Le refus de l’égalité ou la religion de l’a priori homophobe

Publié le 31 janvier 2013 à 14h08 dans Actualité & Expression libre & Politikè & Société

Hugo, notre plus grand contributeur dernièrement, revient pour la Politeia sur la problématique du mariage pour tous et les oppositions que ce projet de loi suscite.

Les personnes qui ont manifesté le 13 janvier 2013 contre le projet de loi Taubira ayant pour dessein de consacrer, enfin, l’égalité de tous les couples devant le droit de choisir de se marier et d’adopter s’inscrivent toutes, au-delà de leurs positions respectives qui peuvent être effectivement différentes dans le fond comme dans la forme, contradictoires même, dans ce qu’il nous semble juste d’appeler : «  le consensus homophobe ».

L’homophobie, comme tout phénomène social, ne recouvre bien évidemment pas une réalité homogène, unique, mais se conjugue au pluriel. Elle est multiple, comme a pu l’être historiquement, par exemple, l’antisémitisme. On a pu avoir dans l’histoire, effet, plusieurs formes d’antisémitismes. L’antijudaïsme chrétien, l’antisémitisme complotiste avec notamment le fameux faux « Protocole des sages de Sion », l’antisémitisme « anticapitaliste » développé par certains membres, parfois éminent, du mouvement ouvrier organisé français au cours du 19em siècle principalement et bien entendu le paroxysme avec l’antisémitisme exterminateur des nationaux-socialistes. On a pu avoir un antisémitisme purement verbal et/ou qui soit dirigé contre l’intégrité physique des personnes identifiées comme juives. Aussi, les opposants à l’égalité entre les couples ne sont pas interchangeables et le caractère composite de la manifestation du 13 janvier en est l’illustration. L’hétérogénéité de cette opposition est empiriquement vérifiable, ne serait-ce qu’au travers l’énonciation des raisons évoquées par chacun et chacune pour justifier son opposition propre à ce projet de loi.

Ainsi, soucieux de présenter une image la plus acceptable possible auprès du plus grand nombre, une image se voulant « ouverte », « moderne », » tolérante »,  beaucoup ont déclaré vouloir certes s’opposer à l’accès aux mêmes droits pour les couples de même sexe, mais sans que cela puisse en aucun cas signifier qu’ils rejettent l’homosexualité de quelque façon que ce soit. Une homosexualité que ces personnes ne manquent d’ailleurs jamais de célébrer, de vanter les mérites, dans leurs discours afin sans doute de prévenir de la part de leurs adversaires tout procès en homophobie qui ne manquerait pas de les disqualifier, selon eux, auprès de l’opinion. La façon récurrente dont un grand nombre d’opposants s’évertuent de convoquer dans leurs discours ce qu’ils présentent comme étant des amis ou des connaissances homosexuelles est assez révélatrice de leur volonté de se trouver une belle couverture pour couper court à toute polémique et masquer leur homophobie latente.

S’ils en viennent à manifester, à exprimer leur opposition à cette perspective égalitaire, ce n’est pas contre les homosexuels en tant que tel et leur prétention à réclamer la fin définitive de ce qu’ils jugent être une discrimination intolérable dans le cadre d’une République dont la constitution consacre l’égalité de tous les citoyens devant loi, mais c’est d’abord et principalement pour la défense de la famille conjugale composée d’un père, d’une mère et d’enfants.

Sa réalité empirique trouvant sa justification dans les textes sacrés, la famille conjugale serait donc d’essence divine, sa remise en cause signifierait de facto une attaque frontale contre l’ordre institué par Dieu lui-même. Sa justification se trouverait également dans l’anthropologie, voire même l’écologie, où la famille conjugale est vue comme une véritable loi de la nature, d’où son impossible remise en cause. Quelque que soit son mode de justification, théologique ou anthropologique, elle est érigée systématiquement en norme unique, universelle et atemporelle. Dès lors, toutes autres formes d’unions ne se conformant pas à ce modèle tripartite, homoparentalité, couples libres, polygames, couples sans enfants,  seraient par définition d’insupportables déviances à l’encontre ce qui est, selon eux, « sain », c’est-à-dire ce nous appellerons « la sainte trinité familiale ».

