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	<title>La Politeia, la revue collaborative en ligne &#187; Expression libre</title>
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	<description>Parce qu&#039;il n&#039;y a pas de liberté sans politique.</description>
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		<title>Petit traité de l&#8217;individualisme</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 14:52:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>
		<category><![CDATA[Langage]]></category>
		<category><![CDATA[Pamphlet]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[On entend dire de part et d'autre que la société d'aujourd'hui, marquée par le consumérisme effréné et le chacun pour soi, serait de plus en plus «&#160;individualiste&#160;». Dans une certaine acceptation, cette affirmation est vraie. Cependant, l'individualisme au sens noble pourrait au contraire s'avérer être un solide rempart contre les mentalités qui lui sont trop souvent injustement liées. Quelques réflexions sur un mélange des genres pas si innocent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Parmi les innombrables termes philosopho-politiques hautement discutés depuis les origines de l&#8217;humanité, ceux de la Liberté et de l&#8217;Individualisme figurent à un rang plus que respectable. Et, comme tout mot de vocabulaire associé à un minimum de complexité, ceux-ci font l&#8217;objet de moult définitions pouvant prêter à confusion ; conceptions parfois antagonistes, parfois semblables, parfois positives, parfois négatives, parfois manichéennes, parfois nuancées. Je réserve d&#8217;ailleurs l&#8217;étude de ces problèmes de communication liés au langage, menant le plus souvent à une difficulté voire une impossibilité totale de se comprendre entre êtres humains, à un article ultérieur.</em></p>
<p lang="fr-FR"><em>Un peu comme je l&#8217;ai fait pour la Liberté, j&#8217;évoquerai donc seulement ici, certes de manière bien éloignée de la masturbation intellectuelle académique officielle mais en toute humilité et en toute subjectivité assumée, ma vision propre et personnelle de ce qu&#8217;est l&#8217;individualisme, ou plutôt de ce que sont LES individualismes.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Quel est le rapport avec la choucroute</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Afin de se faire une toute première idée de ce qui est communément entendu par « individualisme », prenons en exemple la définition donnée par la Bible des temps modernes, j&#8217;ai nommé : Wikipédia.</p>
<p lang="fr-FR">(en anglais, car je la trouve bien plus adaptée à cet article que celle en français)</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Individualism is the moral stance, political philosophy, ideology, or social outlook that stresses &laquo;&nbsp;the moral worth of the individual&nbsp;&raquo;.[1] Individualists promote <span style="text-decoration: underline">the exercise of one&#8217;s goals and desires</span> and so value <span style="text-decoration: underline">independence and self-reliance</span>[2] while <span style="text-decoration: underline">opposing most external interference upon one&#8217;s own interests, whether by society, family or any other group or institution</span>.[2]  Individualism makes the individual its focus[1] and so starts &laquo;&nbsp;with the fundamental premise that the human individual is of primary importance in the <span style="text-decoration: underline">struggle for liberation</span>.&nbsp;&raquo; Classical liberalism (including libertarianism), existentialism and anarchism (especially individualist anarchism) are examples of movements that take the <span style="text-decoration: underline">human individual as a central unit of analysis</span>.[3]  It has also been used as a term denoting &laquo;&nbsp;The quality of being an individual; individuality&nbsp;&raquo;[2] related to possessing &laquo;&nbsp;<span style="text-decoration: underline">An individual characteristic</span>; a quirk.&nbsp;&raquo;[2]</em></p>
<p lang="fr-FR"><em><br />
</em></p>
<p lang="fr-FR">Évidement, il ne s&#8217;agit là que d&#8217;un exemple pour illustrer mon propos, incomplet, orienté, imparfait, mais on peut déjà en dégager diverses choses sur le ressenti culturel à propos du concept d&#8217;individualisme.</p>
<p lang="fr-FR">Bien sûr, on retrouve le fait que l&#8217;individualisme est large, couvre plusieurs domaines de « sciences humaines » (philosophie, politique, sociologie,&#8230;), et est revendiqué par de nombreuses personnes d&#8217;horizons politiques très différents. Mais on y décèle également un lien avec les concepts d&#8217;émancipation, de droits de l&#8217;être humain, et donc de liberté ; et, surtout, une opposition (supposée) entre l&#8217;individu, instrument de sa propre libération, et le groupe, la communauté, autrui.</p>
<p lang="fr-FR">Ce mélange des genres est pourtant bien inadapté. L&#8217;individualisme, source de liberté et d&#8217;émancipation, serait-il ainsi incompatible avec l&#8217;immonde oppression représentée par la communauté ? L&#8217;individu ne pourrait-il se rendre indépendant, libre, que par le rejet de toute influence de l&#8217;autre ? La satisfaction des intérêts égoïstes et personnels de l&#8217;individu – car c&#8217;est bien de cela dont il s&#8217;agit -, seraient donc une condition sine qua non de l&#8217;accès à cette liberté de l&#8217;individu ?</p>
<p lang="fr-FR">En réalité, il n&#8217;existe pas un seul individualisme, mais au moins deux. En assimilant, d&#8217;un côté, l&#8217;individualisme de l&#8217;émancipation, de la liberté, des droits, de la créativité, de l&#8217;unicité de la personne ; et, de l&#8217;autre, l&#8217;individualisme égocentré, égoïste, anti-communautaire, on réalise là une dangereuse synthèse idéologique. S&#8217;il faut exacerber l&#8217;individualisme pour être libre, et que l&#8217;individualisme est intimement lié aux besoins et intérêts de l&#8217;individu – contre ceux de la communauté -, alors défendre la liberté équivaut à promouvoir ce culte intense du Moi, ce dégoût déguisé de la masse et des autres, cet égocentrisme jugé libérateur. C&#8217;est le sophisme déployé par l&#8217;idéologie dominante libérale. Relier, dans l&#8217;esprit des gens, l&#8217;individu déconnecté de la masse, agissant pour sa gueule, consommant « pour devenir soi-même », et l&#8217;individu libre, émancipé, unique, créatif, intéressant. Il s&#8217;agit de légitimer des comportements barbares et égoïstes, allant de pair avec l&#8217;esprit et le fonctionnement intrinsèque du système capitaliste, au motif que ceux-ci, non satisfaits d&#8217;être « dans la nature humaine », seraient également une condition de son épanouissement.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Pourtant, l&#8217;individualisme n&#8217;est pas foncièrement mauvais. Il faut juste différencier ce que j&#8217;appellerai, conséquence d&#8217;un jugement de valeur honteux de ma part, le « bon individualisme », émancipateur et libertaire, du « mauvais individualisme » cultivant l&#8217;égo et se focalisant sur les intérêts personnels ; et promouvoir aussi intensément le premier que l&#8217;on combat férocement le deuxième.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>L&#8217;individualisme émancipateur et libertaire</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Car malgré l&#8217;acceptation de la vie quotidienne qui prendrait, la plupart du temps, l&#8217;individualisme comme synonyme d&#8217;égoïsme, celui-ci est à mon sens une valeur philosophique à réhabiliter de toute urgence.</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;individualisme, comme rejet de la conformité à la masse, comme refus de suivre le troupeau de moutons. L&#8217;individualisme, comme vecteur de diffusion de la tolérance, de la différence, de l&#8217;unicité de chacun. L&#8217;anticonformisme, le « Be Yourself », le « Do It Yourself » si chers aux mouvements punks.</p>
<p lang="fr-FR">C&#8217;est se rendre compte de l&#8217;immense richesse de chaque individu, de son potentiel créatif et imaginatif, c&#8217;est mettre en œuvre toutes les conditions de l&#8217;épanouissement intellectuel de chacun d&#8217;entre-nous afin que ce potentiel puisse se réaliser.</p>
<p lang="fr-FR">Socialement, il s&#8217;agit de fonder une société peuplée par des êtres libres de leurs choix (au sens philosophique du terme, la liberté de l&#8217;homme étant pour moi parfaitement illusoire&#8230;), indépendants, émancipés de la manipulation mentale et de toute forme d&#8217;aliénation, capables de raisonner et de prendre des décisions par eux-mêmes.</p>
<p lang="fr-FR">D&#8217;un point de vue humaniste, c&#8217;est plaider pour la dignité de chaque être humain, pour leur égalité (dans le sens libertaire développé lors de mon précédent article) ; c&#8217;est se battre contre l&#8217;exploitation de l&#8217;homme par l&#8217;homme, la misère, la hiérarchie, l&#8217;endoctrinement, l&#8217;esclavage-salarié, et tout ce qui retire à l&#8217;être humain sa dignité ou sa liberté d&#8217;individu.</p>
<p lang="fr-FR">C&#8217;est également reconnaître que chacun a ses propres qualités, ses propres défauts, ses propres talents, c&#8217;est comprendre que la différence entre chacun de nous ne signifie pas être inférieur ou supérieur, mais juste&#8230; être unique. Mais, encore plus important, c&#8217;est considérer que chaque individu, quel qu&#8217;il soit, est aussi important que les autres, de par sa qualité même d&#8217;individu/ être humain.</p>
<p lang="fr-FR">Bref, l&#8217;individualisme libertaire se bat bien contre une certaine idée de l&#8217;emprise de la communauté, mais pas comme on pourrait s&#8217;y attendre. Il s&#8217;agit bien d&#8217;émanciper l&#8217;individu de « la masse », du « troupeau », ou des institutions jugées néfastes, dans un contexte donné ; et non de l&#8217;autre et de la communauté d&#8217;une manière générale. Abolir l&#8217;autorité et la hiérarchie, l&#8217;oppression du système social et monétaire, pour que plus jamais aucun homme ne soit soumis à un autre homme. Ce n&#8217;est pas œuvrer pour sa propre liberté, pour ses propres intérêts, pour sa petite vie égoïste, mais pour ceux de TOUS. Contrairement à&#8230;</p>
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<h3><strong>L&#8217;individualisme égoïste</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;individualisme égocentrique, a contrario, joue sur des valeurs fondamentalement différentes, si ce n&#8217;est totalement opposées.</p>
<p lang="fr-FR">C&#8217;est le culte de l&#8217;ego, le culte du Moi, avec un grand M. Je suis. Je décide pour Moi. Je consomme pour Moi. Je ne laisse pas les autres me marcher sur les pieds. Don&#8217;t thread on Me.</p>
<p lang="fr-FR">Souvent, l&#8217;individualiste libéral ne supporte pas la hiérarchie&#8230; quand il n&#8217;est pas au sommet de la pyramide. Dans le cas contraire, cela ne le dérange pas trop. « Chacun sa merde », quoi.</p>
<p lang="fr-FR">Là où l&#8217;individualisme libertaire revendique l&#8217;abolition, pour TOUS, de tous les systèmes coercitifs (qu&#8217;ils soient armés, financiers, intellectuels,&#8230;), et donc le renversement d&#8217;un mode de production qui mène nécessairement à une intense hiérarchisation des êtres humains (quoi qu&#8217;en disent nos amis libertariens), l&#8217;individualisme basé sur l&#8217;égo conseille simplement « de s&#8217;en sortir », au cas par cas, quitte à sacrifier au passage la liberté de ses semblables. En oubliant qu&#8217;il est strictement impossible de « s&#8217;en sortir » pour tous, dans un système qui nécessite de par nature des faibles et des forts, des exploiteurs et des exploités, des videurs de poubelles et une intelligentsia dominante.</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;Americain Dream, « le mec qui peut monter son entreprise à la force de ses tripes », c&#8217;est très bien, dans la théorie ! Mais peut-on penser honnêtement que seulement la moitié de la population puisse en arriver là ?</p>
<p lang="fr-FR">Comment se dire individualiste, c&#8217;est-à-dire chantre des droits et des libertés de l&#8217;individu, quand on ne pense qu&#8217;à sa propre liberté, sa propre dignité, ses propres intérêts ? C&#8217;est un non-sens ! Alors, bien sûr; on revendique pour tous le « droit à être égoïste ». Soit. Mais c&#8217;est une bien drôle idée de la liberté et de l&#8217;humanité.</p>
<p lang="fr-FR">Il est presque amusant de constater chaque jour les déviations toujours plus délirantes de cet individualisme forcené. Dans notre société de con-sommation toujours plus barbare, on nous VEND même de l&#8217;individualisme. L&#8217;individu est devenu un objet de consommation. « Achetez cette voiture, vous serez trop anticonformistes », « Le nouveau mobile trop personnalisable tip top pour mettre en valeur VOTRE PERSONNALITE ». Comble de l&#8217;ironie, on achète même des marques hors de prix, pour « se créer un look », histoire de se différencier des autres&#8230; enfin, de ceux qui n&#8217;en ont pas les moyens.</p>
<p lang="fr-FR">Même l&#8217;Armée s&#8217;y met, avec son célèbre clip de propagande télévisée « Devenez-vous même ». Venant de l&#8217;institution où la déshumanisation, la hiérarchie, la soumission au pouvoir dépasse largement celle des autres (c&#8217;est pour dire !), cela se passe de commentaire.</p>
<p lang="fr-FR">Sous prétexte de liberté individuelle, on piétine dorénavant les autres à grands coups de chaussures cloutées. Les mœurs se débrident – ce qui n&#8217;est pas une mauvaise chose en soi -, mais dans une optique totalement dépourvue d&#8217;humanité et de tout intérêt pour les émotions d&#8217;autrui.</p>
<p lang="fr-FR">D&#8217;humeur Donjuanesque, je mens et manipule les cœurs pour mieux les briser le lendemain ? C&#8217;est mon droit, Liberté, tout ça.</p>
<p lang="fr-FR">Je veux faire comme ça, et mes camarades veulent faire autre chose, et ça les emmerde ? Rien à foutre, je suis LIBRE, vous entendez, LIBRE, pas question de me sacrifier une seule seconde pour un groupe !</p>
<p lang="fr-FR">Je veux être libre d&#8217;écraser les autres, libre de détruire tout autour de moi, la planète, les gens, les animaux, libre d&#8217;être un gros con superficiel et égoïste. Et, ma foi, ça marche plutôt pas trop mal, de ce côté là.</p>
<p lang="fr-FR">Cette plate liberté, cette parodie de rébellion face à une prétendue « tyrannie de la communauté » (à ne pas confondre avec la « tyrannie de la majorité » liée au vote) n&#8217;est que du vent. Là encore, on pastiche allégrement le « vrai » individualisme, celui de l&#8217;émancipation et de la liberté, pour se donner une raison d&#8217;assouvir ses pâles intérêts égoïstes.</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;influence du groupe est, comme toujours, fortement combattue. En revanche, il ne s&#8217;agit plus du « troupeau de moutons » à libérer de son berger, mais bien d&#8217;une défiance envers la communauté dans son ensemble – sans aller jusqu&#8217;à la misanthropie -, et de sa diabolique influence contre le Moi pur et libre. Les masses crétines, l&#8217;étranger, contre mon superbe et parfait Moi. « De toute manière, l&#8217;homme est mauvais par nature ». « Tout ce que je veux, c&#8217;est qu&#8217;on me foute la paix, même si je sais que je vais devoir vivre en société pour pouvoir partir en quête du Bonheur, tel Indiana Jones à la recherche de l&#8217;Arche Perdue ».</p>
<p lang="fr-FR">Ce combat contre les autres est parfaitement illustré par le mythe de la « crétinisation collectiviste », idée selon laquelle la mise en commun et la valorisation de la communauté seraient synonymes de « nivellement par le bas » et opposées au développement du sacro-saint individu.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
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<h3><strong>Individu et communauté</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;usage voudrait que « l&#8217;individualisme, c&#8217;est mettre l&#8217;individu avant la société ». Pourtant, les idées d&#8217;individu et de communauté ne sont pas du tout incompatibles. Bien au contraire, l&#8217;une ne va pas sans l&#8217;autre.</p>
<p lang="fr-FR">Déjà, car la communauté est, par définition, l&#8217;ensemble des individus. Le bonheur individuel ne peut se réaliser pleinement que dans le bonheur collectif, et vice-versa.</p>
<p lang="fr-FR">Mais, surtout, car l&#8217;être humain ne peut s&#8217;épanouir sans l&#8217;aide des autres êtres humains. Pire encore : il n&#8217;est sans eux qu&#8217;un piètre animal, sauvage, barbare, guère plus évolué qu&#8217;un banal chimpanzé (et bien moins qu&#8217;un sublime et merveilleux dauphin surfant sur les vagues rougeoyantes sous le soleil de minuit).</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;éducation, même pour les autodidactes les plus endurcis d&#8217;entre-nous, ne se réalisera jamais toute seule. Nous avons besoin des autres pour nous former, pour apprendre, et ce tout au long de notre vie. Mais, surtout, nous avons intimement besoin des contacts et des relations sociales du quotidien, non seulement pour nous épanouir, être heureux, mais même pour ne serait-ce que survivre.</p>
<p lang="fr-FR">Car l&#8217;homme est un animal social, que cela soit dit. Un humain privé de tout contact extérieur devient fou, malade. L&#8217;homme nécessite en permanence la présence des autres, de sa famille, de ses amis, ou même de l&#8217;inconnu qui passe dans la rue. Quand il est seul, la majorité de ce qu&#8217;il fait (outre : dormir, faire la cuisine, etc) l&#8217;est en prévision d&#8217;une future relation sociale.</p>
<p lang="fr-FR">Car, ce qui différencie l&#8217;humain des autres espèces, ce qui a permis son hégémonie sur la planète Terre n&#8217;est pas seulement l&#8217;outil main, mais bien sa capacité à s&#8217;organiser en société, en civilisations partageant plus ou moins efficacement le savoir et les denrées.</p>
<p lang="fr-FR">Bref, l&#8217;homme n&#8217;est pas qu&#8217;un individu à insérer par obligation dans une communauté peuplée d&#8217;autres individus, il est partie intégrante de cette communauté. Une communauté sans humains n&#8217;est pas une communauté, et un humain sans communauté n&#8217;est tout simplement pas un humain.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Pour conclure, disons que chacun d&#8217;entre nous n&#8217;est ni tout blanc, ni tout noir, et que son comportement emprunte un peu aux différentes versions de l&#8217;individualisme. Nous sommes tous parfois égoïstes, parfois altruistes, en fonction du contexte. Même les plus « rebelles » suivent parfois la mode, même les plus radins font parfois preuve de générosité. Ce sont simplement les proportions qui changent&#8230; et sur lesquelles nous pouvons influer par un choix radical de société.</p>
<p lang="fr-FR">La vision de l&#8217;individualisme et de l&#8217;individu portée par notre société consumériste actuelle va très largement dans le sens d&#8217;un égoïsme rampant et d&#8217;une fracture toujours plus importante des liens sociaux. Ceci est d&#8217;autant plus vicieux que, au nom de la liberté, de l&#8217;émancipation de l&#8217;être humain, de la valorisation de l&#8217;individu, on nous refourgue en réalité de la pacotille égoïste, de l&#8217;égo sur-dimensionné, du culte de la superficialité et du chacun-pour-soi à la pelle. Et nous tombons dans le panneau, tout être intelligent que nous pensons être.</p>
<p lang="fr-FR">Il faut nettement faire la différence entre le « bon individualisme », libertaire, et le « mauvais individualisme », libéral, afin de ne pas se faire rouler sur la marchandise, de ne pas tout refuser ou accepter en bloc, de s&#8217;imprégner de ce qu&#8217;il faut et de se prémunir du reste.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Bien qu&#8217;encore peu rompu à sa pensée, je pense que le militant anarchiste italien Errico Malatesta résume assez bien ce point de vue de dichotomie individualiste :</p>
<p lang="fr-FR"><em>« All anarchists, whatever tendency they belong to, are individualists in some way or other. But the opposite is not true; not by any means. The individualists are thus divided <span style="text-decoration: underline">into two distinct categories</span>: one which claims the right to full development for all human individuality, their own and that of others; the other which only thinks about its own individuality and has absolutely no hesitation in sacrificing the individuality of others. The Tsar of all the Russias belongs to the latter category of individualists. We belong to the former. »</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Une prise de conscience collective est nécessaire avant qu&#8217;il ne soit trop tard. Il faut impérativement essayer de contrôler son comportement quotidien par un auto-questionnement permanent, se demander constamment si ce que nous faisons n&#8217;a pas une influence négative sur les autres, et si ce que nous considérons comme de « simples choix relevant du personnel » ne concernent pas en réalité d&#8217;autres que notre simple petite personne.</p>
<p lang="fr-FR">Extirpons-nous de cet état d&#8217;esprit égoïste, de cet aveuglement égocentrique, cachés insidieusement dans les plus infimes détails du quotidien. Nous en vivrons bien mieux. Et cela ne concerne pas un «bord politique » en particulier, ni une classe de personne, ni seulement ceux assumant pleinement leur « côté enfoiré ». Ce qui est triste, c&#8217;est que nous pensons toujours bien faire, ou du moins légitimement.</p>
<p lang="fr-FR">Même moi, même toi&#8230; mais surtout toi, quand même.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>2012 : un programme pour une société réellement alternative au capitalisme</title>
		<link>http://lapoliteia.com/2012-un-programme-pour-une-societe-reellement-alternative-au-capitalisme/</link>
		<comments>http://lapoliteia.com/2012-un-programme-pour-une-societe-reellement-alternative-au-capitalisme/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 17:44:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>
		<category><![CDATA[Idéologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Oligarchie, oligarchie... c'est aujourd'hui le mot à la mode pour désigner la système dit de « démocratie représentative » capitaliste. Et à force raison.
