En tout cas, présenter un programme pour les élections présidentielles, ça reste relativement classieux. Même si l&#8217;on n&#8217;a pas l&#8217;âge requis pour assumer ladite fonction.</p>
<p lang="fr-FR">Voici donc le programme que je tenterais d&#8217;appliquer si vous m&#8217;élisiez Président de la République Française en l&#8217;An de grâce 2012 :  *musique officielle*</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Économie</strong></h3>
<p lang="fr-FR"><strong><br />
</strong></p>
<p lang="fr-FR"><em>L&#8217;économie, c&#8217;est quand même un peu la base de tout. Objectifs : abolir le profit, l&#8217;exploitation, le productivisme, le consumérisme, les classes sociales, la misère et la propriété privée des moyens de production.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Nationalisation de 	toutes les grandes entreprises, qu&#8217;elles soient d&#8217;origine française 	ou étrangère, et de tout ce qui se doit d&#8217;être un service public 	(transports, énergie, laboratoires,&#8230;). Remise du pouvoir de ces 	entreprises entre les mains de leurs employés sur un modèle de 	démocratie directe autogestionnaire, sans hiérarchie, cadres 	surpayés ou autres, à la manière des sociétés coopératives.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Toutes les 	entreprises nouvellement créées doivent l&#8217;être sous cette forme 	de coopératives autogérées, en attendant que l&#8217;ensemble des 	entreprises soient passées à l&#8217;autogestion démocratique. Le 	salariat est ainsi aboli.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Nationalisation de 	toutes les banques, afin de reprendre en main le pouvoir monétaire 	(enfin, de ce que notre appartenance à la zone Euro nous laisse).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Création d&#8217;un 	système monétaire alternatif à celui du capitalisme au niveau 	national &#8211; par exemple, basé sur une monnaie scripturale gagée sur 	la production (la valeur de la monnaie créée tous les mois et 	distribuée à la population selon différents revenus correspond à 	la valeur de ce qui est produit), non thésaurisable (« détruite » 	à l&#8217;usage = abolition du profit) et prenant en compte le coût 	écologique dans la définition de la valeur des biens et services 	-, utilisé dans un premier temps en parallèle de l&#8217;existant pour 	ensuite le remplacer totalement. Stop à la loi de la rentabilité 	et à la barrière virtuelle créée de toute pièce par le système 	capitaliste de l&#8217;argent ! (qui n&#8217;a jamais entendu : « C&#8217;est 	bien tout ça, mais où trouver les sous pour le financer, hein ? »)</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">En attendant que ce 	nouveau système monétaire soit mis en place et que toutes les 	entreprises soient aux mains des travailleurs et des populations 	locales, taxation à 100% des revenus au-dessus de 5 fois le SMIC et 	augmentation de celui-ci à 1600 euros.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Réquisition des 	logements vacants, lancement d&#8217;un vaste programme de construction de 	logements écologiques et de rénovation écologique des logements 	existants.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Réquisition des 	biens et nationalisation des entreprises des « évadés 	fiscaux » et autres lobbyistes capitalistes qui voudraient 	liquider leurs entreprises pour faire pression – dans le court 	laps de temps précédent leur « collectivisation ». Le 	système monétaire changeant, le problème de la « fuite des 	capitaux » n&#8217;en est plus un : la production n&#8217;a 	fondamentalement besoin que d&#8217;hommes, de savoirs et d&#8217;outils.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de la 	propriété privée des terres et des habitats au profit d&#8217;un droit 	d&#8217;usage (la propriété privée des moyens de production étant 	d&#8217;ors et déjà abolie par leur collectivisation autogestionnaire).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition du grand 	héritage.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Création d&#8217;instituts 	de statistique afin d&#8217;étudier les besoins, la consommation, la 	production, la force de travail disponible,&#8230; pour préparer une 	planification décentralisée et démocratique de la production.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Création d&#8217;un Revenu 	Inconditionnel d&#8217;Existence, accordé à tous et permettant à chaque 	être humain de vivre de manière digne.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de tous les 	systèmes de brevets, en particulier les brevets sur les 	médicaments.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Dissolution de la 	SACEM et consort. Création d&#8217;un espace web permettant de partager 	toute la culture possible et imaginable, et permettant de rémunérer 	les artistes d&#8217;une manière juste et équitable. Abolition du 	copyright.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Amélioration massive 	du réseau et gratuité afin que tous les foyers puissent avoir 	accès à Internet.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Écologisme</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Celle-ci étant particulièrement liée à la production et à la consommation, voir également les propositions concernant l&#8217;économie.