Les mots ont un sens

Publié le 04 février 2010 à 23h12 dans Langage

Ne vous est-il jamais arrivé de ne pas réussir à exprimer votre pensée faute de trouver le mot qui convienne ? Comme si le mot que l’on cherchait n’existait pas. On sait pourtant qu’il existe, puisqu’on le ressent, c’est juste que l’on arrive pas à le dire. Un simple trou de mémoire, ou un manque de vocabulaire, voilà ce que traduit cette difficulté momentanée à s’exprimer.

On n’invente pas les mots

Quoique c’est peut-être un sentiment inédit que vous avez ressenti là, jamais répertorié ! Après avoir bien vérifié les mots existants et validés par l’Académie Française, et qu’aucun ne corresponde au sens exact de votre pensée, allez donc vite le faire breveter. Ainsi, à l’instar de Peyo qui inventa le schtroumpf, en désignant un bidule dont il ne se rappelait plus le nom à son ami Franquin, vous vous schtroumpferez gloire et fortune.
À moins que, plus modestement, vous finissiez par trouver un substitut au sentiment ineffable, convaincant ou non, se persuadant qu’il correspondait à votre idée. Et, sauf si vous êtes le fils spirituel de Tolkien, c’est normal ; inventer des mots n’est pas monnaie courante. Contrairement à l’altération de leur sens, qui paraît être une évolution inéluctable.

On invente leurs sens

Faisons une expérience amusante, et surtout éclairante, pour constater cela. Demandez à un panel de 10 personnes de votre entourage (choisi selon la méthode des quotas, avec exactement 5,14 femmes et et 1,62 vieux) de donner une définition de Dieu.
A moins de mettre 2 cases à cocher pour savoir si oui ou non c’est le père Noël, vous aurez de nombreuses réponses différentes. On pourrait penser que Dieu est une exception, mais essayez avec politique, liberté, démocratie, terrorisme, Web 2.0, etc. J’ai bien sûr choisi des mots conceptuels, avec moutarde par exemple vous ne trouverez sans doute qu’une seule définition… Mais vous m’accorderez que dans un débat, le sens de démocratie est plus utile que celui de moutarde. L’ennui est que le sens de tels mots, plus que le contexte, dépend de la sensibilité de chacun. Cela engendre d’évidents problèmes de compréhension.

La confusion, ou pourquoi j’aime les cons

Comment alors dialoguer, discuter, débattre, si nous n’entendons pas la même chose pour un même mot ? Les politiciens, publicitaires, et autres chargés de manipulation en ont fait un art très prisé. Ils préfèrent jouer sur les mots ; au détriment hélas, de réels débats de fond. Seulement, les mots ne sont pas là par hasard, leurs évolutions et leur sens premier nous éclairent même beaucoup sur la réalité. Ainsi, comment peut-on prétendre que l’on ne vit pas dans une société machiste, sachant qu’un mot désignant le sexe féminin, soit devenu une vulgaire insulte ?

Alors je pense que le meilleur moyen de redonner du sens aux mots est d’en parler, au moins pour pouvoir se comprendre entre nous, au mieux pour pouvoir débattre. C’est le sens de la création de la rubrique langage, pour porter un regard critique sur l’outil qui nous permet d’être critique, qui nous permet de parler, et même de penser.

Vous pourriez me dire qu’il ne faut pas exagérer, ce n’est qu’un moyen de communication que l’on a inventé, on pensait avant de parler. D’ailleurs comme le disait un grand penseur de notre temps, ils peuvent tout nous prendre, ça ne nous empêchera d’avoir notre liberté de penser.
Une petite question cependant : quand vous réfléchissez vous pensez bien avec des mots, non ? Et si les mots sont limités, nos réflexions ne le seraient-elles pas aussi ?