Pourtant, ces élections, aussi futiles soient-elles, pourraient être un vecteur de diffusion intéressant d'idées et propositions remettant en cause ce modèle faussement démocratique, pour l'entrée dans une société postcapitaliste meilleure.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">Je ne suis pas réformiste. Je ne crois pas en l&#8217;omnipotence de notre tant louée « démocratie » représentative, mise en place dans l&#8217;unique but de protéger les intérêts économiques de la classe dominante et d&#8217;être moins sujet à réprobation que cette bonne vieille dictature à l&#8217;ancienne « par la force ».</p>
<p lang="fr-FR">Je ne nourris aucune illusion quant à cette parodie de république, oligarchique et pensée de manière à autoriser le changement lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de favoriser toujours plus les élites, mais à se révéler impuissante pour qui oserait vouloir réellement changer les choses. Bref, je ne pense pas que le capitalisme et son avatar politique, l&#8217;oligarchie, soient réformables à petits coups de lois et d&#8217;amendements faussement progressistes.</p>
<p lang="fr-FR">Mais après tout, je peux me tromper.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Je suis pour l&#8217;abolition de l&#8217;Etat, des frontières et de toute forme de domination et de hiérarchie. Pour la démocratie directe intégrale. Pour l&#8217;abolition du politicien et du mandat représentatif.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Alors, pourquoi voter, pourquoi participer aux élections, et pourquoi &#8211; pire encore &#8211; rédiger un programme politique ? N&#8217;est-ce pas paradoxal ?</p>
<p lang="fr-FR">Bien sûr que si. L&#8217;Univers, et plus encore le monde humain, sont bâtis sur des paradoxes, des absurdités, des non-sens absolus. Dans ce monde, des pacifistes non-violents sont amenés à se battre pour la Paix, de farouches opposants à l&#8217;argent sont obligés de vendre leur force de travail à des capitalistes sans vergogne pour gagner de quoi subsister, des démocrates anti-autoritaires véritables doivent faire de la politique et même parfois devenir, à l&#8217;opposé de toutes leurs convictions, des leaders charismatiques si ils veulent parvenir à fédérer les masses. Il en est ainsi, et pas autrement.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Un révolutionnaire, tout communiste et libertaire qu&#8217;il soit, doit se battre sur tous les fronts qui s&#8217;offrent à lui. Qu&#8217;il s&#8217;agisse des luttes quotidiennes, des grèves, des projets concrets comme les écovillages, les SEL ou les coopératives, des associations, ou même&#8230; des élections.</p>
<p lang="fr-FR">Celles-ci peuvent se révéler l&#8217;occasion de faire circuler les idées et de toucher un maximum de personnes&#8230; même si elles doivent être dénaturées par la propagande des médias de masse à la botte de leurs riches possédants.</p>
<p lang="fr-FR">Bien que rêvant d&#8217;une lutte sans partis et sans concessions sur la forme, il me paraît impossible de clasher le capitalisme et de fonder une société communiste (c&#8217;est-à-dire, une société sans Etat, sans classes sociales, sans exploitation et sans domination) en ayant omis de préparer le terrain.</p>
<p lang="fr-FR">Une révolte d&#8217;un peuple en colère, et après ? Que vont devenir les révolutions tunisiennes, égyptiennes, libyennes ? Tout simplement, d&#8217;autres avatars du capitalisme.</p>
<p lang="fr-FR">Être populiste ne suffit pas. Si les peuples ne sont pas informés, « aiguillés », éduqués, rien de nouveau ne pourra vraiment en sortir.</p>
<p lang="fr-FR">Il n&#8217;y a qu&#8217;à voir les propositions « communes » des <em>Indignados</em> en Espagne – mouvement que je soutiens naturellement de tout cœur : malgré toute cette bonne volonté, toute cette énergie revendicatrice, il s&#8217;agit encore et toujours de réformer le capitalisme. En grande partie, par manque de références, d&#8217;idées, de vision globale de la société.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Et puis, qui sait ? Malgré toutes les limites inhérentes au système, ne pourrions-nous pas être tentés de rêver ? Un président et une assemblée élus pourraient peut-être faire office de détonateur dans l&#8217;implosion du système, en prenant rapidement des mesures radicales permettant d&#8217;affaiblir sa soumission à la classe dominante et de le « débrider ». Nous n&#8217;avons finalement pas grand chose à y perdre&#8230; à condition de ne pas sombrer dans l&#8217;électoralisme et la politique politicienne, comme la plupart des partis dits « communistes » l&#8217;ont déjà fait.</p>
<p lang="fr-FR">Mais ça, ça reste encore du domaine du rêve.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">En tout cas, présenter un programme pour les élections présidentielles, ça reste relativement classieux. Même si l&#8217;on n&#8217;a pas l&#8217;âge requis pour assumer ladite fonction.</p>
<p lang="fr-FR">Voici donc le programme que je tenterais d&#8217;appliquer si vous m&#8217;élisiez Président de la République Française en l&#8217;An de grâce 2012 :  *musique officielle*</p>
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<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Économie</strong></h3>
<p lang="fr-FR"><strong><br />
</strong></p>
<p lang="fr-FR"><em>L&#8217;économie, c&#8217;est quand même un peu la base de tout. Objectifs : abolir le profit, l&#8217;exploitation, le productivisme, le consumérisme, les classes sociales, la misère et la propriété privée des moyens de production.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Nationalisation de 	toutes les grandes entreprises, qu&#8217;elles soient d&#8217;origine française 	ou étrangère, et de tout ce qui se doit d&#8217;être un service public 	(transports, énergie, laboratoires,&#8230;). Remise du pouvoir de ces 	entreprises entre les mains de leurs employés sur un modèle de 	démocratie directe autogestionnaire, sans hiérarchie, cadres 	surpayés ou autres, à la manière des sociétés coopératives.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Toutes les 	entreprises nouvellement créées doivent l&#8217;être sous cette forme 	de coopératives autogérées, en attendant que l&#8217;ensemble des 	entreprises soient passées à l&#8217;autogestion démocratique. Le 	salariat est ainsi aboli.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Nationalisation de 	toutes les banques, afin de reprendre en main le pouvoir monétaire 	(enfin, de ce que notre appartenance à la zone Euro nous laisse).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Création d&#8217;un 	système monétaire alternatif à celui du capitalisme au niveau 	national &#8211; par exemple, basé sur une monnaie scripturale gagée sur 	la production (la valeur de la monnaie créée tous les mois et 	distribuée à la population selon différents revenus correspond à 	la valeur de ce qui est produit), non thésaurisable (« détruite » 	à l&#8217;usage = abolition du profit) et prenant en compte le coût 	écologique dans la définition de la valeur des biens et services 	-, utilisé dans un premier temps en parallèle de l&#8217;existant pour 	ensuite le remplacer totalement. Stop à la loi de la rentabilité 	et à la barrière virtuelle créée de toute pièce par le système 	capitaliste de l&#8217;argent ! (qui n&#8217;a jamais entendu : « C&#8217;est 	bien tout ça, mais où trouver les sous pour le financer, hein ? »)</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">En attendant que ce 	nouveau système monétaire soit mis en place et que toutes les 	entreprises soient aux mains des travailleurs et des populations 	locales, taxation à 100% des revenus au-dessus de 5 fois le SMIC et 	augmentation de celui-ci à 1600 euros.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Réquisition des 	logements vacants, lancement d&#8217;un vaste programme de construction de 	logements écologiques et de rénovation écologique des logements 	existants.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Réquisition des 	biens et nationalisation des entreprises des « évadés 	fiscaux » et autres lobbyistes capitalistes qui voudraient 	liquider leurs entreprises pour faire pression – dans le court 	laps de temps précédent leur « collectivisation ». Le 	système monétaire changeant, le problème de la « fuite des 	capitaux » n&#8217;en est plus un : la production n&#8217;a 	fondamentalement besoin que d&#8217;hommes, de savoirs et d&#8217;outils.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de la 	propriété privée des terres et des habitats au profit d&#8217;un droit 	d&#8217;usage (la propriété privée des moyens de production étant 	d&#8217;ors et déjà abolie par leur collectivisation autogestionnaire).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition du grand 	héritage.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Création d&#8217;instituts 	de statistique afin d&#8217;étudier les besoins, la consommation, la 	production, la force de travail disponible,&#8230; pour préparer une 	planification décentralisée et démocratique de la production.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Création d&#8217;un Revenu 	Inconditionnel d&#8217;Existence, accordé à tous et permettant à chaque 	être humain de vivre de manière digne.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de tous les 	systèmes de brevets, en particulier les brevets sur les 	médicaments.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Dissolution de la 	SACEM et consort. Création d&#8217;un espace web permettant de partager 	toute la culture possible et imaginable, et permettant de rémunérer 	les artistes d&#8217;une manière juste et équitable. Abolition du 	copyright.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Amélioration massive 	du réseau et gratuité afin que tous les foyers puissent avoir 	accès à Internet.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Écologisme</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Celle-ci étant particulièrement liée à la production et à la consommation, voir également les propositions concernant l&#8217;économie.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Énormes 	investissements et travaux dans les transports en commun. Gratuité 	totale de ces transports en commun.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Fermeture immédiate 	des centrales nucléaires les plus dangereuses.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Préparation d&#8217;un 	plan pour sortir du nucléaire d&#8217;ici une dizaine d&#8217;années, basé 	sur la sobriété énergétique (on pourrait consommer beaucoup, 	beaucoup moins d&#8217;énergie en produisant moins de saloperies inutiles 	voulues par le consumérisme !), un investissement massif dans la 	recherche sur les sources d&#8217;énergie écologiques (pour l&#8217;exemple, 	aujourd&#8217;hui, le coût de mise à jour du parc nucléaire français 	est de 40 milliards d&#8217;euros : si nous y avions consacré le même 	budget, les systèmes de production d&#8217;énergie « propres » 	seraient, et de loin, bien plus productifs !) et l&#8217;efficacité 	énergétique (logements écologiques prévus pour consommer moins 	en énergie et en chauffage, diminution de la longueur des trajets 	par la localisation de la production d&#8217;énergie,&#8230;). Contrairement 	à ce que le lobby de l&#8217;atome tente de nous faire croire, c&#8217;est très 	largement possible !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction des 	transports de marchandises par autoroutes (camions), au profit du 	ferroviaire et du maritime.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Diminution drastique 	de la vitesse maximale autorisée sur les routes.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction de la 	culture des OGMs. Remplacement de l&#8217;agriculture intensive à la fois 	destructrice de l&#8217;environnement et improductive par une agriculture 	biologique relocalisée, respectueuse de l&#8217;environnement et basée 	sur la connaissance scientifique de l&#8217;écosystème (écologie). 	Selon une étude, on pourrait doubler la production agricole 	mondiale en utilisant des techniques comme l&#8217;agro-écologie !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Lutte intensive 	contre l&#8217;obsolescence programmée (machines volontairement bridées 	et « tombant en panne » afin de pouvoir vendre plus).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction de la 	publicité pour stopper le consumérisme créant des besoins 	inutiles.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Arrêt immédiat des 	productions inutiles flagrantes (armes, produits de luxe 	polluant,&#8230;), et réflexions afin de diminuer largement la 	production et la consommation&#8230; la plupart des biens que nous 	consommons étant en réalité superflus !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">D&#8217;une manière 	générale, relocalisation de l&#8217;économie et de la production.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Institutions</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Pour une vraie démocratie directe et décentralisée, aussi appliquée au secteur économique !</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de toutes 	les lois liberticides (HADOPI, LOPPSI,&#8230;) et bureaucratiques.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Débats dans toutes 	les villes et villages afin de former des « communes » 	d&#8217;un nombre acceptable d&#8217;habitants (par exemple, entre 5000 et 	10000) pour pratiquer la démocratie directe.<br />
Le but est, au 	final, d&#8217;abolir l&#8217;Etat bourgeois et la démocratie représentative 	au profit d&#8217;une fédération de communes basée sur une démocratie 	directe intégrale et décentralisée &#8211; que ce soit au niveau de 	l&#8217;autogestion des entreprises par les travailleurs, de leur contrôle 	et création par les citoyens (« planification décentralisée 	démocratique ») ou de l&#8217;établissement des « règles » 	de chaque commune. Le tout éventuellement aidé par l&#8217;informatique 	et basé sur le concept de « vote qui est concerné ».</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Développement de 	programmes sous forme de Logiciels Libres sécurisés afin de 	faciliter la démocratie directe.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Vote par référendum 	des éléments importants de la mise en place du nouveau système.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Éducation</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Pour une éducation humaniste, libertaire et formant des êtres humains complets et intellectuellement indépendants !</em></p>