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Énormes 	investissements et travaux dans les transports en commun. Gratuité 	totale de ces transports en commun.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Fermeture immédiate 	des centrales nucléaires les plus dangereuses.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Préparation d&#8217;un 	plan pour sortir du nucléaire d&#8217;ici une dizaine d&#8217;années, basé 	sur la sobriété énergétique (on pourrait consommer beaucoup, 	beaucoup moins d&#8217;énergie en produisant moins de saloperies inutiles 	voulues par le consumérisme !), un investissement massif dans la 	recherche sur les sources d&#8217;énergie écologiques (pour l&#8217;exemple, 	aujourd&#8217;hui, le coût de mise à jour du parc nucléaire français 	est de 40 milliards d&#8217;euros : si nous y avions consacré le même 	budget, les systèmes de production d&#8217;énergie « propres » 	seraient, et de loin, bien plus productifs !) et l&#8217;efficacité 	énergétique (logements écologiques prévus pour consommer moins 	en énergie et en chauffage, diminution de la longueur des trajets 	par la localisation de la production d&#8217;énergie,&#8230;). Contrairement 	à ce que le lobby de l&#8217;atome tente de nous faire croire, c&#8217;est très 	largement possible !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction des 	transports de marchandises par autoroutes (camions), au profit du 	ferroviaire et du maritime.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Diminution drastique 	de la vitesse maximale autorisée sur les routes.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction de la 	culture des OGMs. Remplacement de l&#8217;agriculture intensive à la fois 	destructrice de l&#8217;environnement et improductive par une agriculture 	biologique relocalisée, respectueuse de l&#8217;environnement et basée 	sur la connaissance scientifique de l&#8217;écosystème (écologie). 	Selon une étude, on pourrait doubler la production agricole 	mondiale en utilisant des techniques comme l&#8217;agro-écologie !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Lutte intensive 	contre l&#8217;obsolescence programmée (machines volontairement bridées 	et « tombant en panne » afin de pouvoir vendre plus).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction de la 	publicité pour stopper le consumérisme créant des besoins 	inutiles.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Arrêt immédiat des 	productions inutiles flagrantes (armes, produits de luxe 	polluant,&#8230;), et réflexions afin de diminuer largement la 	production et la consommation&#8230; la plupart des biens que nous 	consommons étant en réalité superflus !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">D&#8217;une manière 	générale, relocalisation de l&#8217;économie et de la production.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Institutions</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Pour une vraie démocratie directe et décentralisée, aussi appliquée au secteur économique !</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de toutes 	les lois liberticides (HADOPI, LOPPSI,&#8230;) et bureaucratiques.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Débats dans toutes 	les villes et villages afin de former des « communes » 	d&#8217;un nombre acceptable d&#8217;habitants (par exemple, entre 5000 et 	10000) pour pratiquer la démocratie directe.<br />
Le but est, au 	final, d&#8217;abolir l&#8217;Etat bourgeois et la démocratie représentative 	au profit d&#8217;une fédération de communes basée sur une démocratie 	directe intégrale et décentralisée &#8211; que ce soit au niveau de 	l&#8217;autogestion des entreprises par les travailleurs, de leur contrôle 	et création par les citoyens (« planification décentralisée 	démocratique ») ou de l&#8217;établissement des « règles » 	de chaque commune. Le tout éventuellement aidé par l&#8217;informatique 	et basé sur le concept de « vote qui est concerné ».</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Développement de 	programmes sous forme de Logiciels Libres sécurisés afin de 	faciliter la démocratie directe.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Vote par référendum 	des éléments importants de la mise en place du nouveau système.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Éducation</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Pour une éducation humaniste, libertaire et formant des êtres humains complets et intellectuellement indépendants !</em></p>