23 réactions

  1. #1 SchtroumpfBreton le 5 février 2010

    Lorsque j’ai cherché un pseudo, je devais être en manque d’inspiration. J’aurais pu m’appeler BiduleDu22. (ouf, ce n’est pas le cas)

    Si je suis ton raisonnement, un sourd-muet qui ne sait pas lire (pas de chance) n’aurait aucun moyen de réflexion. Et les animaux pensent eux aussi il me semble. Réfléchissent du moins. Pourtant, il n’a pas encore été prouvé qu’ils utilisent des mots (koin n’est pas un mot)

    Sinon, étant plus ou moins multilingue, il m’arrive pour le travail de réfléchir en anglais, et c’est vrai que les raisonnement sont parfois différents.
    Et pour les mots qui n’arrivent pas, ça m’arrive souvent et c’est souvent quand je joue à un jeu de rapidité (Et donc, je perds)

    Sur ce, je vais me coucher. Je vous raconterais demain ce que la nuit m’aura conseillée sur le sujet.

  2. #2 Lyne Faynel le 5 février 2010

    Je viens de faire un bond dans le passé… J’y ai même deviné le prochain sujet… huhu Mais à l’époque, nous étions allé bien plus loin dans la réflexion, Brogol, tu es rouillé, ou tu as perdu les logs ? :D

    Bon, entre temps, j’avoue avoir gagné la flemme de mettre en mots tout cela, alors, pour l’instant, je me contenterai de penser et de ressentir sans l’exprimer. Amusez-vous bien, quoi qu’il en soit.

  3. #3 ** le 5 février 2010

    @SchtroumpfBreton:

    les animaux ne pensent pas.Je pense qu’ils ne font que réagir à des besoins et des reflexes, mais qu’ils ne réflechissent pas.A chacuns des besoins qu’ils auront dans leur existence, un cri correspond(le danger, la faim, la douleur etc) qui n’est pas la manifestation d’une pensée.

    Concernant le cas d’un sourd muet ne sachant pas lire, je crois qu’il est tout de même capable de percevoir les choses et que sa raison humaine lui permet den faire un concept et donc de penser.

  4. #4 Brogol lien website le 5 février 2010

    @SchtroumpfBreton:
    Les mots ne sont pas le seul moyen de communication, je me suis focalisé là-dessus car c’est le moyen de communication le plus répandu chez nous. Je pense qu’un sourd muet ne sachant pas lire aura développé des capacités de toucher et d’odorat extraordinaires par exemple. Et qu’il pensera ainsi à l’aide de ses propres connaissances lui permettant de conceptualiser la réalité.
    Et si on prend le cas de quelqu’un qui n’a aucune perception du monde qui l’entoure, je crains qu’il ne pourra pas développer de réflexion. Quoique dans les connaissances humaines actuels on ne peut exclure la possibilité de l’existence d’une noosphère.

    @**:
    Pour les animaux je rejoins SchtroumpfBreton, ce que tu considères comme un cri peut être considéré comme un mot. D’ailleurs tu le dis toi même, tel cri peut signifier la faim, tel autre à la douleur, etc. Quant au fait qu’il s’agisse juste d’un réflexe, l’organisation dont font preuves les hyènes, pour la chasse par exemple, me paraît montrer qu’il y a une véritable pensée derrière un tel comportement.
    D’ailleurs, la capacité de nombreux animaux à rếver ne dénote-t-elle pas l’existence d’un inconscient ?


    @Lyne Faynel:
    On s’amuse moins bien sans toi, le texte est succinct et pas assez précis sans doute, mais apporte nous dont tes lumières. ;)

  5. #5 Bee....zZzZZ le 5 février 2010

    Pour répondre à ta question; lorsque je réfléchis, je pense aussi avec des mots bien sur mais pas seulement.
    Je pense que tu oublies, les images, les sons,… nos sens.
    Nos réflexions sont limitées mais évoluent avec le temps par exemple par l’intermédiaire de l’héritage transmis par nos proches, les médias, nos cultures…et un tas d’autres choses.
    Je dirais même que parfois nos pensées ne nous appartiennent pas entièrement mais sont un compromis entre notre innée, notre histoire, voir les manipulations dont nous pouvons être victime.
    Mais bon, tout ceci est très branché philosophie et je n’aime pas me triturer l’esprit comme ça:p
    En tout cas, sincères félicitations pour la richesse des sujets de ton site et très bonne continuation =(^,^)=