<p lang="fr-FR"><em>Ce qui pourrait se rapprocher le plus de mon « système éducatif idéal » dans ce qui a existé en France pourrait être quelque chose comme le Centre Universitaire Expérimental de Vincennes ou les différentes « Universités Populaires ».</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Mise en place d&#8217;un 	revenu d&#8217;autonomie pour les jeunes (en plus du Revenu Inconditionnel 	d&#8217;Existence).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Interdiction de tout 	financement privé des universités et de toute participation des 	entreprises aux conseils de gestion.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Augmentation 	significative du budget de l&#8217;éducation et de la recherche.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Autogestion 	démocratique des établissements, où tous les élèves et le 	personnel prennent ensemble les décisions.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Fermeture des 	établissements religieux et des établissements à but lucratif.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">D&#8217;une manière 	générale, lutte contre l&#8217;endoctrinement religieux ou politique de 	la jeunesse (organisations de jeunesse, catéchisme,&#8230;).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Unification de 	l&#8217;éducation supérieure, actuellement divisée en différents types 	d&#8217;établissements qui se vouent une concurrence malsaine (Facs, IUT, 	BTS, prépa, grandes écoles,&#8230;) en une seule grande université.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Mise en place de 	« programmes » et de méthodes basés sur « l&#8217;envie 	d&#8217;apprendre » plutôt que « l&#8217;obligé d&#8217;apprendre », 	et visant à susciter la réflexion personnelle, l&#8217;autonomie et le 	débat au lieu de formater les élèves afin de faire d&#8217;eux de bons 	moutons consommateurs, soumis à l&#8217;autorité et « prêts à 	embaucher ».</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Redéfinition de la 	place de l&#8217;élève : il faut définitivement tirer un trait sur 	cette conception conservatrice et autoritaire de l&#8217;éducation ! 	L&#8217;élève et le professeur sont deux êtres humains égaux se devant 	un mutuel respect.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition de la 	notation, concurrentielle et démotivante, au profit d&#8217;une 	évaluation et d&#8217;un suivi personnalisés de l&#8217;élève par ses 	professeurs. Ceci nécessite bien sûr une embauche massive de 	professeurs et autres personnels.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Supression du 	baccalauréat et de la sélection à l&#8217;entrée afin de permettre à 	tous les jeunes et travailleurs de faire ou reprendre des études 	supérieures.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Justice</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Parce-que la répression coercitive ne résout rien, que la morale religieuse n&#8217;a pas à s&#8217;ingérer dans nos vies privées et que chacun devrait pouvoir disposer de son propre corps. Nous ne sommes plus au moyen-âge !</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Légalisation des 	« drogues douces » et dépénalisation de toutes les 	« drogues ».</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Libération de tous 	les prisonniers non dangereux pour la société et injustement 	privés de leur liberté d&#8217;être humain (pour prise de drogue, vol, 	usage de la liberté d&#8217;expression,&#8230;), et application éventuelle 	d&#8217;une peine plus adaptée (travaux publics,&#8230;). Fermeture 	progressive de toutes les prisons.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Aménagement de 	centres de désintoxication, d&#8217;hôpitaux psychiatriques (sans verser 	dans la psychose psychiatrique actuelle où tout individu ne 	rentrant pas « dans le moule » devrait se faire soigner) 	et autres structures adaptées afin d&#8217;aider ceux qui restent à se 	réintégrer dans la société (en prenant évidement toutes les 	précautions qui s&#8217;imposent). Le but est de remplacer cette justice 	arriérée et vengeresse, qui punit de la même manière dont on 	punirait un enfant, par une justice ayant pour seul objectif de 	protéger et d&#8217;aider la population.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition des 	pouvoirs abbérants détenus par la police – bras armé de l&#8217;Etat 	bourgeois et de ses intérêts -, comme la fouille au corps, la mise 	en garde à vue abusive, etc.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Restructuration de la 	police et de la gendarmerie en un seul corps, de proximité et 	contrôlable démocratiquement par la population locale (notamment 	pour éviter les bavures et les abus de pouvoir).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Introduction de la 	démocratie directe et des droits syndicaux au sein de la nouvelle 	police.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<h3><strong>Politique étrangère</strong></h3>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Stop à la politique impérialiste et à l&#8217;exploitation des pays pauvres !</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Régularisation de 	tous les sans-papiers (avec tous les droits qui vont avec : 	logement, droit de vote,&#8230;), ouverture des frontières.</p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Abolition des dettes 	des pays pauvres.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Réquisition des 	stocks excédentaires et envoi massif d&#8217;aides aux pays pauvres 	(nourriture, médicaments,&#8230;). Il est malheureux que de la 	nourriture soit jetée chez nous, alors que d&#8217;autres meurent de faim 	!</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Aide à l&#8217;éducation 	des populations des pays défavorisés, en particulier en matière 	d&#8217;agriculture (apprentissage des techniques agro-écologiques,&#8230;), 	afin qu&#8217;ils puissent enfin être autonomes et subvenir à leurs 	propres besoins. La dépendance alimentaire aux pays occidentaux 	reste une forme d&#8217;impérialisme !</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Retrait de tous les 	pays où l&#8217;armée est présente.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Destruction des 	stocks d&#8217;armes, arrêt immédiat des embauches pour au final 	parvenir à l&#8217;abolition de l&#8217;armée. Ne soyons pas aveugles, le seul 	rôle de l&#8217;armée est de protéger le système de sa contestation 	intérieure.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Remise aux mains des 	populations locales des entreprises multinationales françaises 	situées dans les pays pauvres.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Fin des blocus et 	autres embargos affamant les populations.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Arrêt des ventes 	d&#8217;armes et de technologies nucléaires.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Toutes les propositions de ce court programme, variant en importance et en urgence, ne constituent évidement qu&#8217;un vague aperçu de ce qui pourrait être revendiqué par un parti révolutionnaire réellement désireux d&#8217;abolir cette société capitaliste esclavagiste, meurtrière et destructrice de notre planète. Cela dit, le jour où un candidat, fût-il « d&#8217;extrême-gauche », présentera un programme semblable, un grand bond en avant aura été accompli.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>À noter que ces propositions sont largement inspirées du projet <a href="http://codenameutopia.alwaysdata.net"><em>Codename Utopia</em></a>, visant à regrouper un certain nombre d&#8217;idées cohérentes entre elles pour une alternative concrète au capitalisme. N&#8217;hésitez pas à aller y jeter un œil si des questions vous trottent dans la tête, notamment sur le système monétaire, la planification décentralisée ou la démocratie directe.</strong></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><em>Révolutionnairement.</em></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Appel Pour une candidature anticapitaliste et antiproductiviste commune</title>
		<link>http://lapoliteia.com/appel-pour-une-candidature-anticapitaliste-et-antiproductiviste-commune/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 May 2011 22:46:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Nouveau Parti Anticapitaliste a annoncé, il y a quelques jours, que son ancien porte-parole Olivier Besancenot ne briguerait pas la candidature pour l'élection présidentielle de 2012. Cela peut-il représenter une chance pour une candidature réunissant tous les anticapitalistes et autres écologistes radicaux ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">J&#8217;ai appris aujourd&#8217;hui le choix d&#8217;Olivier Besancenot, ancien porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste, de ne pas se présenter à l&#8217;élection présidentielle de 2012.</p>
<p lang="fr-FR">C&#8217;est une décision qui donne à réfléchir. D&#8217;un côté, elle peut paraître mauvaise, Olivier étant certainement le plus qualifié, de par sa popularité et sa personnalité charismatique, afin de réaliser un bon score à cette élection. De l&#8217;autre, c&#8217;est une excellente décision, car la personnalisation du parti (du moins, dans le discours des médias de masse) repousse nombre de militants potentiels, souvent déjà méfiants vis-à-vis du simple concept de parti. C&#8217;est le bon vieux dilemme du mouvement d&#8217;extrême-gauche, idéologiquement opposé au principe des « élites » et autres « avant-gardes », mais nécessitant pourtant de bons orateurs afin de faire circuler leurs idées.</p>
<p lang="fr-FR">Dans tous les cas, en tant que sympathisant et militant – non encarté et peu actif – du NPA, celle-ci me rassure sur le bon état d&#8217;esprit de notre camarade et plus généralement du parti : la lutte et les idées passent encore avant le pouvoir et la gloire personnelle. Et elle ouvre, à mon avis, de nouvelles opportunités pour une candidature anticapitaliste unitaire en 2012. Mais avant cela&#8230;</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>La stratégie du NPA : oui, elle est bonne ! Mais pas la com.</strong></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Le NPA est, depuis sa création, vertement critiqué pour ne pas être assez « unitaire ». Une vaste fumisterie, à vrai dire.</p>
<p lang="fr-FR">Il serait de bon ton de rappeler que le NPA en lui-même est déjà, de par son objectif et sa conception, un parti ouvert visant à réunir tous les anticapitalistes et assimilés. Certes, il est composé de beaucoup d&#8217;anciens de la Ligue Communiste Révolutionnaire, mais aussi d&#8217;écologistes radicaux, d&#8217;altermondialistes, d&#8217;anticapitalistes en tout genre qui ne se reconnaissent pas dans les autres partis &#8211; qu&#8217;il s&#8217;agisse des partis sociaux-démocrates vendus à l&#8217;électoralisme type PCF ou des vieux léninistes endoctrinés de Lutte Ouvrière.</p>
<p lang="fr-FR">De plus, l&#8217;unité à tout prix peut sembler un bien bel idéal, mais vu de loin. De très loin, même. L&#8217;unité, oui, mais pas avec n&#8217;importe qui, et pas n&#8217;importe comment. Le NPA est un parti anticapitaliste – et non <em>altercapitaliste</em>, n&#8217;en déplaise à Pierre Laurent -, radicalement écologiste, communiste (au sens large du terme), révolutionnaire et anti-bureaucratique. Son objectif est de remplacer le système capitaliste, c&#8217;est-à-dire la possession des moyens de production par le privé et l&#8217;acceptation de la loi du profit comme principe fondamental de l&#8217;économie, par une société sans classes sociales, sans Etat (et non par un capitalisme d&#8217;Etat comme en URSS !), sans domination et sans argent. Par un socialisme du 21ème siècle.</p>
<p lang="fr-FR">Comment, dès lors, se travestir dans des alliances avec des partis fondamentalement bourgeois et de droite comme le Parti « Socialiste », ou même le Parti « Communiste » Français, largement pro-nucléaire, corrompu par l&#8217;électoralisme, uniquement soucieux de « garder ses places » et majoritairement composé de sociaux-démocrates un peu plus à gauche que ceux du PS et de quelques résidus néo-Staliniens nostalgiques de l&#8217;URSS ? Car, si l&#8217;on dit que <em>le pouvoir absolu corrompt absolument</em>, <em>le pouvoir tout court corrompt lui aussi pas mal</em>.</p>
<p lang="fr-FR">On voit bien comment les « communistes » du PCF ou les « écologistes » des Verts gèrent leurs municipalités ou leurs régions : à peu de choses près – et à quelques exceptions, bien sûr -, comme celles du PS. Eux-mêmes étant assez proches de leurs petits camarades de l&#8217;UMP.</p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;unité, oui, mais avec des gens qui partagent un semblant de valeurs et d&#8217;objectifs avec nous, pas de manière plate et Bayrouesque « On est tous de gauche donc on se tient la main et on vote utile ! ». On ne va pas demander au PS et à l&#8217;UMP de présenter des listes communes !</p>
<p lang="fr-FR">Enfin, il est important de se rendre compte que la parodie de démocratie actuelle, visant à donner une illusion de liberté au Peuple (plus pratique et plus efficace que la force !), ne permet pas, en réalité, de réformer le système en profondeur. L&#8217;argument du « Ouais, vous voulez bien critiquer, mais pas gouverner ! » n&#8217;en est donc pas un. La prise de pouvoir salvatrice par les urnes est un mythe des plus vulgaires. Le terrain électoral peut être un moyen de lutte important, mais ce n&#8217;en est qu&#8217;un parmi tant d&#8217;autres (grèves, projets réels comme les communautés alternatives, les sociétés coopératives et les Systèmes d&#8217;Échange Locaux, la propagande, l&#8217;éducation populaire,&#8230;). L&#8217;idée que le changement viendra des urnes est un leurre, une arnaque, un mensonge.</p>
<p lang="fr-FR"><em>Il n&#8217;y a point d&#8217;assujettissement si parfait que celui qui garde l&#8217;apparence de la liberté ; on captive ainsi la volonté même &#8211; Jean-Jacques Rousseau</em></p>
<p lang="fr-FR">La stratégie électorale du NPA, souvent accusé d&#8217;être « le cul entre deux chaises », est donc pour moi la bonne. Celle qui consiste à présenter des candidats et listes le plus souvent possible, à s&#8217;ouvrir à d&#8217;autres mouvements anticapitalistes (par exemple, pour les élections régionales en Auvergne, aux Objecteurs de Croissance et à Alterekolo), tout en restant ferme sur son indépendance vis-à-vis des partis politiques capitalistes soit-disant « de gôche ». Si avoir le cul entre deux chaises, c&#8217;est refuser de se soumettre aux diktats des partis électoralistes et réformistes qui n&#8217;ont plus rien à voir avec nous, alors je suis disposé à devenir grand consommateur de menuiserie.</p>
<p lang="fr-FR">Pourtant, malgré toute cette bonne volonté, il y autre chose qui est souvent reproché au NPA : celui de ne pas « proposer grand chose », d&#8217;être « uniquement des anti ». Et c&#8217;est là que le bât blesse. Car, si il est vrai qu&#8217;en interne, les militants fourmillent d&#8217;idées quant à ce <em>socialisme du 21ème siècle</em>, ce que j&#8217;appellerai la propagande officielle est très souvent tournée vers l&#8217;anti-sarkozysme primaire et des propositions superficielles et incomplètes.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>Candidature à la présidentielle : une histoire d&#8217;idées et non de &laquo;&nbsp;pouvoir&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Car, quel est le but, pour un parti anticapitaliste, de se présenter à des élections, et en particulier à ces élections présidentielles ?</p>
<p lang="fr-FR"><em>De faire connaître ses idées, pas de gouverner.</em></p>
<p lang="fr-FR">Bien. Mais rabâcher que Sarkozy est un très vilain monsieur qui ne sert que les patrons, que les grands capitalistes qui profitent de la crise pour licencier et faire encore plus de bénéfices eh bah c&#8217;est pas bien non plus, que la pollution on est contre, c&#8217;est loin d&#8217;être suffisant.</p>
<p lang="fr-FR">Nationaliser le système bancaire, c&#8217;est certes récupérer une partie du pouvoir monétaire, mais ce n&#8217;est pas dire ce que l&#8217;on veut en faire. Interdire les licenciements, c&#8217;est cool, mais pourquoi ne pas plutôt abolir le salariat et l&#8217;exploitation ? Toutes ces mesures d&#8217;urgence sont bien jolies, mais étant donné que de toute façon on ne peut (veut) pas être élus, elles ne servent strictement à rien.  Le PCF – ou même le PS – peuvent en faire tout autant.</p>
<p lang="fr-FR">Il faut que nous présentions au Peuple notre vision d&#8217;un modèle de société, aussi incomplet et flou soit-il. <em>Il faut planter les graines qui feront germer la société socialiste de demain</em> (enfin, on l&#8217;espère). Mais quelque chose de vraiment différent, qui fait rêver, pas un remake de la sociale-démocratie un peu plus radicale à la Mémé Lenchon, un capitalisme light avec des patrons qui exploitent un peu moins, des médias un peu moins abêtissants et des guerres avec des balles en caoutchouc.</p>
<p lang="fr-FR">Quels sont les concepts dont on devrait entendre parler, de la part de partis dits « révolutionnaires » et « d&#8217;extrême-gauche » ?</p>