<p lang="fr-FR"><em>Ce qui pourrait se rapprocher le plus de mon « système éducatif idéal » dans ce qui a existé en France pourrait être quelque chose comme le Centre Universitaire Expérimental de Vincennes ou les différentes « Universités Populaires ».</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Mise en place d&#8217;un 	revenu d&#8217;autonomie pour les jeunes (en plus du Revenu Inconditionnel 	d&#8217;Existence).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction de tout 	financement privé des universités et de toute participation des 	entreprises aux conseils de gestion.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Augmentation 	significative du budget de l&#8217;éducation et de la recherche.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Autogestion 	démocratique des établissements, où tous les élèves et le 	personnel prennent ensemble les décisions.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Fermeture des 	établissements religieux et des établissements à but lucratif.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">D&#8217;une manière 	générale, lutte contre l&#8217;endoctrinement religieux ou politique de 	la jeunesse (organisations de jeunesse, catéchisme,&#8230;).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Unification de 	l&#8217;éducation supérieure, actuellement divisée en différents types 	d&#8217;établissements qui se vouent une concurrence malsaine (Facs, IUT, 	BTS, prépa, grandes écoles,&#8230;) en une seule grande université.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Mise en place de 	« programmes » et de méthodes basés sur « l&#8217;envie 	d&#8217;apprendre » plutôt que « l&#8217;obligé d&#8217;apprendre », 	et visant à susciter la réflexion personnelle, l&#8217;autonomie et le 	débat au lieu de formater les élèves afin de faire d&#8217;eux de bons 	moutons consommateurs, soumis à l&#8217;autorité et « prêts à 	embaucher ».</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Redéfinition de la 	place de l&#8217;élève : il faut définitivement tirer un trait sur 	cette conception conservatrice et autoritaire de l&#8217;éducation ! 	L&#8217;élève et le professeur sont deux êtres humains égaux se devant 	un mutuel respect.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de la 	notation, concurrentielle et démotivante, au profit d&#8217;une 	évaluation et d&#8217;un suivi personnalisés de l&#8217;élève par ses 	professeurs. Ceci nécessite bien sûr une embauche massive de 	professeurs et autres personnels.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Supression du 	baccalauréat et de la sélection à l&#8217;entrée afin de permettre à 	tous les jeunes et travailleurs de faire ou reprendre des études 	supérieures.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Justice</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Parce-que la répression coercitive ne résout rien, que la morale religieuse n&#8217;a pas à s&#8217;ingérer dans nos vies privées et que chacun devrait pouvoir disposer de son propre corps. Nous ne sommes plus au moyen-âge !</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Légalisation des 	« drogues douces » et dépénalisation de toutes les 	« drogues ».</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Libération de tous 	les prisonniers non dangereux pour la société et injustement 	privés de leur liberté d&#8217;être humain (pour prise de drogue, vol, 	usage de la liberté d&#8217;expression,&#8230;), et application éventuelle 	d&#8217;une peine plus adaptée (travaux publics,&#8230;). Fermeture 	progressive de toutes les prisons.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Aménagement de 	centres de désintoxication, d&#8217;hôpitaux psychiatriques (sans verser 	dans la psychose psychiatrique actuelle où tout individu ne 	rentrant pas « dans le moule » devrait se faire soigner) 	et autres structures adaptées afin d&#8217;aider ceux qui restent à se 	réintégrer dans la société (en prenant évidement toutes les 	précautions qui s&#8217;imposent). Le but est de remplacer cette justice 	arriérée et vengeresse, qui punit de la même manière dont on 	punirait un enfant, par une justice ayant pour seul objectif de 	protéger et d&#8217;aider la population.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition des 	pouvoirs abbérants détenus par la police – bras armé de l&#8217;Etat 	bourgeois et de ses intérêts -, comme la fouille au corps, la mise 	en garde à vue abusive, etc.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Restructuration de la 	police et de la gendarmerie en un seul corps, de proximité et 	contrôlable démocratiquement par la population locale (notamment 	pour éviter les bavures et les abus de pouvoir).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Introduction de la 	démocratie directe et des droits syndicaux au sein de la nouvelle 	police.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Politique étrangère</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Stop à la politique impérialiste et à l&#8217;exploitation des pays pauvres !</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Régularisation de 	tous les sans-papiers (avec tous les droits qui vont avec : 	logement, droit de vote,&#8230;), ouverture des frontières.</p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition des dettes 	des pays pauvres.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Réquisition des 	stocks excédentaires et envoi massif d&#8217;aides aux pays pauvres 	(nourriture, médicaments,&#8230;). Il est malheureux que de la 	nourriture soit jetée chez nous, alors que d&#8217;autres meurent de faim 	!</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Aide à l&#8217;éducation 	des populations des pays défavorisés, en particulier en matière 	d&#8217;agriculture (apprentissage des techniques agro-écologiques,&#8230;), 	afin qu&#8217;ils puissent enfin être autonomes et subvenir à leurs 	propres besoins. La dépendance alimentaire aux pays occidentaux 	reste une forme d&#8217;impérialisme !