  6. #6 Aguellid le 5 février 2010

    « Les politiciens, publicitaires, et autres chargés de manipulation en ont fait un art très prisé. Ils préfèrent jouer sur les mots ; au détriment hélas, de réels débats de fond. »

    Il ne faut pas généraliser et puis nous le faisons tous plus ou moins selon la position du curseur entre « vouloir faire avancer le débat » et « vouloir gagner le débat ». Quand la victoire est importante (élections par exemple), le débats télé ne servent pas à faire avancer les choses mais à exposer les positions des uns et des autres vu qu’on suppose qu’ils ont déjà affiné leurs raisonnements avant d’arriver où ils sont.

  7. #7 peter lien website le 5 février 2010

    Mmmh… Intéressant tout ca. Je suis d’accord avec à peu près tout ce que tu as écrit, mais il y aurait tant de choses à dire. D’ailleurs il doit exister pas mal de bouquins sur le sujet.

    Je pense que les « mots » dans notre esprit sont un outil pour nous, mais sûrement pas une obligation afin d’entretenir une réflexion intelligente. Peut-être un moyen de se rassurer en se « posant », et qui influe sur notre perception et nos décisions. De même que les sons, les images, les odeurs imaginés. Mais certainement pas la base fondamentale de la réflexion en elle-même. D’ailleurs, nous réfléchissons beaucoup plus vite quand nous ne le faisons pas avec des mots. Et puis, comme tu le dit, il y a parfois des sensations dont nous « savons » le sens, en notre fort intérieur, mais que nous ne sommes pas capables de traduire en mots réels.
    J’aimerai également attirer votre attention sur la réflexion non consciente, l’exemple le plus frappant étant celle que nous avons durant notre sommeil. Il est souvent conseillé de lire des textes, des cours,… avant de se coucher pour faciliter leur compréhension et assimilation, et pour cause : pendant que nous dormons, notre cerveau réfléchit et met de l’ordre dans nos pensées. Qui ne s’est jamais réveillé avec une idée ou une révélation fabuleuse ?

    Je ne sais pas sans l’absolu si « koin » pourrait être considéré comme un mot (en quelques sortes, sûrement, étant donné qu’on peu facilement deviner le sens d’un koin agressif d’un koin « youpi je suis heureux de barboter dans la mare »), mais il est certain que les animaux ont une réflexion comme la nôtre, certes souvent moins évolué. Même si cela peut ébranler votre égo d’humain se croyant supérieur aux autres espèces (« j’ai une conscience et une âme lol »), nous ne sommes pourtant que des ANIMAUX, qui ont été amenés à régner sur le monde par la règle cruelle de la sélection naturelle (mains bien pratiques, intelligence individuelle ET sociale,…). D’ailleurs, il n’y a qu’à connaître un peu les animaux pour s’apercevoir que ceux-ci ont parfois des façons d’agir très… « humaines » (et même des sentiments comme l’affection, la jalousie,…). Je me demande d’ailleurs ce à quoi pourrait arriver une civilisation de dauphins (animal souvent cité comme étant le plus intelligent après la race humaine) dans des corps d’hommes (pour les outils très utiles dont il dispose, en particulier la main qui lui permet de fabriquer ses propres outils, je crois que Karl Marx a d’ailleurs écrit quelque chose là dessus), au bout de quelques milliers d’années. Pour conclure, j’ajouterai que l’homo sapiens n’a apparemment pas toujours été l’animal le plus intelligent de la planète (nous avons par exemple vécu en parallèle avec les homo machinchoses qui avait une plus grosse boîte crânienne et des rites plus évolués, mais je peux me tromper car ce n’est pas trop mon domaine).

  8. #8 Amaury le 6 février 2010

    Bonjour,

    Les animaux ressentes bien choses, les émotions font donc partie de leurs être.
    Mais ces émotions ne seraient elles pas tout simplement des réactions face à des situations ?

    Les animaux rêvent, mais ce ne sont juste que des images créer par leur inconscient mais est ce que l’on peut quand même les considérer comme des être similaire à l’homme ?