<p lang="fr-FR">Oh, en vrac :</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR"><strong>L&#8217;autogestion des 	entreprises</strong> par les travailleurs (c&#8217;est-à-dire, la 	collectivisation des moyens de production, et non leur simple 	nationalisation).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR"><strong>L&#8217;abolition du 	système monétaire</strong> basé sur le profit et la thésaurisation 	pour&#8230; autre chose (j&#8217;ai moi même quelques idées, mais je n&#8217;en 	parlerai pas ici), afin d&#8217;avoir un <strong>autre système de distribution 	des richesses</strong> et non une simple redistribution.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La mise en place 	d&#8217;une vraie démocratie populaire et directe en lieu et place de 	cette pseudo-démocratie représentative ; d&#8217;une citoyenneté 	active.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">L&#8217;abolition 	progressive de l&#8217;Etat, de l&#8217;armée, des prisons, des frontières,&#8230;</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La<strong> refonte totale 	du système éducatif</strong>, autoritaire et dévoué à l&#8217;entreprise, 	pour une éducation humaniste basée sur l&#8217;envie d&#8217;apprendre, la 	réflexion personnelle et le débat,&#8230; (on ferait d&#8217;ailleurs bien 	de parler de la réussite du Centre universitaire expérimental de 	Vincennes comme exemple), l&#8217;autogestion des établissements.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La fin de la <strong>société 	de consommation</strong>, du productivisme, du consumérisme, de la 	publicité,&#8230;</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La <strong>relocalisation 	de l&#8217;économie</strong>, la critique de l&#8217;idéologie de la <strong>croissance</strong>, 	la mise en place massive d&#8217;une agriculture respectueuse de 	l&#8217;environnement.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La 	création d&#8217;un <strong>revenu inconditionnel d&#8217;existence</strong> à vie, pour que la misère ne soit plus qu&#8217;un mauvais souvenir.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">La 	recherche massive sur les énergies renouvelables, la sortie la plus 	rapide possible du nucléaire.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">etc</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">Retrouver quelques petites choses comme ça me ferait rudement plus plaisir que des « Faire barrage à la droite », « Faire payer la crise aux capitalistes » et autres « Augmenter le SMIC de 300 euros » (tout en négligeant le fait que les mêmes capitalistes augmenteront d&#8217;autant les prix de manière à rétablir leurs profits&#8230; on a dit que le capitalisme n&#8217;était pas réformable, bordel !). Enfin, ce n&#8217;est qu&#8217;un avis personnel.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>Une candidature des anticapitalistes et des écologistes radicaux.</strong></p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Alors, pour en revenir à l&#8217;union : pourquoi ne pas essayer d&#8217;organiser un rassemblement large des mouvements anticapitalistes et antiproductivistes, à gauche des partis de gouvernement traditionnels ? Les militants de nombreux mouvements, associations, micro-partis,&#8230; partagent en effet de nombreuses idées et valeurs avec ceux du NPA. Il n&#8217;y a pas que le Front de Gauche et Les Verts dans la vie, you know.</p>
<p lang="fr-FR">Imaginez : en 2012, une candidature du NPA, des Objecteurs de Croissance, des Altermondialistes, des anticapitalistes, des libertaires, des écologistes radicaux divers, des dissidents et autres hippies gauchistes commune. Une candidature qui porte les espoirs et les valeurs humanistes d&#8217;une nouvelle société alternative au capitalisme. C&#8217;est cela que j&#8217;appelle l&#8217;union, l&#8217;unité.  Se battre ensemble pour des valeurs, des idées communes – en tenant évidemment compte de nos différences de point de vue -, afin d&#8217;apporter un vent d&#8217;espoir sur ce monde rongé par le défaitisme et le « pragmatisme ». Faire savoir aux gens qu&#8217;il existe des alternatives, des conceptions différentes de la société, des possibilités de s&#8217;en sortir. Mais certainement pas de tous se rallier derrière un même politicard aux dents longues afin de grappiller quelques places&#8230; quitte à y laisser son « âme ».</p>
<p lang="fr-FR">Le changement passera par la connaissance et la diffusion des idées.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong>Quelques noms au hasard&#8230; ou presque.</strong></p>
<p lang="fr-FR"><strong><br />
</strong></p>
<p lang="fr-FR">Olivier ne se présentant pas, on peut envisager que nos camarades du NPA seront plus enclins à rechercher un potentiel candidat en dehors des frontières du parti. Mais qui ? En ce qui me concerne, vous l&#8217;aurez compris, je pense qu&#8217;il est nécessaire de trouver quelqu&#8217;un qui « ne soit pas un président de parti », qui puisse représenter le mouvement anticapitaliste tout en étant assez populaire, charismatique et connu. Dur pari, me direz-vous.</p>
<p lang="fr-FR">Pour ma part, deux noms satisfaisant ces prérequis me viennent pour l&#8217;instant à l&#8217;esprit :</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR">Pierre Rabhi, gentil 	philosophe et paysan à l&#8217;origine de <em>Colibris, Mouvement pour la 	Terre et l&#8217;Humanisme</em>.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR">Paul Ariès, célèbre 	Objecteur de Croissance, big boss du journal <em>Le Sarkophage</em>.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Si vous ne les connaissez pas déjà (honte à vous !), je vous invite grandement à vous renseigner sur ces deux personnages du monde militant.</p>
<p lang="fr-FR">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;égalité, c&#8217;est la liberté</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Feb 2011 15:42:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>

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		<description><![CDATA[L'égalité, tout comme la liberté, constitue l'un des principaux et des plus anciens concepts théoriques politico-philosophiques. Pourtant, cette notion est souvent utilisée à tort, parfois pour discréditer son adversaire ou obtenir l'appui du public. Alors, l'égalité, qu'est-ce ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le dernier article de notre Brogol national, portant sur le <a href="http://lapoliteia.com/egalite-des-chances-un-mythe-de-l-ecole"/>mythe de «&nbsp;l&#8217;égalité des chances&nbsp;» dans notre société</a>, m&#8217;a longuement donné à réfléchir sur ce mot tout aussi fondamental qu&#8217;abondamment utilisé de manière erronée dans le débat politique quotidien :<em> l&#8217;égalité</em>.</p>
<p>L&#8217;égalité, concept ouvertement prôné comme un idéal par certains, très souvent dans un cadre strictement idéologique ; repris par d&#8217;autres dans un objectif purement démagogique ; et, enfin, quelquefois diabolisé par simple incompréhension de son sens réel, déchaîne depuis la nuit des temps bien des passions.</p>
<p>Cet article, modeste contribution à l&#8217;humanité, a pour but d&#8217;exposer ma vision de ce que devrait représenter l&#8217;égalité d&#8217;un point de vue sociétal, et surtout de ce qu&#8217;elle ne devrait en aucun cas être.</p>
<h3>L&#8217;égalité de comptoir, ou ce que l&#8217;égalité n&#8217;est pas</h3>
<h4>Le cri du riche</h4>
<p><em>«&nbsp;L&#8217;égalité, c&#8217;est un truc de sale collectiviste : tous penser pareil et consommer la même chose.&nbsp;»</em></p>
<p>Diaboliser une idée fondamentale de ses adversaires politiques a toujours été une excellente technique de manipulation. Le principe est fort simple au demeurant&nbsp;: il suffit de choisir un mot, de lui attacher sa propre définition caricaturale au possible ainsi que ses propres jugements moraux, et de clamer le plus fort possible «&nbsp;qu&#8217;ils&nbsp;» soutiennent ces valeurs ô combien infâmes.</p>
<p><em>«&nbsp;L&#8217;égalité, c&#8217;est avoir tous le même salaire, les mêmes objets, les mêmes références, les mêmes habits, les mêmes pensées. C&#8217;est l&#8217;uniformisation de la société, au détriment de toute liberté individuelle. Les socialistes se revendiquent d&#8217;une parfaite égalité, ils sont donc par essence opposés à toute notion de liberté ou de diversité.&nbsp;»</em></p>
<p>Autre exemple :</p>
<p><em>«&nbsp;Ces gens là sont pour l&#8217;avortement, or l&#8217;avortement est un meurtre. Ils sont donc favorables au meurtre d&#8217;un être humain&nbsp;!&nbsp;»</em></p>
<p>L&#8217;égalité n&#8217;est évidement pas une quelconque uniformisation de la société, ni sur le plan matériel, ni sur le plan de la pensée. Ainsi, ceux qui prônent, par exemple, le port de l&#8217;uniforme à l&#8217;école ou l&#8217;interdiction des «&nbsp;marques&nbsp;» (il me semble avoir lu cette dernière proposition il y a quelques années dans le programme d&#8217;un candidat apparenté PCF) n’œuvrent certainement pas pour l&#8217;égalité. Bien au contraire, ils tendent à la discréditer, et à renforcer une vision erronée et liberticide de celle-ci. Ces mesures, appliquées dans la société actuelle, n&#8217;auraient d&#8217;ailleurs pour autre effet que de rendre encore plus dangereuses les inégalités sociales qui la frappent, en les cachant aux yeux du monde. On ne peut soigner que ce qui a été diagnostiqué, on ne peut combattre que ce dont on a conscience.</p>
<p><a href="http://lapoliteia.com/wp-content/uploads/2011/02/uniformes.jpg"><img src="http://lapoliteia.com/wp-content/uploads/2011/02/uniformes.jpg" alt="uniformes à l&#039;école" title="uniformes" width="300" height="284" class="aligncenter size-full wp-image-174" /></a></p>
<h4>L’abdication face aux dogmes</h4>
<p><em>«&nbsp;Si il fallait choisir entre l&#8217;égalité et la liberté, je choisirais l&#8217;égalité&nbsp;!&nbsp;»</em></p>
<p>Sauf erreur de ma part (dans le cas contraire, l&#8217;exemple serait toujours valable), il me semble que cette phrase peut être attribuée à Dominique Voynet.<br />
Autre grand amalgame, cette fois provenant de la gauche : l&#8217;égalité serait opposée à la liberté.<br />
Ainsi, le rôle de la gauche serait de privilégier une meilleure répartition des richesses (c&#8217;est ici le sens qu&#8217;il faut lui accorder), au détriment de la liberté.</p>
<p>Ayant déjà publié un article portant sur le concept «&nbsp;<a href="http://lapoliteia.com/lillusion-de-la-contre-liberte-bourgeoise"/>liberté bourgeoise</a>&nbsp;», je ne m&#8217;appesantirai pas là-dessus.</p>
<p>Pour faire court, disons que cette personne de sensibilité gauchisante commet là une grave erreur politique, en proclamant qu&#8217;elle est favorable à une certaine égalité «&nbsp;mais en empiétant sur la liberté&nbsp;», ceci laissant à la droite et aux libéraux le rôle d&#8217;apôtres de la liberté. Il n&#8217;y a rien de plus faux. La «&nbsp;liberté bourgeoise&nbsp;», ou «&nbsp;liberté économique&nbsp;», comme expliqué plus ou moins bien à l&#8217;occasion de mon précédent article, n&#8217;a pour liberté que de nom, et serait même plutôt une contre-liberté, réservée à une élite financière, absolument anti-démocratique, spoliatrice et aliénante. Il est donc dommageable de faire le jeu du camp adverse en admettant cette contre-verité qui serait que «&nbsp;le libéralisme économique est une liberté fondamentale, mais que nous devons restreindre pour avoir plus d&#8217;égalité&nbsp;».</p>
<p>Dans la même veine, venu de la gauche et se voulant critiquer l&#8217;action jugée excessivement libérale du gouvernement&nbsp;: une image avec le slogan «&nbsp;Liberté, Egalité, Fraternité&nbsp;», où le mot «&nbsp;Egalité&nbsp;» est barré et remplacé, écrit en rouge en dessous et à la main, par celui de «&nbsp;liberté&nbsp;».</p>
<p>Au lieu d&#8217;utiliser une telle rhétorique, il serait à mon sens plus efficace et véridique de dire&nbsp;: «&nbsp;Nous voulons la liberté et l&#8217;égalité pour tous, sur tous les plans&nbsp;; eux ne veulent que le pouvoir et la richesse pour une minorité de privilégiés.&nbsp;»</p>
<h4>Opportunisme et démagogie, les frères siamois</h4>
<p><em>« L&#8217;égalité, c&#8217;est donner à tous les mêmes chances de réussir dans la vie. »</em></p>
<p>C&#8217;est là la version «&nbsp;égalité des chances&nbsp;», reprise par les libéraux afin de s&#8217;approprier le concept de l&#8217;égalité, trop souvent accaparé par la gauche. L&#8217;égalité serait ainsi une sorte d&#8217;American Dream, un remake du mythe de l&#8217;ascenseur social, une victoire de «&nbsp;ce qu&#8217;on pourrait faire&nbsp;» sur la dure réalité de la vie.</p>
<p>Certes, donner à tout un chacun une chance de se faire une place au soleil à l&#8217;intérieur de la société, quelles que soient ses origines sociales, pourrait être considéré comme un infime fragment du concept d&#8217;égalité. Mais ceci ne règle en rien les problèmes de l&#8217;exploitation, de la misère, de l&#8217;aliénation au profit des puissances financières, de la totale hiérarchisation de la société, etc.</p>
<p>De même, il me paraît absolument bisounoursesque de prétendre qu&#8217;une telle égalité des chances puisse être un jour établie dans un monde où le profit fait loi, où les enfants de bourgeois et de parents «&nbsp;cultivés&nbsp;» (professeurs, &#8230;) seront toujours largement favorisés, tant en terme d&#8217;accès aux établissements que d&#8217;éducation et d&#8217;aide parentales, par rapport à ceux dont les parents triment quotidiennement à l&#8217;usine pour une bouchée de pain. Cette égalité des chances n&#8217;est pas qu&#8217;incomplète, elle est aussi totalement illusoire. Elle oublie qu&#8217;il n&#8217;existe pas seulement un monde d&#8217;avenirs éventuellement possibles (mais si peu probables&nbsp;!), mais surtout un monde de réalités quotidiennes, fait de pauvreté, d&#8217;exploitation et de souffrance, qui la rende de par nature impossible à réaliser.</p>
<h3>Pas de liberté sans égalité, pas d&#8217;égalité sans liberté</h3>
<p>Mais alors, cher auteur, toi qui crois tout savoir, qu&#8217;est-ce-qu&#8217;est réellement l&#8217;égalité&nbsp;?</p>
<p>Eh bien, c&#8217;est à la fois simple et compliqué. <em>L&#8217;égalité, c&#8217;est l&#8217;égalité en tant qu&#8217;êtres humains.</em> Certes, mais encore&nbsp;?</p>
<p>L&#8217;égalité, c&#8217;est la fin de toute hiérarchie, qu&#8217;elle soit sociale ou professionnelle. C&#8217;est l&#8217;abolition de toute autorité d&#8217;un homme sur un autre. C&#8217;est la destruction de la grande pyramide sociétale, c&#8217;est mettre chaque humain d&#8217;égal à égal.</p>
<p>Politiquement, l&#8217;égalité, c&#8217;est la démocratie, directe, sans intermédiaire, c&#8217;est permettre à chacun d&#8217;agir également sur son avenir, sans déléguer son droit de penser et de décider à un autre. C&#8217;est la déchéance du pouvoir, car un tel pouvoir s’exerce toujours sur un autre être humain. C&#8217;est considérer qu&#8217;un homme ne devrait jamais pouvoir imposer quelque chose à un autre homme ou à un groupe sans son consentement.</p>
<p>Socialement, c&#8217;est ne pas être jugé sur sa couleur de peau, sur ses origines, sur ses idées, sur ses orientations sexuelles, sur ses possessions matérielles, sur son passé, sur son sexe. C&#8217;est prendre chacun d&#8217;entre nous uniquement pour ce qu&#8217;il est&nbsp;: un primate évolué, ni plus, ni moins.</p>
<p>Économiquement, l&#8217;égalité, c&#8217;est aussi la fin de l&#8217;exploitation, de la manipulation, de l&#8217;aliénation. C&#8217;est l&#8217;abolition de toute hiérarchie, de toute oppression, de toute aliénation, de toute exploitation voulues par le mode de production actuel, qui nécessite à la fois une inégalité de la répartition des ressources (classes sociales) et des fonctions. Elle est donc nécessairement anticapitaliste. Être égaux, c&#8217;est ne pas être dominé, et encore moins dominer autrui.</p>
<p>Ainsi, l&#8217;on pourrait considérer, sans en faire un parfait synonyme, mais plutôt une partie intégrante et indispensable, que&nbsp;:</p>
<p style="text-align:center"><strong>L&#8217;égalité, c&#8217;est la liberté.</strong></p>
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		<title>Avons-nous encore une chance ?</title>
		<link>http://lapoliteia.com/avons-nous-encore-une-chance/</link>
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		<pubDate>Wed, 09 Jun 2010 13:28:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jemairi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>

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		<description><![CDATA[Face aux difficultés qui nous attendent, saurons-nous faire face à la situation? Si nous ne voulons pas arriver à un point de non-retour, c'est maintenant que nous devons nous poser les bonnes questions, et agir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Une société démoralisée, résignée.</h3>
<p>Ces temps-ci, les actualités ne sont pas réjouissantes. Israël qui n&#8217;hésite pas à tuer des humanitaires en eaux internationales, torpillages militaire et diplomatiques entre les deux Corées, immense nappe de pétrole au large des côtes américaines, etc&#8230;</p>
<p>Ces tristes nouvelles ont pour conséquence une démoralisation progressive de notre société. Déjà, les grèves et manifestations à la française <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/dossier/la-reforme-des-retraites/20100527.OBS4545/un-million-de-manifestants-selon-la-cgt-une-faible-mobilisation-selon-luc-chatel.html" target="_blank">n&#8217;attirent plus autant de monde</a> qu&#8217;il y a quelques années encore. Je suis d&#8217;ailleurs persuadé que celle prévue pour le 24 Juin sera un échec, comme la précédente qui voulait rassembler tous les citoyens contre la réforme des retraites. Ce manque de mobilisation n&#8217;est pas, comme s&#8217;est empressé de le dire le gouvernement, le fait de la prise de conscience collective des français vis-à-vis des retraites et du &laquo;&nbsp;déficit de la nation&nbsp;&raquo;, mais bien de la démoralisation de notre société, puisque les sondages prouvent que la majorité des français sont contre cette réforme.</p>