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Retrait de tous les 	pays où l&#8217;armée est présente.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Destruction des 	stocks d&#8217;armes, arrêt immédiat des embauches pour au final 	parvenir à l&#8217;abolition de l&#8217;armée. Ne soyons pas aveugles, le seul 	rôle de l&#8217;armée est de protéger le système de sa contestation 	intérieure.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Remise aux mains des 	populations locales des entreprises multinationales françaises 	situées dans les pays pauvres.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Fin des blocus et 	autres embargos affamant les populations.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Arrêt des ventes 	d&#8217;armes et de technologies nucléaires.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Toutes les propositions de ce court programme, variant en importance et en urgence, ne constituent évidement qu&#8217;un vague aperçu de ce qui pourrait être revendiqué par un parti révolutionnaire réellement désireux d&#8217;abolir cette société capitaliste esclavagiste, meurtrière et destructrice de notre planète. Cela dit, le jour où un candidat, fût-il « d&#8217;extrême-gauche », présentera un programme semblable, un grand bond en avant aura été accompli.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>À noter que ces propositions sont largement inspirées du projet <a href="http://codenameutopia.alwaysdata.net"><em>Codename Utopia</em></a>, visant à regrouper un certain nombre d&#8217;idées cohérentes entre elles pour une alternative concrète au capitalisme. N&#8217;hésitez pas à aller y jeter un œil si des questions vous trottent dans la tête, notamment sur le système monétaire, la planification décentralisée ou la démocratie directe.</strong></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Révolutionnairement.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Revenir au capitalisme pour préserver notre environnement</title>
		<link>http://lapoliteia.com/revenir-au-capitalisme-pour-preserver-notre-environnement/</link>
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		<pubDate>Fri, 31 Dec 2010 13:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Melkion</dc:creator>
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		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[libéralisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Une société libre implique nécessairement, si l’on ne peut envisager de se passer d’Etat, un gouvernement limité qui décide de lois objectives dans le seul but de protéger les droits naturels inaliénables de l’homme. Force est de constater que ce n’est pas le cas de nos jours.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est aujourd’hui courant d’entendre dans les médias mainstream et dans les conversations les plus banales, que les modes de vie que nous permettent nos sociétés capitalistes sont responsables des principaux désastres environnementaux. C’est oublier bien vite que l’état de santé des habitants des pays les plus développés ne cesse de s’améliorer grâce à de meilleurs traitements de l’air, de l’eau et de la nourriture notamment. La circulation automobile y est bien plus importante qu’ailleurs, et pourtant nous vivons mieux<br />
et plus longtemps. Le progrès est au service de l’humanité. Le niveau de pollution des régions développées est en constante diminution, l’industrialisation cédant à la tertiarisation. Certains argueront que si nos sociétés sont plus saines qu’auparavant, cela est en grande partie dû au fait que nos industries polluantes se délocalisent dans des pays moins riches, et que l’environnement y est là-bas menacé.</p>
<p>De là entendons-nous pousser des cris d’orfraie que le capitalisme apatride a encore frappé, et que les multinationales sans scrupules exploitent les populations locales à seule fin de profit. Sans doute cherchent-elles à augmenter leurs bénéfices. Toutefois, c’est faire abstraction de la plus élémentaire définition du capitalisme, qui est la protection des droits de propriété, la responsabilité à son égard, et la liberté d’en disposer à sa guise, si tant est qu’elle ne nuit pas à autrui. Ces 3 piliers sont essentiels à la<br />
compréhension des causes réelles des nuisances environnementales. Ceci est à mettre en rapport avec la définition précise des droits de chacun, sur soi et vis-à-vis d’autrui. Si je décide de polluer le sol de mon jardin en y laissant des détritus, cela ne concerne que moi. A l’inverse, si je décide de faire de même chez mon voisin, je serais dans mon tort le plus absolu, à moins d’avoir préalablement obtenu son consentement.</p>