    Un animale serait il capable de se sacrifier pour une cause autre que sa propre survie ou encore celle de son entourage ? Nous pouvons nous battre pour les personnes que nous aimons mais nous pouvons aussi le faire pour des idéaux.
    Ce point peux nous différencier de l’animal.

    L’animal est doué d’intelligence, tout comme l’homme mais ce n’est pas parce que il y a des ressemblances que nous sommes de la même nature.

    C’est une chance pour l’homme qu’il y ait des animaux, nous pouvons apprendre d’eux et eux peuvent apprendre de nous (et bien sur pouvoir parfois manger un bon steak !!). Après il est clair que parfois nous ne sommes pas digne de régner sur terre mais c’est ainsi. Nous ne sommes pas des animaux mais ce n’est pas pour autant que nous les regardons tous de haut !!

    Je me suis égaré dans la rubrique « Brigitte Bardot »…
    Nous sommes peut être limité par notre corps. L’esprit n’est il pas quelque chose d’infini ? Nous ne serions pas limités si nous étions doués de la « science infuse »!!! Notre corps nous empêche de nous développer infiniment, d’être à plusieurs endroits, d’effectuer une multitude de tâches….mais d’un autre côté heureusement que nous n’avons pas un tel pouvoir ! Nous ne contrôlons pas toujours nos envie et nos émotions.

    Sujet vraiment sympa, bonne soirée.
    Bonne chance Yohann

  9. #9 Nya Muad Dib le 6 février 2010

    Ha, les mots, que c’est joli et délicieux ^^

    Ils sont étroitement liés à l’histoire des langues bien évidemment, et leur sens a changé ou évolué avec les époques et les besoins des hommes (oui, certains mots ont des définitions bien précises mais on leur donne un sens complètement différent, mon exemple préféré étant le mot « anarchie » qui signifie littéralement sans hiérarchie, alors qu’il est communément interprété comme étant l’absence d’ordre et de règle, définition qui correspond en réalité au mot anomie).

    Donc, on peut aisément faire dire ce que l’on veut aux mots, d’autant qu’ils ne signifient pas la même chose selon les personnes ou les régions même proches culturellement.

    Nous avions commencé il y a quelques années à écrire le Sbirdas Takis (Le Livre Savant en français) avec des amis. Une forme de langage épurée, très simple et imagée (à la manière des idéogrammes) et avec des règles grammaticales très simple, sans aucune exception. Certains mots englobaient donc ainsi de nombreuses idées en même temps.
    A la base plus un délire, cela pris un peu d’ampleur au fur et à mesure que nous utilisions des mots, en trouvions de nouveaux, que les règles grammaticales furent simplifiées encore plus. Nous n’étions que 6 à avoir signé ce livre et à avoir connaissance de la signification de tous ces mots (le délire était très sectaire, on voulait ne pas se faire comprendre ou faire halluciner des abrutis qui nous fréquentaient contre notre gré ^^).
    Au final, beaucoup de mots furent compris par les autres, sans pour autant connaître la réélle signification des mots, et sans comprendre les quelques règles grammaticales, ce qui donnait des discussions très colorées.
    (mon préféré reste toujours « les archers du rois » :p)


    On peut donc faire ce que l’on veut des mots et ils ont le sens que l’on veut bien leur donner.

  10. #10 SchtroumpfBreton le 7 février 2010

    Nya Muad Dib, tu es un membre du parti intérieur d’Océania ?

    Ton histoire m’a fait pensé à 1984 de George Orwell avec le célèbre BigBrother.
    Dans ce livre, le parti totalitaire au pouvoir épure la langue anglaise et réduit le vocabulaire dans le but d’empêcher tout mode de pensée.