<p>Voyez aussi comme toutes ces émissions sur le réchauffement climatique ne nous impressionnent même plus. Personellement, quand j&#8217;en regarde une, je réfléchis une journée, puis je reprends mon train de vie habituel. Et je suis certains que c&#8217;est la même chose pour nombre d&#8217;entre nous.</p>
<p>Ceci ne sont que deux exemples parmi tant d&#8217;autres, mais ils démontrent un véritable déclin du combat des populations contre ce qui leur semble injuste, une lassitude de plus en plus apparente.</p>
<p>Pendant ce temps, les dirigeants de nos pays, de nos sociétés, sont bien heureux de voir leurs objectifs acquis et en profitent pour trafiquer leurs petites affaires dans leur coin, satisfaits que nous n&#8217;osons pas encore leur taper dessus. D&#8217;ailleurs, grâce à internet et à la liberté de la presse (que nous pouvons, je l&#8217;espère profondément, nous targuer d&#8217;avoir en France), ces fameuses entourloupes gouvernementales font enfin le jour : affaire Clearstream, Pasqua, et plus récemment <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100607.OBS5133/karachi-des-lettres-de-menaces-impliquent-nicolas-sarkozy.html" target="_blank">Karachi</a>.. Bien sûr, les auteurs de ces magouilles politico-financières ne seront certainement jamais punis, mais en sachant cela, comment pourrions-nous croire en la parole des auteurs de telles escroqueries? Ces hommes politiques respirent le mensonge, la corruption et multiplient les fausses promesses, et nous continuons de croire en eux !</p>
<h3>Un véritable danger</h3>
<p>Alors je m&#8217;inquiète. Que va devenir notre planète? En me posant cette question, je suis obligé de regarder en arrière : Dans l&#8217;histoire de l&#8217;humanité, notre planète, nos peuples, ont-ils déjà été autant en danger? Je peux répondre non avec certitude. Certes, il y a seulement plusieurs siècles, les conditions de vies étaient très difficiles;  oui, au XXème siècle, deux terribles guerres ont ravagé l&#8217;Europe et une partie de l&#8217;Asie. Un peu avant, la grippe espagnole faisait des dizaines de millions de victimes. Au Moyen-Age, un homme sur trois partait en croisade&#8230; Mais aujourd&#8217;hui, c&#8217;est l&#8217;ensemble de l&#8217;espèce humaine qui est en danger ! En quelques heures, des millions de personnes peuvent être tuées.</p>
<p>Imaginez que dans quelques semaines, la Corée du Nord, soutenue par la Chine, décide de passer à l&#8217;offensive. Imaginez qu&#8217;elle est, comme l&#8217;affirment certains spécialistes, déjà <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/la-crise-nucleaire-en-coree-du-nord-chronologie-1989-2009_480094.html" target="_blank">acquis la maîtrise de la bombe nucléaire</a>. Il suffirait qu&#8217;elle en envoie une sur Séoul, pour que les Américaines ripostent, entraînant les Chinois dans la danse, puis l&#8217;ensemble du monde ! Ce scénario parait inimaginable, mais il n&#8217;est pas impossible.</p>
<p>A côté de cela, il se peut que dans quelques années, nous n&#8217;aurons plus assez d&#8217;arbres pour respirer, plus assez de poisson et de viande pour nous nourrir !</p>
<p>Les Américains nous promettent des découvertes scientifiques qui nous  permettront de vivre tout en continuant à vivre &laquo;&nbsp;normalement&nbsp;&raquo;, mais  nous les attendons toujours. Aucun véritable résultat n&#8217;a été exposé  dernièrement. Pire, nous sommes impuissants lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de boucher  un puits de pétrole défectueux. Je ne crois pas en la découverte  miracle. La nature nous démontre encore chaque jour qu&#8217;elle est plus  puissante que nous, quoi que l&#8217;on fasse. Évoquez les noms de Katrina à  la Nouvelle-Orléans, celui de &laquo;&nbsp;séisme&nbsp;&raquo; à Haïti, ou encore de &laquo;&nbsp;tsunami&nbsp;&raquo;  en Indonésie (vous l&#8217;aviez déjà à moitié oublié, n&#8217;est-ce pas?), et vous  êtes certains de faire un troll.</p>
<p>Si nous continuons à l&#8217;attaquer, cette nature nous rejettera. J&#8217;ai vu  une émission aujourd&#8217;hui, une de plus, qui parle de réchauffement  climatique et d&#8217;apocalypse : si nous ne changeons pas de comportement, <a href="http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaftQqS.html" target="_blank">l&#8217;Himalaya ne sera plus enneigé en 2050</a> environ,  entraînant l&#8217;assèchement du Gange et la mise en danger de centaines de  millions de personnes dépendantes de ce fleuve. Inutile de dire que nous  ne serions nous même pas protégé. En Europe, un exode massif  de ces  populations sinistrées serait à prévoir ! Nous nous croyons trop souvent  à l&#8217;abri des maux de la Terre. C&#8217;est triste à dire, mais j&#8217;aurais aimé  que la marée noire actuelle vienne projeter ses boulettes noires sur nos  plages à nous, français, pour que nous prenions enfin conscience du  drame qui se joue sous nos yeux.</p>
<h3>Alors on fait quoi?</h3>
<p>Face à tout cela, quelques citoyens tentent de trouver des solutions. Des associations comme Greenpeace se mettent à l&#8217;œuvre,  mais ses membres se font lyncher, <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/planete/20100605.OBS5031/plainte-de-greenpeace-apres-une-altercation-avec-des-thoniers.html" target="_blank">harponner</a>, et l&#8217;opinion public donne toujours raison à leurs agresseurs. Des bénévoles aident les &laquo;&nbsp;pauvres&nbsp;&raquo; toujours plus nombreux, des écoles sont construites en Afrique, des éoliennes et des centrales solaires voient le jour, sous la pression des populations&#8230;</p>
<p>Mais ces actions paraissent bien dérisoires face à l&#8217;ampleur de la situation.</p>
<p>Alors que faire? Pour moi, il faut changer radicalement notre mode de vie, notre société. Il faut abolir le capitalisme. Communiste? Anarchiste? Non, je ne suis pas de ceux-là. Je veux simplement que chacun prenne conscience de ce qui nous attend si nous ne changeons pas de comportement.</p>
<p>Ces changements passent par la mise en œuvre de projets citoyens, tels que celui, si infime soit-il, de &laquo;&nbsp;<a href="http://lapoliteia.com/author/gg_tk/">gg-tk</a>&nbsp;&raquo;, baptisé &laquo;&nbsp;Utopia&nbsp;&raquo;, à juste titre. Je ne parle pas d&#8217;égalité entre tous les êtres, ni même de liberté totale pour tous, ces idées ne sont pas applicables, et le passé nous l&#8217;a démontré, notamment à travers le système communiste; je parle de prise de conscience, de nouveau départ et de respect de notre environnement. Certes, tout cela peut paraître bien utopique, et d&#8217;une banalité affligeante, mais la vérité est là : si nous voulons survivre, nous n&#8217;avons pas d&#8217;autre choix. Nous nous trompons de cible, taxer les riches et les banques ne nous sauvera pas, ce serait trop facile. Non, il faut changer radicalement notre système. Abolir la société de sur-consommation, de recherche du profit, d&#8217;une vie idéale (écran plat + belle voiture + blonde à forte poitrine).</p>
<p>Et pour parvenir à un tel projet, il faudrait convaincre TOUT le monde, et pas seulement les européens. Ces nations à convaincre incluraient donc : les États-Unis qui sont persuadés de s&#8217;en sortir en découvrant une technologie miracle et en stockant leur pétrole; la Chine, l&#8217;Inde et le Brésil, qui affirment légitimement leur &laquo;&nbsp;droit&nbsp;&raquo; à massacrer la planète comme nous, nations occidentales, l&#8217;avons fait pour évoluer; l&#8217;Indonésie qui brûle ses forêts pour satisfaire la voracité financière de ses dirigeants. Pour le reste des pays, l&#8217;impact écologique d&#8217;une non participation à un changement de comportement serait peu important. Et je crois que l&#8217;Afrique a pour le moment bien d&#8217;autres soucis que celui de consommer et produire vert.</p>
<p>Tout ceci montre bien que ce que nous allons devoir réaliser s&#8217;annonce comme très difficile. L&#8217;opinion publique internationale est loin d&#8217;être mûre. Tant que des sommets inter-gouvernementaux comme celui de <a href="http://www.wwf.fr/s-informer/actualites/l-accord-de-copenhague-est-un-echec-presque-total" target="_blank">Copenhague seront improductifs</a>, nous n&#8217;aurons aucune chance. Après cela, il faudra convaincre, par exemple, la Chine de fermer ses centrales à charbons, de construire des automobiles (80 000 vendus chaque jour) qui marcheront à l&#8217;hydrogène, par exemple. Et si une seule de ces nations refusait de suivre la &laquo;&nbsp;voie&nbsp;&raquo;, la planète serait mise en échec.</p>
<p>Nous avons donc encore énormément de chemin à faire, en très peu de temps. L&#8217;humanité se trouve certainement devant le plus grand défi qu&#8217;elle va devoir réaliser. Et le plus rageant serait d&#8217;avoir laissé notre planète se faire dévorer, alors que nous avions toutes les clés en main !</p>
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		<title>Jeunesse lève-toi !</title>
		<link>http://lapoliteia.com/jeunesse-leve-toi/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Apr 2010 01:47:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que les inégalités s'accroissent de plus en plus, que les services publics sont privatisés et que l'éducation elle-même devient la petite pute du capitalisme, le peuple et particulièrement la jeunesse, lobotomisés, n'en ont rien à faire. Pour une résurrection de la contestation, de l'utopisme et du mouvement hippie, unissons-nous !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><br />
A mon grand désarroi, je doit avouer que ce qui m&#8217;entraine à écrire cet article n&#8217;est autre que cette stupide machine à laver la cervelle qu&#8217;est la télévision. En effet, c&#8217;est un documentaire assez intéressant diffusé sur France 3, concernant la libération des moeurs des années 70 (libération sexuelle, mouvement hippie, luttes pour le droit à l&#8217;avortement et la tolérance des homosexuels,&#8230;) qui m&#8217;a amené ce soir dans un état d&#8217;esprit favorable à la production littéralo-politeio-bloguesque.</em></p>
<p><em>Cet article plein de nostalgie est donc une sorte d&#8217;appel. Un appel aux gens, aux blacks, aux jaunes, aux blancs, aux beurs, aux unijambistes, aux hétéros, aux homos, aux bi, aux loutres, aux communistes, aux anarchistes, aux jeunes, aux vieux, aux chauves, aux chevelus, aux chômeurs, aux fainéants, aux travailleurs et aux caribous. Un appel teinté d&#8217;espoir et d&#8217;utopie, de liberté et de tolérance. Car, ce soir, mes chers amis, Jesus Christ est un hippie.</em></p>
<h3>Les origines du mal</h3>
<p>La période post mai 68, appelée aussi parfois familièrement les seventeen, est pour le monde occidental le théâtre d&#8217;une grande Révolution culturelle emmenée par la jeunesse décadente. Entre autres, Le mouvement hippie (chevelus parfois également nommés &laquo;&nbsp;baba cool&nbsp;&raquo; dans notre cher hexagone), rejetant les valeurs traditionnelles, le système capitaliste consumériste et toute forme d&#8217;autorité ou de conformisme, fait figure de référence comme groupe de contestation sociale et culturelle. La libération sexuelle, l&#8217;amour libre, le naturisme sont autant de manifestations de cette revendication de liberté, de l&#8217;espoir en une nouvelle société solidaire et libertaire, basée sur l&#8217;amour universel, la tolérance et le plaisir plutôt que la réussite professionnelle, l&#8217;hypocrisie et l&#8217;appât du gain. Les mouvements féministes et LGBT se développent, des communautés alternatives se créent partout dans le monde. Mais, surtout, les mentalités changent. Car, quoi que certains puissent vouloir nous faire croire, toutes les luttes payent. Les droits des femmes progressent, l&#8217;avortement et la contraception sont légalisés, l&#8217;homosexualité n&#8217;est plus considérée comme un délit.<br />
Bref, cet article n&#8217;ayant pas pour objectif de retracer l&#8217;histoire, chose que je ne pourrai faire que très superficiellement et en écrivant moult inepties, je résumerai ce paragraphe ainsi : à l&#8217;époque, la classe bourgeoise conservatrice a eu chaud aux miches.</p>
<h3>La fin de la fête</h3>
<p>Mais malheureusement, pas de révolution sans contre-révolution. La fin des &laquo;&nbsp;trente glorieuses&nbsp;&raquo;, le choc pétrolier, les graves problèmes internes rencontrés notamment à cause de la surconsommation des drogues récréatives (marijuana et LSD), mettent rapidement un coup d&#8217;arrêt aux mouvements soixante-huitard et utopistes. Le chômage et la misère s&#8217;installent (du moins, encore plus qu&#8217;avant), l&#8217;économie déraille, le pessimisme commence à gangréner les esprits. L&#8217;état, l&#8217;éducation et les médias de lobotomie de masse capitalistes ne se privent évidemment pas d&#8217;apporter leur contribution à l&#8217;ouvrage.<br />
Après une période de progressisme social ayant réellement mis en danger l&#8217;ordre en place, les jeunes gauchistes regagnent leur foyer, les communautés hippies se dispersent, ceux qui refusaient d&#8217;agrandir le capital par leur travail pointent à l&#8217;ANPE (OK, ca n&#8217;existait pas à l&#8217;époque) : c&#8217;est une petite victoire de la bourgeoisie.<br />
Cependant, cette période aura laissé des traces dans la vie quotidienne de tout un chacun, par l&#8217;ouverture des mentalités mais également par les différents droits gagnés par exemple pour les femmes ou les homosexuels.</p>
<h3>Le silence des moutons</h3>
<p>Certes, la société actuelle, malgré des pressions réactionnaires quotidiennes menées par les médias et les gouvernements conservateurs et libéraux successifs (fussent-ils classés à &laquo;&nbsp;gauche&nbsp;&raquo; ou à &laquo;&nbsp;droite&nbsp;&raquo;), tend d&#8217;une manière générale à s&#8217;affranchir un peu des valeurs morales traditionnelles dictées par la religion. Par exemple, je pense que la tolérance envers les &laquo;&nbsp;non-héteros&nbsp;&raquo; a fait beaucoup de chemin ces dernières années, notamment grâce à l&#8217;influence d&#8217;Hollywood. Même si il reste une longue route à parcourir, et que cela reste très limité. Mais que reste t&#8217;il vraiment de l&#8217;esprit des années hippies ?<br />
A vrai dire, pas grand chose. La société capitaliste a bien fait son travail, par son travail de crétinisation intensive visant à dépouiller la population de tout intérêt à participer aux décisions politiques, et en installant un climat de pessimisme général ayant pour objectif de décrédibiliser et mettre en marge de la société toute pensée utopique qui oserai songer à une société meilleure.<br />
Les restes de la libération des moeurs ont quant à eux été pervertis et exploités sans scrupules par le système libéral. Alors que la nudité était à l&#8217;époque un symbole de la libération sexuelle, de la lutte contre la femme-objet et de la société théâtre, elle est aujourd&#8217;hui un produit de pure consommation. Des clips de rap truffés de putes en string aux émissions cumulant les femmes aux forts avantages naturels, le sexe n&#8217;est bien souvent plus qu&#8217;un moyen de vendre. Comme le parodiaient si bien les Guignols de l&#8217;info il y a quelques années : &laquo;&nbsp;du cul du cul du cul !&nbsp;&raquo;. En paraphrasant l&#8217;excellente chanson de l&#8217;artiste libre David TMX intitulée &laquo;&nbsp;rn&#8217;bite&nbsp;&raquo;, cette &laquo;&nbsp;société libérale soumise au dieu phallus&nbsp;&raquo; n&#8217;a plus rien des aspects libertaires et contestataires de la culture hippie. Pire, cette certaine tendance à coucher un peu partout n&#8217;est plus qu&#8217;un reflet de la superficialité pathétique d&#8217;une grande partie de la jeunesse.<br />