<p>La principale difficulté provient donc du flou entourant ce que l’on appelle communément les biens collectifs. Appartenant à tout le monde, ils n’appartiennent en réalité à personne. L’utilisation d’un bien est étroitement liée à la responsabilité qui m’incombe vis-à-vis de lui, et de sa potentielle utilisation future. Par exemple, étant pêcheur, mon intérêt sera de profiter au maximum et au plus vite de la faune sous-marine pour couper l’herbe sous le pied de mes concurrents, quitte à en épuiser totalement les ressources. Exemple inverse, une zone marine m’appartenant, j’ai tout intérêt à l’exploiter le plus sagement possible, sans la polluer pour éviter de faire fuir le poisson, ainsi qu’à préserver un écosystème capable de se régénérer pour en tirer un revenu futur. Propriété n’est rien sans responsabilité. Le deuxième régulateur naturel étant le marché en lui-même. Rareté entraînant cherté, les espèces de poissons dont les représentants voient leur nombre diminuer seront les plus onéreuses, et donc moins consommées. L’Etat, en instaurant des systèmes de quotas, fait augmenter les prix du produit artificiellement, et n’incite qu’au braconnage, à la corruption, et à la mise en place de réseaux qui tentent de contourner ces barrières afin d’augmenter leurs revenus aux dépends des autres acteurs qui se plient aux règles.</p>
<p>La mauvaise définition des droits de propriété engendre des effets pervers très souvent plus néfastes que de laisser se développer une situation qui prendra inévitablement la direction d’un ordre spontané, imprévisible et non modélisable. Et c’est à n’en pas douter la plus grande crainte des hommes de l’Etat que de ne pas avoir le contrôle. C’est à cette fin qu’a été instauré le principe de précaution. S’il avait été appliqué auparavant, Denis Papin n’aurait jamais pu inventer la machine à vapeur, Edison serait mort à la lueur d’une bougie, et Ader serait resté désespérément les pieds cloués au sol. Les hommes de l’Etat se sentent obligés à devoir prendre des décisions. On se demande bien en quoi est-ce légitime, d’une part d’un strict point de vue de philosophies du droit et morale, mais surtout, en quoi est-ce efficace, quand l’on connait leur incapacité à résoudre les problèmes, notamment ceux traitant de l’environnement. L’assèchement de la mer d’Aral, Tchernobyl, les pluies acides en Roumanie&#8230; ne sont pas le fait de personnes privées. D’une manière générale, l’intervention des pouvoirs publics fausse la définition des droits de chacun. Pour rappel, un droit de propriété se compose de l’usus (droit d’usage), du fructus (droit de récolter les fruits de son bien) et de l’abusus (droit d’en disposer). Le cas de la déforestation en Amazonie est à ce titre des plus intéressants. L’Etat brésilien, concessionnaire, détient l’abusus, mais cède usus et fructus aux sociétés exploitantes, qui n’ont d’autre incitatif que de piller au maximum les ressources qui leur sont accordées durant le temps qui leur est<br />
imparti. Dans un système véritablement capitaliste, ces sociétés posséderaient l’entière propriété de parcelles, et seraient incitées à une gestion pérenne, soit afin d’exploiter de nouvelles ressources ultérieurement, soit afin de pouvoir les revendre à un bon prix.</p>
<p>Le cas de la plateforme pétrolière <abbr title="British Petroleum Amoco">BP</abbr>, dont la fuite d’un tuyau a<br />
provoqué la plus grande marée noire de l’histoire, est elle aussi évocatrice de ce biais. BP agit avec l’accord des autorités américaines, qui l’empêchent de forer plus près du rivage, ce qui augmente d’autant plus la difficulté de réparation et d’entretien. Le pétrolier de son côté tente d’exploiter au maximum son gisement d’or noir, quitte à courir à la catastrophe. Les droits de propriété des eaux et rivages n’étant que peu identifiés, leurs propriétaires, si tant est qu’il y en a, ne pourront pas faire entendre et valoir leurs droits. Si l’on excepte l’impact négatif sur l’image de la compagnie, BP est incité à prendre le maximum de risques pour maximiser ses coûts. Or si elle devait rembourser via dommages et intérêts tous les propriétaires des eaux, rivages et ressources (ostréiculteurs, etc…) souillés, la manœuvre ne serait pas du tout rentable. La société ne l’envisagerait donc pas et laisserait tomber son projet de plateforme ou consacrerait plus de moyens à construire des installations sûres si elle estime que le jeu en vaut la chandelle.</p>
<p>Une société libre implique nécessairement, si l’on ne peut envisager de se passer d’Etat, un gouvernement limité qui décide de lois objectives dans le seul but de protéger les droits naturels inaliénables de l’homme. Force est de constater que ce n’est pas le cas de nos jours. Certains parlent de capitalisme de connivence qui n’aurait que peu à envier au capitalisme d’Etat en vigueur en ex-<abbr title="Union des républiques socialistes soviétiques">URSS</abbr>. Définir le plus finement possible les droits de propriété de chacun, assumer les conséquences de ses choix en en étant pleinement responsable, et être libre d’en disposer sans agresser ni nuire à autrui, c’est cela l’essence fondamentale du capitalisme, seul système qui permette de gérer au mieux, spontanément, notre avenir ainsi que celui de notre environnement.</p>
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		<title>L&#8217;illusion de la liberté bourgeoise</title>