  11. #11 MarcElLe w. le 7 février 2010

    Celles, ceux aussi, qui ont l’heur de ne pas souffrir de maux de langue, reconnaissent parfois que le moment de la formulation, ainsi que son véhicule, ont leur importance. Ce n’est pas juste une histoire de mots tôt et de mots tard, comme eût dit mon amie Marie. Si votre expression à deux roues est crevée, essayez la pantomime \o/, le chant ♫, la percussion rythmique .|..||., le gribouillis ٩۶, l’agitation des bras, une invention de couleurs ░, des notes ♫, le geste, la danse… Tant il n’est pas que la parole pour échanger des idées, des pensées et des sentiments. Bien sûr le cartésien pur esprit n’y retrouvera pas son aristotélisme binaire — mais taisons-là cette voix qui nous emmènerait sur d’autres… territoires général-sémantiques –. Et puis évidemment, via le Net et ce genre de tripot clavicole où « nous sommes ici et maintenant », sans mots, pas d’échange. Quelle pauvreté caractérielle que l’échange keyboardel, réduit juste aux seuls mots, mais rarement vice versa. Quoi que, déjà, la perversion de l’échange, isthme étroit entre l’illettriste, le globishgoulba et le portnawak, a su engendrer des :-p et autres ;-/. Certes ils ne sont pas plus vertueux que les mots, trahissant si souvent dans l’oeil d’un des lecteurs, la pensée de leur auteur. Un beau jour, ou peut-être un ennui, la pleine et déliée typographie ajoutera-t-elle au message, son jeu… Mais je crains que ce ne soit un jeu de l’obscur dans la nuit des sens et de la nuisance dans le cours des ébats.
    « A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
    Je dirai quelque jour vos naissances latentes
    [...] » Arthur R.

  12. #12 Brogol lien website le 7 février 2010

    @Bee….zZzZZ: Je te rejoins dans ce que tu dis, il ne faut pas oublier ces paramètres. Les mots sont juste le niveau d’abstraction le plus élevé qui permet d’aller le plus loin dans la réflexion à mon sens.
    Et merci pour les compliments, j’espère que tu viendras souvent te triturer l’esprit avec nous. ;)

    @Aguellid: Peut-être est-ce le système des élections qui faut remettre en cause alors, et non les individus qui le subissent ?

    @Amaury: Je suis plutôt de l’avis de Peter concernant la supériorité de l’être humain sur les autres animaux, enfin ce sujet mériterait un autre article…
    Bonne soirée à toi, enfin bonne journée vu l’heure, et ravi de te voir passer ici.

    @MarcElLe w.: Quel bonheur de lire ta prose synesthésique. :)

  13. #13 Nya Muad Dib le 7 février 2010

    Les animaux inférieurs aux hommes… Et si c’était le contraire… Et si finalement, la Nature communiquait entre elle, s’il existait une véritable symbiose entre toutes les espèces animales ou végétales (voire même la roche,…).
    Et si finalement, seul l’homme, à cause de sa raison, son intelligence et sa volonté d’être supérieur à la nature et de défier les lois naturelles était sorti des écosystèmes.
    L’homme a troqué l’instinct pour la raison lorsque tous les animaux répètent grosso modo les mêmes cycles selon les saisons…
    Nous avons peut être perdu le moyen de communiquer avec notre génitrice en cours de route.


    @SB: petit bleu, non je ne fais pas partie de ce parti dont j’ignorais même jusqu’à l’existence. Notre bouquin était un pur délire qui finalement a bien marché et dont nous gardons quelques traces écrites (le Sbridas Takis a perdu pas mal de pages en cours de route ^^). Le but n’était pas d’épurer notre langue, mais de trouver des images, idéogrammes,… qui puissent être compris que par nous. Un truc vachement sectaire sans aucune intention de dominer ou de se sentir supérieur, mais au contraire, de se détacher de la normalité, parce que nous sommes fous.
    Je n’ai pas lu 1984, et je ne suis pas sûr que je le lirai (je ne lis plus que mes Gaston désormais).
    Mais s’il est possible de diriger par le langage, il est possible aussi de se libérer grâce à lui.

  14. #14 peter lien website le 7 février 2010

    Nya, tu n’aurais pas vu Avatar par hasard ? :p

  15. #15 Nya Muad Dib le 8 février 2010

    Sissi, bon film niveau réalisation, par contre une daube monumentale niveau scénario (trop manichéen pour me plaire).