Tiens, parlons en de la jeunesse justement. Eh bien, pour causer franchement, en tant qu&#8217;étudiant engagé, je suis plutôt horrifié par ce que je voit quotidiennement autour de moi. Pour résumer ca en termes clairs, &laquo;&nbsp;les gens s&#8217;en foutent&nbsp;&raquo;. S&#8217;en foutent de quoi ? De tout. En particulier, de tout ce qui ne les concernent pas directement. Alors, bien sûr, on donne une petite piépiéce aux clodos de temps en temps, on soutient ponctuellement des associations humanitaires, on achète du commerce équitable pour se donner bonne conscience. Mais quid d&#8217;une véritable réfléxion ? Que nenni. Et au moment de passer à l&#8217;action, que répond on ? &laquo;&nbsp;De toute facon, ca sert à rien&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Qu&#8217;est-ce que j&#8217;en ai à foutre ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Oh non, moi je doit préparer mon aveniiiir !&nbsp;&raquo;. Comment ne pas être dépité, en voyant cette jeunesse qui n&#8217;est plus qu&#8217;une pauvre merde amorphe subissante, un troupeau de mouton crétinisé à la télé-réalité et dopée au culte du travail et de la réussite professionnelle.<br />
Enfin, heureusement, il existe encore quelques jeunes (et vieux) qui n&#8217;ont pas perdu espoir et qui sont prêts à se battre pour l&#8217;avènement d&#8217;une société idéale : Hippie isn&#8217;t dead.</p>
<h3>I have a dream</h3>
<p>Et voila tout le propos de cet article : je suis nostalgique. Nostalgique de cette période où la jeunesse croyait en un avenir meilleur, où la lutte et l&#8217;espoir avaient pris le pas sur la résignation.<br />
Le message que je voudrais faire passer aujourd&#8217;hui, c&#8217;est que malgré la passivité ambiante, la manipulation omniprésente des médias et l&#8217;éducation prostituée aux entreprises, il faut continuer de se battre. Tous ensemble, faisons en sorte que le mouvement hippie n&#8217;ai pas été la dernière des utopies socialistes.<br />
Regroupons-nous, réfléchissons à un projet de société alternatif, luttons quotidiennement par le dialogue et le refus de se soumettre aux conventions bourgeoises et capitalistes, limitons au maximum notre ancrage et notre contribution à l&#8217;expansion du grand capital.<br />
En d&#8217;autres termes, nous devons faire revivre le mouvement hippie. Mais d&#8217;une manière constructive, militante, engagée, en ne reproduisant pas les erreurs du passé qui ont causé sa perte (notamment un certain refus du progrès technologique pouvant s&#8217;apparenter à du réactionisme, et évidemment la trop grande consommation de substances dangereuses), et surtout en étant autre chose qu&#8217;une horde de jeunes bourgeois-bohèmes en manque de sensations fortes qui retourneront leur veste une fois bien placés dans la société.</p>
<p><strong>GLOIRE AU MOUVEMENT HIGEEK !</strong></p>
<p>C&#8217;était mon heure de folie hebdomadaire.</p>
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		<title>Le temps qui m&#8217;efface</title>
		<link>http://lapoliteia.com/le-temps-qui-mefface/</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 17:24:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>

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		<description><![CDATA[La vie n'est qu'une gigantesque pièce de théâtre, où l'homme n'est qu'un personnage superficiel manipulé et exploité par la société. Mais sous quelles formes, et dans quels buts ? C'est ce à quoi cet article tente d'apporter un début de réponse.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><br />
J&#8217;avais à la base prévu d&#8217;écrire un texte sur &laquo;&nbsp;la crétinisation de la société&nbsp;&raquo;, mais j&#8217;ai finalement décidé d&#8217;élargir un tout petit peu le sujet. Cet article portera donc sur l&#8217;effacement global et la manipulation de l&#8217;individu par cette même société. En d&#8217;autres termes, sur l&#8217;emprise qu&#8217;exerce quotidiennement le système sur chacun de nos esprits et ses conséquences. Evidemment, il ne pourra s&#8217;agir ici que d&#8217;une synthèse floue bien loin d&#8217;être exhaustive de ce qui pourrait se dire sur le sujet, retraçant les points que je pense les plus importants. Mais c&#8217;est déjà un début de réflexion.</em></p>
<h3>Quelques observations philosophiques préalables</h3>
<p>Il n&#8217;y a qu&#8217;à regarder autour de soi pour se rendre compte que tout n&#8217;est que pur chimère et fabrication de l&#8217;homme.<br />
Pas dans un sens matériel, mais intellectuel : le monde dans lequel nous vivons n&#8217;est qu&#8217;une gigantesque pièce de théâtre. La majorité des rapports sociaux entre êtres humains, de ce que nous disons, et même de ce que nous pensons est loin d&#8217;être naturelle et est liée à notre place dans la société. Cela va du petit pieux mensonge aux véritables manipulations préméditées. Nous ne sommes que des poupées de cire adoptant le masque que les autres veulent voir. On ne juge pas les gens sur leur être, mais sur leur paraître.<br />
L&#8217;interrogation qui se pose est alors celle-ci : est-ce dans la nature humaine de se falsifier aux yeux des autres, et parfois à nous-même ? A cela, je répondrai que, malgré le fait que cet instinct de survie sociale soit présent depuis des siècles, c&#8217;est bel et bien notre environnement qui nous modèle à sa guise.</p>
<h3>Au commencement des temps fût la religion</h3>
<p>Voila donc le plus vieil outil de manipulation des masses inventé par l&#8217;homme : la religion. Qu&#8217;elle soit monothéiste ou polythéiste, qu&#8217;elle puise ses sources dans la peur ou la tolérance, elle n&#8217;en demeure pas moins dans tous les cas la meilleure amie du pouvoir.<br />
La religion tire sa puissance de plusieurs éléments. Tout d&#8217;abord, l&#8217;implication d&#8217;êtres qui seraient &laquo;&nbsp;au dessus&nbsp;&raquo; des hommes, et est donc de surcroît insensible à toute critique émise par un être de chair. La religion permet à la fois de rassurer les hommes, de donner un sens à leur existence, mais également d&#8217;expliquer des décisions illogiques et tyraniques par le fruit de &laquo;&nbsp;la volonté de(s) dieu(x)&nbsp;&raquo;. Elle promet parfois aux hommes un paradis après la mort, pour ceux qui obéiront à ses précepts. C&#8217;est là toute sa perversité : en se faisant passer pour un ami supérieur, elle permet de faire passer en douceur le moindre des désirs de ceux qui la contrôlent.<br />
Mais le pire dans la religion n&#8217;est pas son effet immédiat en une époque donnée, c&#8217;est son moyen de diffusion transgénérationnel. Tous comme les MST (je vais me faire taper si des intégristes passent dans le coin), ce n&#8217;est pas la croyance en elle même qui est le pire des maux, mais sa transmission de génération en génération. On est souvent chrétien / musulman / &#8230; à cause du fait que sa famille ou plus généralement son pays l&#8217;est également.<br />
La religion n&#8217;est pas seulement un facteur de l&#8217;appauvrissement intellectuel, elle en tire profit afin de se diffuser au maximum. L&#8217;ignorance est le terreau de la religion, à laquelle elle se dit apporter une réponse vraie et universelle. Mais l&#8217;endoctrinement religieux fait également perdre à l&#8217;homme ses facultés de réflexion et d&#8217;interrogation sur le monde qui l&#8217;entoure, c&#8217;est un véritable cercle vicieux.</p>
<p>Encore aujourd&#8217;hui, les valeurs morales dictées par la religion influencent chacunes de nos pensées et actions. Cela inclut aussi bien les athées que les croyants. Les visions sur la sexualité sont à mon avis un des meilleurs exemples. Même dans notre société moderne, on stigmatise encore des gens pour leurs préférences sexuelles, ou on prétend que &laquo;&nbsp;la fidélité et l&#8217;amour&nbsp;&raquo; sont des choses sacrées. Alors qu&#8217;il ne s&#8217;agit en réalité que d&#8217;une odieuse morale inculquée par la société religieuse, et non pas de lois naturelles.<br />
Pour résumer, la religion, et en particulier la morale qui en découle est un des facteurs contribuant au formatage intellectuel des invididus, en lui dictant plus ou moins consciemment ce qu&#8217;il est bon de faire et ce qui est mauvais, en créant des conventions sociales absurdes qui nous font passer pour un &laquo;&nbsp;monstre&nbsp;&raquo; si on ne les suit pas.</p>
<h3>Le patriotisme et autres nationalismes</h3>
<p>Une autre manière toute aussi ancienne de manipuler les peuples est l&#8217;exaltation du &laquo;&nbsp;sentiment national&nbsp;&raquo;. Sans parler des idéologies extrêmistes dont nous connaissons tous les conséquences historiques, je parle là du patriotisme d&#8217;une manière générale, comme on peut le rencontrer aussi bien chez des gens de gauche que de droite. Cette fierté, ce sentiment d&#8217;appartenir à une même nationalité, à un même pays, de gens qui sont &laquo;&nbsp;comme nous&nbsp;&raquo;, du simple supporter de l&#8217;équipe nationnal au petit facho néo-nazi qui va tagguer des croix gammées.<br />
Le patriotisme n&#8217;est là encore qu&#8217;un moyen de manipuler les esprits faibles, de les faire entrer dans un moule, de les lobotomiser jusqu&#8217;à en faire de serviles moutons prêts à donner leur vie pour la patrie. Ce sentiment que &laquo;&nbsp;son peuple est mieux que les autres&nbsp;&raquo; mène d&#8217;ailleurs facilement à la xénophobie, et à la manipulation par la peur de l&#8217;étranger qui en résulte.</p>
<h3>Le travail</h3>
<p>La plus belle aliénation de l&#8217;homme moderne reste sans conteste celle du travail.<br />
Sans faire de karlmarxeries (enfin, si), le travailleur survit uniquement pour faire grossir encore et encore le capital qui l&#8217;exploite. Il est dépossédé du fruit de son travail par le capitaliste, ne lui laissant que de quoi assurer ses besoins de survie (et encore&#8230;) et cherchant à maximiser sa plus-value par tous les moyens, soit en augmentant la productivité horaire (fordisme,&#8230;), soit en augmentant le nombre d&#8217;heures de travail (ou en baissant le salaire). L&#8217;homme n&#8217;est plus un être humain, mais un outil, une vulgaire marchandise. Et également traité en conséquence.<br />
Le but dans la vie n&#8217;est plus d&#8217;être heureux et d&#8217;atteindre un épanouissement personnel basé sur les loisirs et la recherche de la connaissance, mais de s&#8217;élever dans la hiérarchie sociale. Réussir sa vie, dans un esprit capitaliste, c&#8217;est avoir réussi professionellement parlant, et implicitement gagner beaucoup d&#8217;argent. Encore pire que de spolier l&#8217;humain du plus clair de son temps, le culte du travail, de la compétition et de la réussite est bel et bien ancré dans les esprits, refoulant en marge de la société ceux qui refuseraient de se faire voler leur vie et de faire couler quotidiennement leur sueur pour engraisser la classe bourgeoise.<br />
Le travail, par le formatage intellectuel qu&#8217;il nécessite afin d&#8217;obtenir la plus grande productivité possible, par le temps et la place inaceptables qu&#8217;il prend dans la vie de chacun, et plus généralement par l&#8217;organisation de notre existence autour de lui, détruisant tout aspect ludique et toute volonté d&#8217;épanouissement personnel supplémentaire, est ainsi certainement à notre époque le plus grand facteur de médocrité intellectuelle de la société.</p>
<h3>L&#8217;éducation</h3>
<p>L&#8217;éducation aujourd&#8217;hui, ce n&#8217;est pas apprendre pour le plaisir de parfaire ses connaissances ou de découvrir de nouvelles choses. C&#8217;est former l&#8217;individu pour son entrée dans la &laquo;&nbsp;vie active&nbsp;&raquo;, dans le merveilleux monde du travail. C&#8217;est le formater, l&#8217;endoctriner, le manipuler afin qu&#8217;il soit un bon mouton servile prêt à être sacrifié sur l&#8217;autel du capitalisme. Etre éduqué, ce n&#8217;est pas apprendre de nouvelles choses, à réfléchir par soi-même ou à aimer débattre de tout et de rien. C&#8217;est se faire inculquer de force un certain nombre de valeurs, d&#8217;idées recues, de &laquo;&nbsp;politiquement correct&nbsp;&raquo; pour nous faire rentrer dans le moule. L&#8217;éducation, c&#8217;est la fabrication de toute pièce de robots dans un corps de chair, obnubilés par leur pseudo-réussite professionnelle, inintéressés par ce qui les entourent, incapables de se révolter.<br />
Bien au contraire d&#8217;emmener l&#8217;individu à devenir autonome et de développer sa personnalité, elle le réduit à l&#8217;état d&#8217;un simple produit d&#8217;un long processus de lobotomie collective, machine superficielle et formatée prête à devenir une excellente esclave volontaire du système capitaliste.</p>
<h3>La culture et les médias</h3>
<p>&laquo;&nbsp;Tous les jours, je lave mon cerveau avec la télévision&nbsp;&raquo;.<br />
Cette phrase reflète malheureusement parfaitement la réalité. Mais elle ne s&#8217;applique pas qu&#8217;à la seule télévision, sur laquelle on a trop souvent tendance à rejeter tous les maux. Les médias de masse, qu&#8217;il s&#8217;agisse de la presse, de la radio, de la télévision, d&#8217;Internet, manipulent et refaçonnent à leur guise l&#8217;information et par cette voie la pensée. Une énorme partie de ce qu&#8217;on appelle la &laquo;&nbsp;culture&nbsp;&raquo; n&#8217;est également pas épargnée. Musique préformatée, films grands publics vidés de toute substance, la littérature elle-même n&#8217;en est plus absoute. Il s&#8217;agit, d&#8217;une manière générale, d&#8217;emmener le spectateur à penser &laquo;&nbsp;comme il faut&nbsp;&raquo; (si on peut encore appeler ca &laquo;&nbsp;penser&nbsp;&raquo;), voir même occasionnellement de le manipuler pour quelque chose de précis (prenons par exemple la diffusion en boucle de reportages sur l&#8217;insécurité avant les élections). Mais la vraie finalité, comme toujours, est bien sûr pécunière. Non satisfaits de modeler l&#8217;opinion afin d&#8217;assurer la durabilité du système capitaliste, les médias sont également le principal moyen de vous faire consommer. Même si les plus avisés d&#8217;entre-nous peuvent penser être à l&#8217;abri, car conscients de la réalité (et on peut les comprendre, comme dirait Karl Marx &laquo;&nbsp;on ne peut combattre quelque chose dont on n&#8217;a pas conscience&nbsp;&raquo;), la publicité intensive et répétée joue sur nos comportements d&#8217;achats et l&#8217;image que nous avons d&#8217;une entreprise ou d&#8217;un produit.<br />
Pour résumer, la culture et les médias traditionnels ont également pour but de formater et de manipuler l&#8217;individu afin d&#8217;en faire un bon consommateur bien-pensant, inculte et non-dangereux pour le système en place. Il est paradoxalement plus facile de crétiniser totalement la société que de proposer quelque chose de valable.<br />
Cependant, cela ne signifie pas pour autant l&#8217;inexistence de médias et d&#8217;une culture alternatives, que ce soit sous forme de musique libre et engagée ou de sites d&#8217;informations plus ou moins indépendants (Indymedia, Bella Ciao, Rue89,&#8230;). Pour conclure : ne crois ce que tu peux voir.</p>
<h3>Du pain et des jeux</h3>
<p>Mais comment, lorsqu&#8217;on aborde le sujet de la crétinisation et de la manipulation des masses, ne pas parler de son plus bel aboutissement : le pseudo-sport télévisé !<br />
Je ne vous referai pas la magnifique chanson des Fatals Picards à ce sujet, même si le coeur y est. Ces milliers de supporters lobotomisés, supportant avec conviction une équipe avec laquelle ils n&#8217;ont souvent strictement aucun lien géographique, que ce soit devant la télé avec deux bières (une ptite dernière et une autre pour la route) en train de se détruire l&#8217;organe vocal, ou bien pour les plus émérites dans le stade avec quatre bières tout en scandant des slogans à la pointe de l&#8217;intellectualisme tels &laquo;&nbsp;PARIS PARIS ON T&#8217;ENCULE&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;MARSEILLEUUU VA NIQUER TA MERE A LA CANECANECANECANEBIERE&nbsp;&raquo; (et encore, c&#8217;est du light là). Je ne parlerai pas non plus du scandale de l&#8217;utilisation du sport en tant qu&#8217;activité purement lucrative, alors que par définition il s&#8217;agit d&#8217;un jeu pour s&#8217;amuser, du marché humain qui s&#8217;est même crée dans certains sports (notamment le football pour ne pas le citer), retirant le peu d&#8217;intérêt qu&#8217;il aurait pu encore rester. Bref, vous ne saurez pas à quel point m&#8217;horripile toute cette perte de temps à suivre qui rachète qui, qui a le plus d&#8217;argent, qui est le plus capable de truquer ses matchs.<br />
Mais pour en revenir un peu au sujet principal, sachez que cette perte de temps, justement, n&#8217;est pas là que pour gagner quelques deniers en produits dérivés et en jolies publicités. Participant activement à la crétinisation générale, le jeu marchand est également un excellent moyen d&#8217;attirer l&#8217;attention des gens sur ce qui ne fâche pas. Un mauvais bilan politique ? Une petite coupe du Monde, ca aide bien. Une grave crise sociale ? Mettez leur du pain et des jeux, le Peuple pardonnera. Et, surtout, d&#8217;une manière générale, un citoyen qui passe son temps sur de telles activités futiles, c&#8217;est aussi un citoyen qui aura moins le temps de penser et de remettre en cause la société ! Un citoyen béatement &laquo;&nbsp;heureux&nbsp;&raquo;, c&#8217;est un gentil consommateur.</p>