		<link>http://lapoliteia.com/lillusion-de-la-contre-liberte-bourgeoise/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 16:23:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idéologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Liberté, liberté ... les tenants de l'économie libérale n'ont que ce mot à la bouche. Pourtant, cette pseudo-liberté économique n'est-elle pas qu'une vision embourgeoisée de la liberté, et un autoritarisme en puissance pour la majorité de la masse populaire ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>En ces temps de &laquo;&nbsp;crise&nbsp;&raquo; on entend beaucoup parler, en particulier de manière péjorative dans la bouche de nombre de dirigeants des mouvements dits &laquo;&nbsp;de gauche&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;libéralisme&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;néo-libéralisme&nbsp;&raquo; et autre &laquo;&nbsp;ultra-libéralisme&nbsp;&raquo;. Termes souvent utilisés de manière inadéquate, au détriment d&#8217;une réelle compréhension de l&#8217;idéologie dominante et ce faisant d&#8217;un combat efficace contre les dogmes qu&#8217;elle représente.<br />
Cet article n&#8217;a pas vocation à donner une définition du libéralisme, du capitalisme ou de l&#8217;économie de marché, tâche fort ardue et vouée à l&#8217;échec, mais simplement d&#8217;essayer de démontrer en quoi la vision de la liberté portée par leurs adeptes n&#8217;est qu&#8217;une pseudo-liberté promue, souvent en toute bonne foi, dans le seul intérêt des puissants de ce monde.</em></p>
<h3>Liberté bourgeoise et liberté réelle : un état des lieux</h3>
<p>Il est toutefois nécessaire de bien faire le distinguo entre ce qui est réellement relatif à l&#8217;idéologie libérale, et ce qui ne l&#8217;est pas.<br />
Pour comprendre l&#8217;origine et les fondements de la pensée libérale, il est important de se rappeler que le libéralisme est une idéologie née à la base par opposition au féodalisme, régime spoliateur et oppresseur des populations défavorisées (tiers-état), et ce à la fois au niveau des libertés individuelles (liberté de pensée, d&#8217;expression, de croyance, de déplacement, &#8230;), mais également économiques (taxes énormes, réquisition des terres par la noblesse, &#8230;). Ainsi le libéralisme originel se veut-il l&#8217;expression des classes inférieures et de la bourgeoisie montante en prônant :</p>
<p>* La liberté de l&#8217;individu, la démocratie, par opposition à la terreur monarchique et l&#8217;obscurantisme. C&#8217;est le libéralisme politique.</p>
<p>* Une &laquo;&nbsp;liberté économique&nbsp;&raquo;, d&#8217;entreprise et d&#8217;échange, pour que chacun puisse profiter du fruit de son travail, par opposition aux abus de la noblesse et de la royauté, qui volaient tout à la masse en ne lui laissant même pas de quoi faire ripaille. C&#8217;est le libéralisme économique.</p>
<p>De nos jours, quand on entend parler de libéralisme,  il s&#8217;agit bien la plupart du temps de ce &laquo;&nbsp;laisser-faire&nbsp;&raquo; économique plutôt que des libertés individuelles, pour lesquelles on a également jugé utile d&#8217;inventer un terme : celui de libertaire. Les défenseurs de ces deux visions de la liberté, les &laquo;&nbsp;vrais libéraux&nbsp;&raquo; (libéraux économiques et libertaires à la fois), sont quant à eux généralement appelés &laquo;&nbsp;libertariens&nbsp;&raquo;. Fin de l&#8217;interlude vocabulaire.</p>
<p>Avec le développement de l&#8217;industrie, la classe bourgeoise, possédant l&#8217;argent et les moyens de production, n&#8217;a cessé de gagner encore et encore en puissance. A son idéologie libre-échangiste (sans mauvais jeu de mot) se sont ajoutés l&#8217;autoritarisme et le conservatisme. Le capitalisme libéral permettant à la bourgeoisie de faire ce qu&#8217;elle voulait sur le terrain économique, et ce au pur détriment de la classe des travailleurs (celle qui vend sa force de travail pour gagner sa vie, aussi appelée &laquo;&nbsp;prolétariat&nbsp;&raquo; par Marxou et ses potes), le conservatisme social lui offrant quant à lui de garder ses privilèges par la manipulation des masses trop prompts à se rebeller. Ainsi donc l&#8217;idéologie dominante, promue par celles et ceux qui dirigeaient déjà la société par le pouvoir de l&#8217;argent, est-elle devenue celle du conservatisme libéral, seul à même de protéger efficacement ses intérêts. C&#8217;est celle de nos amis de l&#8217;UMP, des Sarkozy, des Blair et des Berlusconi, mais également, à moindre dose, celle de la majorité des partis de droite ou de gauche.</p>
<p>Mais quel rapport avec le sujet initial de l&#8217;article, me direz-vous ?<br />
Bien que la défense des libertés individuelles soit initialement liée au libéralisme originel, le libéralisme économique a conduit progressivement à la construction d&#8217;une solide classe bourgeoise, et ce malgré les dogmes de nos niais libéraux qui croient encore au pouvoir magique du marché et de son acolyte la &laquo;&nbsp;main invisible&nbsp;&raquo;, censée résoudre tous les problèmes de ce bas monde (chômage, surproduction, misère, &#8230;). Puis, afin de conserver leur emprise sur la société, ces même bourgeois ont-ils en sus semé des valeurs d&#8217;ordre, de sécurité, d&#8217;autorité, de nationalisme, bref : mis en œuvre un simple formatage de la société afin de garder le contrôle absolu des actes et des pensées. Ainsi le conservatisme libéral est-il la suite logique du libéralisme, et le fascisme la continuité du conservatisme libéral, quand la bourgeoisie dérape et perd le contrôle de la situation. L&#8217;Histoire fourmille d&#8217;exemples : le nazisme pour endiguer le communisme et diviser le peuple sur des questions de &laquo;&nbsp;race&nbsp;&raquo;, Pinochet au Chili envoyé par les Etats-Unis pour protéger leurs multinationales, &#8230;<br />