    Mais bon, rien à voir avec le film, je n’y est même pas penser en écrivant. Cela se rapporte surtout à la notion d’écosystème que j’ai pu apprendre en SVT et les bouquins de biologie et géologie que j’ai pu lire, ainsi que tous mes bouquins sur le jardinage…
    La nature fonctionne par cycle, les espèces fonctionnent par cycles et l’homme vivait au rythme de ces cycles il n’y a pas si longtemps sans chercher absolument à s’en détacher (fatalisme inhérent aux comportements humains).


    Et bon, les chamans sont un bon exemple de personnes qui communiquent avec la nature (que l’on croit aux expériences mystiques ou non, on reconnaît aujourd’hui de nombreuses vertues au « travail » du chaman dans les sociétés primitives et leurs rapports avec leur environnement => cf le travail des ethnologues et anthropologues). La prise d’herbes transcendantales et autres « drogues » connectent le cerveau sur des longueurs d’ondes différentes et altèrent la perception du cerveau humain, le rendant souvent plus sensible aux choses qui l’entoure, choses dont on ne peut en rien affirmer qu’elles n’existent pas et qu’elles sont de purs délires.


    Donc non, rien à voir avec un film qui surfe sur l’air du temps avec des super gentils qui aiment et vivent en harmonie avec la nature face aux gros méchants colons intergalactiques qui ne cherchent qu’à exploiter les ressources d’une planète ^^

  16. #16 peter lien website le 8 février 2010

    Moi j’ai adoré le scénario, c’est peut-être assez manichéen mais malheureusement pas si éloigné de la réalité :/ Mais je reconnais que la « mode bobo écolo », ca a tendance a gonfler.

  17. #17 Tessa lien website le 8 septembre 2016

    This is a most useful cobotinuritn to the debate

  18. #18 ELw le 15 septembre 2016

    Tiens-tiens ! cette phrase-là précisément, this very sentence !!! It seems to appear here and there, seemingly compulsively, totally out of context, just this sentence or the variation « Your post is a timely cobotinuritn to the debate ». And of course from varying author names. Sometimes, there is an added pair (au sens de ch’Nord) of joined URLs, but none has led my browser somewhere. The… let’s call it « cobotinuritn appearance phenomenon » (could do the « CAP », but I do stick to the AGAGA philosophy), seems to start in 2013, where I’ve found a few appearances. Not seeen previously, but I did not a very extensive search. None or so in 2014. A few more late 2015. And quite more, a big tenth or so !, this year ; occurence rhythm seems to increase. Note that might also be a search bias (though I used a meta search engine). Rather a strange mystery, if it’s one, and a curious way of being. At least until more is known… Have fun !
    (NB : besoin d’une translation linguistique horizontale vers, vu de là-bas, un orient gaulois ? Essaie par exemple « Linguee.fr »… Ça rend le travail de la C.E. au moins utile à ça.)

  19. #19 kreditkarte on schufa lien website le 19 octobre 2016

    Tres,ain’t no way you gonna catch me in a snorkel… i might as well be rockin’ a chinstrap, pampers and drinking blue kool aid out of mayonnaise jars.tho a classic black northface bubble might do the trick till April.

  20. #20 http://www./ lien website le 6 novembre 2016

    to dinner, but sometimes bread isn’t the side dish I want to use that night. Instead, I find other ways to use dry bread. Often they become frozen bread

  21. #21 http://www./ lien website le 14 novembre 2016

    Oil companies are the focus of voter ire and they give more to Republican campaigns. Like the Kulaks, they are easier targets than the cool dudes at apple.

  22. #22 hypothek kreditrechner lien website le 8 février 2017

    Any tour dates yet? I’d go to see POD but it would matter on price. Then again I might not go because of the crowd the other bands bring…xBroMoshx =P

  23. #23 http://www.mrsampson.com/ lien website il y a 6 jours

    Oh. Hell. No."Three thousand two hundred feet down"…So, let's see … carry the one … eat the pi… square root…He'd have a solid 14-15 seconds to scream on the way down!

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