<h3>La société de consommation</h3>
<p>Pour conclure, posons nous la question de à qui profite le crime, quels sont les objectifs de cette lobotomie de masse volontaire.<br />
Peu importe l&#8217;époque ou la localisation, la manipulation du Peuple a dans tous les cas pour objectif commun de maintenir en place le système existant. Dans notre cas, le capitalisme libéral. Mais ce qui différencie l&#8217;époque actuelle de l&#8217;antiquité, c&#8217;est que l&#8217;effacement de la personnalité de tout un chacun n&#8217;est pas seulement un moyen de contrôle, mais également une arme de consommation. En plus d&#8217;être bien docile voir de promouvoir lui-même le système qui l&#8217;exploite, le citoyen lambda crétinisé est également un excellent consommateur, prêt à acheter n&#8217;importe quoi, influencable par de la propagande de mauvaise qualité. Le summum de cela pourrait être ce qu&#8217;on appelle l&#8217;effet mode : acheter et porter un produit de marque car c&#8217;est In, c&#8217;est à la mode, c&#8217;est trop la classe. Voir stigmatiser les personnes qui ont le malheur de ne pas se soumettre aux règles vestimentaires dictées par la mode et, évidemment derrière elle, les grands capitalistes qui en tirent profit.</p>
<p>Voilà donc l&#8217;homme moderne tel qu&#8217;il est : un être superficiel, exploité et manipulé mais heureux de son sort, intellectuellement borné et plein de préjugés, enfermé dans la cage qu&#8217;on lui a construit dès sa venue au Monde.</p>
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		<title>La vision du monde chez l’Homme</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 15:49:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Niggzs</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>

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		<description><![CDATA[Les croyances précèdent les raisonnements&#160;: les raisonnements ne sont que des croyances légitimes (acceptées) s’appuyant sur le cadre idéologique d’une société. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La vision que je vais développer ici se détache d’une vision scientiste du monde, perceptible dans <a href="http://lapoliteia.com/42-is-the-answer/">l’article de gg_tk</a> et dans bon nombre de vision du monde proche du milieu scientifique. Le parti pris est résolument philosophique, c’est sous cette forme qu’il faut aborder cet article : de très nombreux philosophes développent le même type de point de vue, sous d’autres formes et de manière dispersé. J’en évoquerais quelque uns. Ceux qui veulent éviter les prises de tête s’abstenir.</p>
<p>Cette explication est partielle, partiale et subjective. Cet article ne vise pas à la remise en cause de la science moderne occidentale, mais simplement de porter un regard critique sur celle-ci et d’en dégager les limites à mon sens trop souvent oubliées. J’expose ainsi modestement la manière dont je vois les choses, j’espère pouvoir vous donner matière à réflexion. Cet article est vraiment très long : si vous avez peu de temps revenez plus tard.</p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>« La science sans conscience n’est que ruine de l’âme »</strong></em></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Rabelais,  indéterminé, fin du XVème siècle – 1553, écrivain et humaniste Français de la renaissance).</em></p>
<p>J’invite tout le monde à méditer cette maxime. Je la perçois de la manière suivante : nous devons, et quelque soit la matière, toujours avoir conscience de nos limites, des limites de l’être humain, de son esprit, de sa perception et donc de la relativité et de la subjectivité de tout ce que nous savons et pensons savoir et de tout ce que découvrons. Vous l’avez compris je suis adepte de la philosophie du doute, philosophie déjà présente chez les penseurs Grecs.</p>
<h4>Le postulat de ma réflexion</h4>
<p>Le postulat est simple : partir de l’Homme avant de comprendre le monde, comprendre l’Homme, pour comprendre le monde dans lequel il évolue, car ce monde n’existe que dans la manière dont il le perçoit. Comme peut l’indiquer le titre de cet article, j’inverse totalement le point de départ de la réflexion : l’Homme n’a pas de place dans « le » monde, mais définit sa place dans « son » monde.</p>
<h4>Deux conséquences</h4>
<ul>
<li>Pas de monde existant prédéterminé, qu’il soit d’essence religieuse, philosophique, physique ou mathématique, mais un monde que nous découvrons sans cesse, avec les outils à notre disposition. Selon cette vision, le monde n’existe qu’à travers notre regard. La religion, la morale, les mathématiques, la physique, la biologie, la chimie, l’idéologie sont alors sur le même pied d’égalité : ceux ne sont que des outils, produits de l’esprit humain, donc perfectibles mais limités, visant à essayer d’expliquer et de comprendre le monde que nous percevons et que nous ne comprenons pas, et ainsi déterminer la place que nous pensons avoir dans l’univers que nous créons. En clair, le monde déiste ou mathématique n’existe pas en soit, ceux sont juste deux manières de voir le monde radicalement différentes. On ne peut en aucun cas prouver laquelle de ces théories est la bonne, mais on s’attache à celle qu’individuellement nous pensons la plus pertinente en fonction de nos convictions.</li>
<li>Il faut donc, avant même d’avoir une vision sur le monde, avoir une réflexion sur l’Homme dans son ensemble et sous toutes ses facettes. C’est seulement après ce préalable que nous pouvons avoir une vision du monde puisque c’est à travers l’Homme que nous pouvons l’appréhender. Nous ne pouvons nous détacher de ce regard forcément partiel, ce qui à pour conséquence que nous devons centrer le débat sur l’humain et regarder précisément le monde avec un regard ethno centré, tout défaillant qu’il soit.</li>
</ul>
<h3>1 : Les limites de l’être humain.</h3>
<p>Notre perception humaine est limitée par les limites physiques et intellectuelles de l’esprit humain (du cerveau). Nous ne pouvons appréhender l’univers car nous ne le percevons pas. Or ce que nous ne percevons pas, nous ne pouvons réellement l’envisager puisque nous l’imaginons (imagination elle aussi donc limitée par notre esprit, etc.). Tous nos sens sont limités par nos propres limites physiques, ce qui borne donc déjà notre propre perception des choses. Nous ne pouvons donc réellement appréhender la réalité ou la vérité, si celle-ci existe (ce dont je doute), ne faisons que la percevoir (perception elle-même partiale vous l’avez compris).</p>
<h3>2 : L’objectivité n’existe pas.</h3>
<p>Il découle du 1 que notre compréhension ne peut qu’être elle-même limitée. Nous ne pensons qu’avec ce dont nous disposons, c&#8217;est-à-dire le langage principalement (voir l’œuvre de Bergson sur ce sujet). Nos sens (limités) nous apportent des informations qui se transforment en perception (la manière de recueillir une information transforme l’information, car le recueille d’information découle déjà d’un point de vue et donc de présupposés, forcément contestables).<br />
L’objectivité n’existe donc pas. Nous expliquons et intériorisons des phénomènes que nous percevons à travers le filtre de nos perceptions et nous les développons et extériorisons à travers le filtre de notre langage. Le langage est le véhicule de notre pensé et non l’inverse. Ce que nous pensons être des explications rationnelles prouvant une vérité ne l’est donc pas. Nos explications sont biaisées dès le début, nous pouvons simplement les objectiver, mais sans avoir la naïveté d’être objectif.<br />
De plus, nous interprétons nos perceptions en fonction de donnée qui viennent encore plus déformer la réflexion, le prisme de l’Homme animal sociale (voir le 4).</p>
<h3>3 : Les outils à notre disposition sont limités.</h3>
<p>Pour palier à ce manque dont nous avons en partie conscience, les Hommes ont inventé des outils qui peuvent leur permettre de comprendre, d’expliquer, d’élargir, d’explorer le monde. Ces outils on été inventé par l’homme pour plusieurs raisons : volonté de compréhension, de légitimer ses certitudes, de légitimer un état de société, de conforter une société ou une manière de vivre, d’étancher la soif de curiosité de l’Homme. Ces outils sont les religions (sur toutes leurs formes), les idéologies (clé de lecture unique du monde), mais aussi les sciences actuelles (mathématique, physique, chimie, biologie, etc.).</p>
<p>Ces outils sont des apports qui doivent permettent de nous éclairer. Mais notre compréhension du monde vient déterminer la manière dont nous construisons nos outils, établissant alors une relation entre la manière dont nous percevons le monde et la manière dont nous voulons et nous nous donnons les moyens de la comprendre. La aussi, en reprenant le 1 et le 2, vous comprenez bien que ces outils sont alors eux aussi étroits puisqu’ils découlent précisément de l’esprit humain (et donc des conséquences qui en résultent). Ils ne nous fournissent qu’un cadre de réflexion, lui aussi avec ses défauts. Ce cadre nous fourni notre univers compréhensif, il n’est en rien la vérité mais une vérité. C’est l’univers que nous créons à travers la perception puis l’interprétation des observations prélevées par nos outils. Nous atteignons un degré de connaissance donné qui nous permet de vivre avec nos certitudes, mais qui n’est et ne sera jamais la vérité.</p>
<p>Actuellement nous avons créé l’univers tel que nous l’imaginons par le prisme (forcément déformant) des outils que nous utilisons : mathématique et physique pour être schématique (et encore seulement dans nos sociétés occidentales laïcisées). Ceux ne sont que des outils, en rien une vérité en soit ! On tente de prouver par les mathématiques l’existence de ces mêmes mathématiques (au sens lois de l’univers), ce qui est absurde puisque cela est impossible, on ne peut prouver un outil par lui-même à moins de se mordre la queue, ce qui ne présente aucun intérêt pratique au final, puisque l’on a rien prouvé, si ce n’est notre propre esprit logique.</p>
<h3>4 : L’Homme animal social.</h3>
<p>L’homme est un animal politique et social (certains assimilent les deux termes, pas de société sans politique et inversement, c’est le cas d’Hanna Arendt par exemple). Ce qui fait la définition  et le caractère de l’Homme, c’est la société humaine. L’homme existe dans un milieu social donné, dans une société donnée, avec une éducation et des croyances données, à un moment donné de l’évolution de l’Homme et de sa société d’appartenance, en relation avec un milieu donné. La réflexion de l’homme doit donc être appréhendée à travers cet état de fait : sentiment, émotion, relation humaine, croyance, état de société, type de développement, etc. Tout cela concourt à encore plus brouiller nos réflexions, que nous tentons d’objectiver pour s’en détacher (mais en réalité ce n’est bien souvent qu’un veux pieu). L’interprétation des donnés à notre dispositions s’en trouve modifiée en profondeur en fonction de ces critères. Au cœur de la réflexion humaine, la relativité doit donc toujours être présente.</p>
<h3>5 : La physique à l’origine de tout ? Et la science dans tout cela ?</h3>
<p>Je partage tout à fait un certain nombre de constats effectués dans son article par gg_tk, notamment sur l’amour, la morale, les sentiments humains : mirage et illusion. Mais en réalité il ne développe pas assez et ne va pas assez loin dans sa réflexion. Puisque tous ces attributs de l’esprit humain n’ont en réalité que peu de sens, pourquoi la science en aurait-elle plus, alors qu’elle est justement l’aboutissement d’une réflexion de l’être humain ?</p>
<p>Nous aboutissons ici à une réflexion philosophique de très haut niveau, mobilisant les concepts « d’en soit et de pour soi »,  la phénoménologie de Hegel, l’existentialisme Sartrien et j’en passe. Je vous ferez grâce de ces développements qui pourraient prendre des bibliothèques entières. Ces réflexions ne se limitent pas aux sciences bien au contraire, mais comme toutes œuvres philosophiques, elles s’y attardent.</p>
<p>Mon sentiment est tout simplement que, contrairement à la manière dont l&#8217;expose gg_tk, on ne peut poser comme postulat l’existence d’un univers physique, régit par des lois mathématiques intangibles, universelles et un être humain régenté par des lois biologiques. Ce postulat qu’il assène comme une vérité en soit, n’en est pas une, car elle découle d’une opinion, elle-même dictée par ses propres croyances (que je partage par ailleurs). Foi (et je pèse mes mots) dans la science occidentale moderne et ses principes : raison, observation empirique, paradigme de physique-mathématique, rationalité et objectivité d’où découle les matières de physique, de mathématique ou de biologie. Cette foi à un nom : le scientisme. Qu’est-ce que le scientisme : une idéologie, mode de pensée politique laïcisé, qui passe par une pratique comportant tous les attributs de la religiosité (pour faire très simple). Il s&#8217;agit d&#8217;une foi dans l&#8217;application des principes et méthodes de la science dans tous les domaines. Je ne parle pas ici du scientisme dans l’application rationnelle de la société, des conséquences de celle-ci sur la politique, négation de la démocratie, mais cette conception universelle et unique de notre place dans ce monde que l’on ne peut remettre en cause (mon dieu, remettre en cause la science, c’est la voie ouverte à l’obscurantisme et à la violence… !). Je parle ici de scientisme dans cette foi aveugle des sciences actuelles.</p>
<p>Le monde mathématique tel qu’exposé de cette matière, relève d’une croyance religieuse ou d’une idéologie. Il faut savoir remettre en cause cet outil de l’être humain qui est incapable de comprendre réellement le monde dans lequel nous vivons et le sera peut être à jamais, car le monde est infini et notre esprit est fini (bon ok c’est limite mais vous avez l’idée). Notre science se transforme en religion à partir du moment où l’on ne porte plus un réel regard critique sur cette matière et son objet : avec la spécialisation des compétences nous avons perdu un certain recul. Les mathématiciens et physiciens étaient avant tout des philosophes jusqu’au XIXème siècle, ce n’est pas un hasard.</p>
<div id="attachment_104" class="wp-caption aligncenter" style="width: 503px"><img class="size-full wp-image-104" title="daVinciVitruve" src="http://lapoliteia.com/wp-content/uploads/2010/02/daVinciVitruve.jpg" alt="L'homme vitruvien de Leonard de Vinci" width="493" height="488" /><p class="wp-caption-text">L&#39;homme vitruvien de Leonard de Vinci</p></div>
<p>On aboutit alors à ce constat ironique : en posant le postulat d’un monde physique régit par des lois mathématiques, postulat basé sur des croyances rationnelles (que je ne remets pas en cause par ailleurs), postulat à caractère finalement religieux (la foi dans ces croyances pour la recherche de la vérité), on termine sur l’absurdité d’une position ou l’on défend des principes de rationalités en exposant un paradigme de type religieux, négation des principes défendus. Il me parait alors évident de procéder en renversant le départ de la réflexion.</p>
<p>Pour tous ceux qui me rétorqueront que les mathématiques sont bien plus que cela (ils se reconnaîtront), je leur répondrais alors que ceux qu’ils envisagent, ce n’est pas des mathématiques, mais de la métaphysique tel que pratiqué par tout philosophe. Ils ne sont alors plus dans le domaine de la raison, mais celui de l’imagination, domaine où l’on tente de trouver une preuve tangible à travers des modèles mathématiques, ce qui se révèle impraticable. Je comprends tout à fait leur point de vue mais je ne le partage pas, car il revient soit à adopter le point de vue réducteur d’une forme de religiosité des mathématiques déifiées comme vérité intangible du monde (ce dont on ne peut prouver, tout comme l’existence de dieu), ou déformer le terme et le transformer, aboutissant à une confusion préjudiciable. Je ne partage pas ce point de vue, mais je ne le rejette pas, et je peux tout à fait l’envisager. Je ne suis sûr de rien, j’apporte juste un point de vue potentiellement opposé : j’aime la contradiction, et le point de vue des scientifiques, mathématiciens, informaticiens sûr d’eux-mêmes sur le sujet, ayant la science infuse et détenteur de la vérité m’irrite profondément, suffisamment pour que je veuille leur apporter la contradiction et remettre en cause ce monopôle de la pensée scientifique de l’univers et de notre monde.</p>