Ce qu&#8217;il faut retenir par rapport au thème de cet article, chers lecteurs, c&#8217;est que le libéralisme économique est aujourd&#8217;hui principalement promu par ceux qui y voient leur intérêt, et non pas par l&#8217;amour d&#8217;une certaine liberté. Il est partie intégrante de l&#8217;idéologie bourgeoise, et celle-ci œuvre en permanence à ce que la majorité le voit comme un bienfait et une liberté essentielle de l&#8217;homme.</p>
<h3>Le diagramme de Nolan, exemple concret de la falsification libérale libertarienne</h3>
<p>Pour en revenir à nos amis les &laquo;&nbsp;vrais libéraux&nbsp;&raquo;, les libertariens (eux-même se divisant en minarchistes, &laquo;&nbsp;anarcho-capitalistes&nbsp;&raquo;, &#8230;), et surtout à leur vision de la &laquo;&nbsp;liberté économique&nbsp;&raquo;, prenons en exemple le célèbre diagramme de Nolan.</p>
<p><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/thumb/8/8f/Diagramme_de_Nolan.png/270px-Diagramme_de_Nolan.png" alt="Nolan" /></p>
<p>Un petit coup de Wikipédia pour la route :</p>
<p><em>&lt;&lt; Le diagramme de Nolan est un diagramme politique créé par le libertarien David Nolan. Ce dernier l&#8217;a utilisé pour mettre en valeur sa philosophie qui promouvrait à la fois les « libertés  économiques » et les « libertés individuelles ». Les deux axes du graphique représentent les deux grandes options politiques américaines : le « libéralisme » au sens américain c&#8217;est-à-dire la gauche, qui, selon Nolan, préconise seulement les libertés individuelles (incluant des droits subjectifs étendus), et le « conservatisme » de droite, qui, selon lui, préconise seulement les libertés économiques. &gt;&gt;</em></p>
<p>En d&#8217;autres termes, sur ce diagramme, comme sur la plupart des diagrammes politiques (<a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9c/Political_chart.svg">autre exemple plus lisible</a>), l&#8217;échiquier politique est divisé en deux axes de liberté. Sur le premier, les libertés individuelles (axe autoritaire / libertaire), sur le deuxième, les libertés dites économiques.<br />
Et c&#8217;est là tout le sujet de cet article. Les libertariens comme Nolan estiment être &laquo;&nbsp;les plus gentils et les plus beaux&nbsp;&raquo; car promouvant toutes les formes de liberté, et ce sur les deux axes ; les socalistes et communistes sont quand à eux considérés comme autoritaires car situés du côté inverse sur l&#8217;axe des libertés économiques.</p>
<p>Pourtant, comme vu précédemment, cette vision de la liberté est toute relative. La liberté économique libérale n&#8217;est que l&#8217;expression de la défense des intérêts de la classe possédante, et en aucun cas une quelconque &laquo;&nbsp;liberté naturelle&nbsp;&raquo;. Ces échiquiers sont donc particulièrement biaisés, en s&#8217;assimilant à un axe bien / mal où le bien serait celui d&#8217;une présupposée liberté, et le mal le côté opposé sur l&#8217;échiquier. Ne pas être libertarien, ou pire : être un sale marxiste, serait ainsi considéré comme &laquo;&nbsp;ne pas aimer la liberté&nbsp;&raquo;.</p>
<h3>Réfutation de la pseudo-liberté bourgeoise</h3>
<p>Prenons un exemple simple : les transports en commun. Plus précisément, le train.<br />
Selon la logique libérale, le &laquo;&nbsp;droit à la propriété privée&nbsp;&raquo; interdirait toute intervention étatique à ce niveau, et donc tout service public des transports ferroviaires. Ainsi, comme dans tous les secteurs, les transports en commun devraient se plier à la loi de la concurrence. Je n&#8217;aborderai pas le fait qu&#8217;une telle concurrence nuirait profondément au service et au pouvoir d&#8217;achat des utilisateurs, en particulier des plus pauvres et de ceux les moins urbanisés, car on me répondrait que &laquo;&nbsp;grâce à la magie du marché, tous les consommateurs trouveraient leur offre, et réciproquement&nbsp;&raquo;. Focalisons-nous plutôt sur la question suivante : à qui profiterait cette liberté ? Certainement pas à l&#8217;ouvrier, au professeur, au médecin ou au chômeur. Qui pourrait investir dans un réseau de transport, si ce n&#8217;est quelqu&#8217;un qui possède déjà beaucoup d&#8217;argent ? Même chose pour la privatisation des réseaux de distribution d&#8217;électricité, de gaz, d&#8217;eau. Cette liberté est une liberté bourgeoise, car elle ne peut être utilisée uniquement que par la classe bourgeoise, par ceux qui possèdent déjà beaucoup. Ainsi, outre son terrifiant aspect darwinien (l&#8217;histoire des grosses entreprises qui finissent par bouffer toutes les petites), le marché libre, de plus en plus mondialisé, n&#8217;a bien pour seul objectif que de servir la classe des riches, des possédants, des traders, des boursicoteurs, des actionnaires, de ceux qui exploitent le travail des autres, et n&#8217;offre en aucun cas une quelconque liberté supplémentaire à la majorité des gens.</p>