<p>Une phrase pourrait résumer ma pensée et l’exposition que je viens de faire : <em><strong>« Les croyances précèdent les raisonnements »</strong></em>.</p>
<p>J’irais même bien plus loin. Les raisonnements sont des croyances que nous percevons actuellement comme légitime, car déterminés sur des manières de penser et de voir que nous acceptons pour leur adéquation à des croyances partagées dans notre société, dans un cadre de pensée particulier, croyances dont nous pensons qu’elles nous permettent de déterminer une certaine vérité :<strong> les raisonnements ne sont donc que des croyances légitimes s’appuyant sur le cadre idéologique d’une société</strong>. Les religions sont rationnelles, les idéologies aussi, c’est un type de rationalité différent, d’un mode et cadre de pensée différent, dans un monde perçu différemment. La meilleure preuve est l’une des définitions de l’idéologie, logique d’une idée (H. Arendt), qui peut aussi s’appliquer aux religions (on fait très souvent l’analogie entre les deux, c’est un angle d’attaque souvent utilisé, notamment par Paul Ricœur, mais pas seulement). On pousse la l’idée jusqu’au bout de sa logique, parfois infernal. Cette réflexion est « logique » dans sa croyance du monde. Notre monde précède de la même « logique » si je puis dire, les mathématiques aussi : un outil que l’on veut rationnel, mais que l’on a adossé à des croyances. Rien ne prouve qu’elles soient vraies, car l’outil servant à les démontrer est lui-même entaché des mêmes limites. Comme les religions, on pense universel ce qui ne l’est peut-être pas (et si d’autres mondes physiques existaient, avec d’autre lois ?). Cette croyance en la vérité mathématique relève finalement du mythe, en tout cas, vérité construite de cette manière (sans juger par ailleurs cette vérité). C’est ici que l’on réintroduit le politique dans la réflexion, par le biais du mécanisme de la légitimité, de la construction du savoir, du mythe, de l’idéologie.</p>
<p>En conclusion, que dire ? Finalement que nous ne sommes sûr de rien et que nous tâtonnons, qu’il faut avoir conscience de nos limites (sans le déplorer forcément ou ne pas l’accepter) et être prêt à tout remettre en cause, même nos certitudes (philosophiquement parlant, car sinon nous ne pouvons vivre).<br />
Qu’un sujet comme celui-ci mobilise bien plus que l’esprit scientifique de l’homme et que cette question de l’Homme et de son monde restera à jamais LA question que nous nous poserons jusqu’ à la fin des temps.</p>
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		<title>42 is the answer</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 17:42:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression libre]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce modeste texte tente d'exposer au monde (pauvre monde, je t'aimais bien pourtant :'() la manière philosophique dont j'entrevois l'univers et le sens de la vie par la lunette de mon esprit malade. Un raisonnement purement scientifique et matérialiste remettant en cause toutes les illusions de notre existence et pseudo-valeurs créées par notre société. No Future !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ce modeste texte a pour objectif d&#8217;essayer de définir, de manière simple et évidemment non exhaustive, la manière (actuelle) dont je vois le monde, l&#8217;univers, la vie et tout le reste. De tout temps (introduction classique me direz-vous), les Hommes (mais, qui sait, peut-être pas uniquement eux) ont été tiraillés par LA grande question, pouvant prendre multiples formes. Quel est le sens de tout cela ? Pourquoi sommes nous ici ? Quel est le but de notre existence ? A cela, je répondrai tout simplement : 42. Eu, non, je reprend. A cela, je répondrai tout simplement : mais pour rien ma ptite pupuce.</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<h3>A l&#8217;origine de tout : la physique</h3>
<p>Prenons donc pour fait la chose suivante : la science est la seule vérité en laquelle nous pouvons croire. Quand je parle de science, je ne parle pas des connaissances incomplètes et sûrement erronées que l&#8217;homme possède de l&#8217;univers, mais plutôt d&#8217;une manière générale de tout ce qui est, du fonctionnement réel de l&#8217;univers selon des principes et lois.<br />
Tout dans l&#8217;univers, que ce soit sur notre bonne vieille planète ou au fin fond d&#8217;un trou noir dans une galaxie lointaine, je dis bien absolument tout, obéit à des règles physiques et chimiques. Tout ce qui nous entoure est (selon nos connaissances actuelles, mais le raisonnement reste le même y compris avec des théories impliquant l&#8217;existence d&#8217;autres dimensions, d&#8217;un univers composé de cordelettes qui vibrent à des fréquences différentes pour donner les éléments infimes de notre univers, et que sais-je encore : l&#8217;important est l&#8217;existence de lois), composé de matière (quarks, atomes, molécules,&#8230;), du simple caillou à nos cellules humaines. Et ces règles s&#8217;appliquent partout, en tout temps, et de la même manière. En d&#8217;autres termes, si nous partons d&#8217;une situation physique donnée, alors ce qui va en découler (réactions chimiques,&#8230;) sera forcément indissociable de ce qui se passerait avec une situation physique semblable en tous points (au poil de cul près comme dirait l&#8217;autre) à celle-ci. Par exemple, si nous partons de deux univers A et B identiques (imaginons nous au Big Bang, tout ça), alors leur évolution sera indubitablement la même. Pas plus qu&#8217;en informatique il n&#8217;existe de hasard dans la science, pour deux mêmes causes physiques strictement identiques, même conséquences.</p>
<p>Le cerveau humain ne fait pas exception à cela : il s&#8217;agit d&#8217;un assemblage de cellules, obtenu par le mécanisme de l&#8217;évolution des espèces, par la sélection naturelle, qui a finit par donner cet organe étonnant et magnifiquement complexe qu&#8217;est notre encéphale. Il n&#8217;existe ni Dieu, ni créateur, ni âme, ni quelconque &laquo;&nbsp;matière pensante&nbsp;&raquo; autre que celle formée par ces molécules, atomes etc assemblés entre eux et réagissant au travers de réactions chimiques : tout est matière.</p>
<h3>La réflexion, l&#8217;être, le choix, et tout ce qui s&#8217;ensuit</h3>
<p>Ainsi donc, nous pouvons en déduire que la pensée en elle même n&#8217;existe pas. En effet, elle n&#8217;est autre que le fruit de ces réactions chimiques, de cette évolution des espèces. Comme dirait notre bon vieux pote Spinoza avec sa pierre qui est lancée, ce n&#8217;est pas parce-qu&#8217;elle a l&#8217;impression de faire usage de son libre-arbitre et de sa volonté pour &laquo;&nbsp;voler&nbsp;&raquo; que c&#8217;est en réalité le cas. La réfléxion n&#8217;en est pas une, c&#8217;est le traitement de données par une matière physique formant le cerveau. Le choix n&#8217;en est pas un, nous agissons comme l&#8217;évolution des espèces nous l&#8217;a appris, au mieux pour survivre. Toute activité cérébrale est chimique, respectant les règles fondamentales de la chimie : c&#8217;est déprimant, mais nous ne sommes rien de plus qu&#8217;un gros ordinateur biologique ultra-performant.</p>
<h3>La relativité de l&#8217;existence</h3>
<p>Mais nous pourrions aller encore plus loin en nous interrogeant sur la réalité de notre existence même.<br />
Si tout est matière, qu&#8217;est-ce qui délimite notre planète, les arbres, les poissons rouges, nous, notre cerveau, les molécules qui nous composent ? Absolument rien. Tout est relatif, tout est question d&#8217;échelle, tout est fichier (ah, non, pardon, on me fait signe en régie que ca c&#8217;est sous UNIX). Prenons le mauvais exemple d&#8217;une forêt, une grosse, la forêt amazonienne tiens. Vu de loin, nous voyons la forêt dans son ensemble. Pas l&#8217;arbre, et encore moins la feuille ou la molécule de feuille. Qu&#8217;est-ce qui délimite cette forêt ? Notre point de vue. Qu&#8217;est-ce qui délimite l&#8217;arbre ? Notre point de vue. Qu&#8217;est-ce qui peut délimiter l&#8217;être humain, l&#8217;animal, de la terre, de l&#8217;air, de la chaise sur laquelle il est assis ? Encore, une fois, absolument rien (enfin si, notre point de vue, mais je pense que vous aurez compris). Tout ce qui nous entoure existe car nous l&#8217;imaginons ainsi, mais en réalité l&#8217;univers n&#8217;est qu&#8217;un gros tas de particules réagissant entre elles. Et obtenues à cet endroit à ce moment précis par ce que j&#8217;appellerai humblement le Darwinisme Physique. Le Darwinisme Physique est à l&#8217;univers et à la physique ce que le Darwinisme est à la sélection naturelle : l&#8217;évolution de la matière qui fait que, voilà, ca donne ce résultat, en conséquence des règles de la physique (oé, bon, ok, difficile à mettre en mots). Le Darwinisme n&#8217;en est d&#8217;ailleurs qu&#8217;une application à la biologie. Le célèbre &laquo;&nbsp;Cogito ergo sum&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;je pense donc je suis&nbsp;&raquo;) de Descartes (bouuuh, je l&#8217;aime pas celui-là), serait donc de fait en total contradiction avec les simples lois scientifiques : la pensée n&#8217;étant que réactions chimiques, et l&#8217;être humain n&#8217;existant physiquement que d&#8217;un point de vue subjectif, le fait de &laquo;&nbsp;penser&nbsp;&raquo; ne signifie pas l&#8217;existence de quelconque &laquo;&nbsp;matière pensante&nbsp;&raquo; ou même individualité.</p>
<h3>Monthy Python : le sens de la vie</h3>
<p>OMGWTFBBQ, me direz-vous. Mais alors, je n&#8217;existe pas, et ce que j&#8217;appelle moi n&#8217;est en réalité qu&#8217;un gros tas de particules chimiques au milieu d&#8217;autres, sans but réel, sans raison d&#8217;exister ? He bah oé, t&#8217;as tout compris mon ptit pote, répondrai-je. Et il faut bien sûr étendre cela à tout et n&#8217;importe quoi. Aux sentiments humains, par exemple. Là encore, que de la biologie, de la chimie, de la sélection naturelle, et tout le tralala. Et ce n&#8217;est pas moi qui l&#8217;invente, cela fait longtemps qu&#8217;on nous répète que l&#8217;Homme n&#8217;est qu&#8217;un animal sexuel programmé pour survivre. Tout le reste n&#8217;est qu&#8217;invention, fruit de la société et de la culture environnante.<br />
En tant que gros geek, j&#8217;aime beaucoup comparer l&#8217;univers aux &laquo;&nbsp;couches&nbsp;&raquo; de l&#8217;informatique. Au plus bas niveau (d&#8217;abstraction), nous avons le circuit physique. Ce qui pourrait correspondre à la matière chimique. Puis le BIOS (les cellules), le Système d&#8217;Exploitation (les organes), jusqu&#8217;à arriver aux programmes, ce que nous voyons en tant qu&#8217;être humain quotidiennement. Des sentiments de &laquo;&nbsp;haut niveau&nbsp;&raquo; qui n&#8217;existent pas, le plus bel exemple étant l&#8217;Amour. Un mélange d&#8217;attirance sexuelle, de préjugés, de mirages et d&#8217;illusions. Sans parler de la fameuse &laquo;&nbsp;morale&nbsp;&raquo;, qui n&#8217;a en réalité aucun sens et diffère selon les âges et cultures. Et oui, tout ce qui semble nous différencier de l&#8217;animal est en réalité loin d&#8217;être logique, naturel et inné.</p>
<h3>Le paradoxe entre ce qui est, et comment nous devons le vivre</h3>
<p>Mais alors, si nous ne sommes que des machines biologiques, sans but, sans raison d&#8217;exister, que devons nous faire ? Devons nous vivre sans amour, sans plaisir, dans la tristesse et le renoncement ?<br />
Bien sûr que non ! Et voilà donc le grand paradoxe de la vie. Le tout est d&#8217;être conscient de la réalité, mais nous devons pourtant en faire abstraction si nous ne voulons pas voir disparaître l&#8217;Humanité dans la dépression et le chaos. Nous n&#8217;existons pas ? La pensée n&#8217;existe pas ? Les sentiments, l&#8217;amitié, l&#8217;Amour n&#8217;existent pas ? Rien à branler. Il est de notre survie de faire comme si. Tout en gardant la réalité à l&#8217;esprit afin de combattre les tabous et interdictions stupides semées par notre société (un petit passage par Le Supplément au voyage de Bougainville de Diderot à propos des parties de jambes en l&#8217;air entre Otaïtiens serait une bonne lecture, aaah le lycée, que de souvenirs !). Il ne faudrait pas non plus tomber dans une sorte de déterminisme qui voudrait que, du fait de la non-existence d&#8217;une réelle liberté, nous nous disions &laquo;&nbsp;que de toute manière tout est déjà prédéterminé&nbsp;&raquo;, ou &laquo;&nbsp;je peux faire tout et n&#8217;importe quoi, y compris les choses les plus horribles, c&#8217;est pas de ma faute de toute facon !&nbsp;&raquo;. Un minimum de responsabilité personnelle reste nécessaire.</p>
<p>Ainsi donc, de ce point de vue, la manière la plus logique de vivre la vie serait purement hédoniste : avoir le plus de plaisir, tout en souffrant le moins possible. Faisons fi de la morale de bas étage, des complications et embêtements inutiles voulus par la société. Nous n&#8217;avons qu&#8217;une seule vie (du moins, je le crois), profitons en au maximum et ne laissons pas la société nous la voler, que ce soit par la morale ou l&#8217;aliénation au travail.<br />
J&#8217;ajouterai à cela une deuxième règle d&#8217;or, également très importante : en plus de faire ton bonheur, fait le également pour les autres. Voilà là ce qu&#8217;on pourrait considérer comme ma &laquo;&nbsp;définition&nbsp;&raquo; de la morale : ce qui est favorable au bonheur des autres est le &laquo;&nbsp;bien&nbsp;&raquo;, ce qui est défavorable aux autres est le &laquo;&nbsp;mal&nbsp;&raquo;. Non seulement pour l&#8217;intérêt commun, mais également pour l&#8217;intérêt individuel : ce n&#8217;est pas forcément évident à première vue, mais faire le bonheur des autres et se battre pour le bien commun est bien plus gratifiant et apporte une meilleure estime de soi qu&#8217;une existence purement égoïste et individualiste.</p>
<h3>La théorie du multivers virtualisé</h3>
<p>J&#8217;aimerai conclure en présentant une théorie que je trouve intéressante, bien qu&#8217;improuvable et qui s&#8217;écarte certes un peu du sujet précédent.<br />
Je ne me souvient pas exactement dans quelles circonstances j&#8217;ai été ammené à faire plus de recherches (sur Internet) sur ce concept, ce dont je me rappelle est que j&#8217;étais alors, en tant que bon geek, en train de penser à développer un programme de simulation de vie / intelligence artificielle. Je me suis alors demandé : pourquoi ne pas faire plutôt une simulation d&#8217;une sorte d&#8217;univers, en 2D, qui évoluerait selon des règles physiques simplifiées propres à lui-même ? Avec la puissance nécessaire, et des règles bien choisies, cela pourrait théoriquement évoluer d&#8217;une manière comparable à notre propre univers et sa matière !<br />
Imaginons maintenant quelques secondes la scène suivante : une autre civilisation, en un autre lieu et un autre temps, disposant d&#8217;une puissance informatique phénoménale. Et décidant de créer un tel simulateur d&#8217;univers en 3D, avec l&#8217;ensemble des règles physiques de notre univers à nous. Son évolution, d&#8217;une échelle macroscopique (création des galaxies, étoiles, planètes,&#8230;) à une échelle microscopique (cellules, vie, intelligence) pourrait être semblable au nôtre ! La vie, ainsi virtuellement créée, pourrait alors penser et percevoir les choses exactement de la même manière que nous autres pauvres êtres humains. Mais si cela était possible ? Si nous n&#8217;étions nous même qu&#8217;issus d&#8217;une simulation physique informatique ultra-perfectionnée, réalisée dans un univers aux règles de base peut-être fondamentalement éloignées de celles que nous connaissons ? Cela expliquerait alors beaucoup de choses, des incohérences, le fonctionnement complexe de l&#8217;univers. Et le fantasme de tout être simulateur serait certainement de voir une forme de vie simulée se rendre compte qu&#8217;elle n&#8217;est finalement qu&#8217;une simulation. C&#8217;est peut être la seule théorique logique qui admettrait l&#8217;existence d&#8217;une sorte de &laquo;&nbsp;créateur&nbsp;&raquo; de l&#8217;univers, et dont nous retrouvons des fragments dans des oeuvres connues de la culture populaire (Matrix, Men In Black,&#8230;). Mais ce n&#8217;est qu&#8217;une possibilité qu&#8217;il nous sera malheureusement pour toujours impossible de vérifier ou de contredire.</p>
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