<p>De plus, le libéralisme économique, mais également le capitalisme d&#8217;une manière générale (en gros : propriété privée des moyens de production) est par nature la négation même de la démocratie, et donc de la liberté humaine fondamentale. Le marché est totalitaire, il est uniquement dirigé par ceux qui le possèdent financièrement. L&#8217;entreprise est par définition une structure ultra-hiérarchique et non démocratique (hors coopératives ouvrières et apparentés, mais là on entre justement dans le cadre de structures anti-capitalistes). Le pouvoir est à celui qui a de l&#8217;argent, pas à celui qui a de la bonne volonté et des idées. Le capitalisme bride l&#8217;innovation, par le système de la concurrence qui ne laisse pas survivre les meilleurs idées, mais celles qui sont les plus rentables, ou portées par de plus grosses entreprises. Les hommes brillants ne peuvent pas mettre en application leurs théories car ne disposant pas des fonds nécessaires. Le système des brevets coule lui aussi l&#8217;innovation, ou pire encore, est parfois extrêmement meurtrier (brevets sur les médicaments). Que dire de la recherche, détruite pour des raisons budgétaires ou de non-rentabilité ! Laissons de côté la catastrophe écologique et sanitaire portée par le productivisme, celle intellectuelle voulue par le consumérisme (télé, temps de cerveau disponible, crétinisation des masses, bon mouton consommateur, tout ça), les inégalités et la misère en résultant. L&#8217;homme aliéné par le travail, spolié de l&#8217;essentiel du temps de sa vie, formaté pour les entreprises et la consommation, telle est la seule liberté qui est offerte au prolétariat.</p>
<p>Voilà ainsi la pseudo-liberté capitaliste libérale dans toute sa vérité : le pouvoir par la possession de l&#8217;argent. Ni démocratie, ni liberté, ni humanité. Le capitalisme est la prison du travailleur, l&#8217;entreprise sa chaîne, l&#8217;argent les murs et le métal. Etre anti-libéral et anti-capitaliste serait ainsi &laquo;&nbsp;ne pas aimer la liberté&nbsp;&raquo; ? Bien au contraire, c&#8217;est s&#8217;insurger contre l&#8217;autoritarisme poussé à son paroxysme représenté par l&#8217;économie de marché, par le laisser-faire libéral, par la possession des moyens de production et de la vie de chacun par la classe bourgeoise de ceux qui accumulent l&#8217;argent.</p>
<p>Et si nous décidions au contraire de démocratiser cette économie ?</p>
<h3>Le socialisme, liberté individuelle et collective</h3>
<p>Une économie réellement libertaire et démocratique, dirigée par le peuple et pour le peuple, cela a un nom : le socialisme. Avec, évidemment, ses différents penseurs, ses variations, sa diversité (existence d&#8217;un état, type de démocratie, méthode pour y parvenir, mode de redistribution, &#8230;).<br />
Mais c&#8217;est, d&#8217;une manière générale, la dénomination que l&#8217;on donne à la mise en commun démocratique des moyens de production (autrement dit : les entreprises), par opposition à leur propriété privée. Attention, il ne faudrait cependant pas confondre cette collectivisation en faveur de tous avec une nationalisation de toutes les entreprises : ce serait alors du pur capitalisme d&#8217;état, système où l&#8217;état joue alors le même rôle oppresseur que la classe bourgeoise et ne résolvant absolument rien. C&#8217;était par exemple le cas de tous les pays du bloc soviétique, qui incarnaient l&#8217;exact opposé de ce qu&#8217;on pourrait appeler socialisme ou communisme : l&#8217;habit ne fait pas le moine.</p>
<p>Ainsi donc, dans une économie socialiste / communiste, la production serait gérée démocratiquement à l&#8217;échelle locale. Les entreprises créées selon les besoins de tous, sans préconditions pécuniaires, et totalement autogérées, sans hiérarchie, sans petits chefaillons qui pètent plus haut que leur cul, sans le stress quotidien que nous connaissons. Avec la fin des contraintes du marché, le travail pourrait enfin être partagé entre tous, optimisé et automatisé (moins d&#8217;heures de travail, plus de temps pour vivre !), sans chômage. Les ressources produites seraient partagées équitablement entre tous, plus de misère et de violence en résultant. L&#8217;éducation serait débarrassée des contraintes et de la pression du marché, la lobotomie de masse par les médias anéantie par la suppression de la quête du profit comme seul objectif, les libertés individuelles rétablies par la fin de l&#8217;ordre bourgeois qui nécessitait le contrôle total des esprits.</p>
<p>Bref, l&#8217;objectif ici n&#8217;étant pas de faire la description d&#8217;une société socialiste ou de montrer ses avantages évidents, mais bien de conclure dans ce dernier chapitre que ce qui avait été présenté par les libéraux comme une atteinte aux libertés n&#8217;était au contraire que l&#8217;expression de la plus pure des libertés, à la fois sur le plan individuel et sur le plan collectif. La faisabilité est un autre débat.</p>
<p>Ainsi, sur les échiquiers politiques en deux dimension, il serait de bon ton de remplacer l&#8217;axe économique &laquo;&nbsp;Liberté économique / Autoritarisme économique&nbsp;&raquo; par l&#8217;axe &laquo;&nbsp;Marché autoritaire bourgeois / Economie démocratique populaire&nbsp;&raquo;. Le libéralisme économique n&#8217;étant au final qu&#8217;une défense aveugle des intérêts de la classe possédante, ou dans le meilleur des cas qu&#8217;une bévue profonde quant à la liberté qu&#8217;il est censé apporter, et le socialisme un apport de la démocratie et de la liberté au domaine économique.<br />
Enfin, moi, c&#8217;est ce que j&#8217;en dis.</p>
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