Le caractère a priori vertueux de cette « famille conjugale chérie » est évoqué dès qu’il s’agit d’évoquer la question centrale de l’enfant. En effet, à cause de l’homoparentalité, les conditions ne seraient pas réunies a priori pour que le processus de construction du psychisme de l’enfant puisse se faire dans des conditions acceptables pour lui-même. Aussi, le fait pour un enfant d’être éduqué par deux hommes ou deux femmes ne pourrait qu’être nuisible pour son accomplissement en générant inévitablement des déséquilibres multiples qui auront des conséquences importantes, pour ne pas dire irrémédiables, pour son devenir d’adulte que ce soit au niveau de l’intelligence, de l’affectivité, de l’esprit, bref, tout ce qui revoit au psychique humain. Partant de ce postulat profondément pessimiste, pour ne pas dire apocalyptique, ces opposants ne peuvent bien évidemment pas se résoudre à abandonner « des enfants innocents et sans défense » entre les mains de ceux ou de celles qui, selon eux, vont leur faire du mal, même malgré eux, du fait du caractère anormal de leur sexualité et de la  réalité de leur couple qui en découle. Ne rien dire, ne rien faire, cela relèverait tout simplement de la non-assistance à personne en danger. L’interdiction faite aux homosexuels de pouvoir avoir leur enfant serait, ainsi, perçue comme une prévention faîte par des adultes responsables pour protéger l’enfant et son bien-être. Mieux vaut, en effet, pour l’enfant être seul, plutôt que mal accompagné. Les opposants se positionnent, ainsi, du côté des droits de l’enfant, contre ceux et celles qui ne pensent au fond qu’à assouvir égoïstement leur seules envies, leurs désirs sans se soucier des conséquences que cela peut engendrer sur autrui. Emanant principalement de l’extrême droite catholique et contre-révolutionnaire et du camp nationaliste de manière générale, d’autres opposants apparaissent encore plus radicaux aussi bien dans la nature de leurs propos dans lesquels ils assimilent, entre autres, systématiquement l’homosexualité, cette « inversion sexuelle », « abomination », à une maladie transmissible que dans leurs desseins, exigeant notamment à ce que l’homosexualité soit à nouveau pénalement répréhensible au regard de la loi, comme ce fut le cas jusqu’en 1981.

 

Si l’on peut en venir à considérer que l’ensemble des opposants au droit au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe s’inscrivent, quoi qu’ils puissent en dire eux-mêmes, dans un même consensus homophobe, c’est parce que leur posture respective repose sur un dénominateur commun : l’homosexualité, et donc par définition ceux et celles dont le comportement relèverait de cette catégorie, seraient considérés, en dernière analyse et surtout a priori comme une menace pour une famille identifiée comme relevant de l’ordre naturel et qui serait, donc, de facto, intangible, indépassable et même indiscutable en tant que condition sine qua non pour la survie de l’espèce humaine.

Les opposants-homophobes évoquent sans cesse la nature pour sacraliser cette forme particulière de famille, en oubliant de rappeler que la « famille conjugale », qu’ils érigent en phénomène consubstantiel à l’essence même de l’humanité, a une historicité, autrement dit qu’elle est une construction historique. Elle n’est pas un beau fruit offert généreusement par « dame nature » ou par le « Saint esprit ». Cette conception de la famille, faut-il le rappeler, n’a pas été toujours la norme dominante et notamment pendant une très longue période qui correspond aux siècles durant lesquelles le paradigme familiale était celui de la Rome antique. La famille conjugale est devenue progressivement paradigmatique à partir du moment où  le christianisme, en tant que religion d’état avec la conversion de l’empereur romain Constantin en 312, est devenu un fait accompli. Ce que les négateurs de l’égalité des droits ne manquent jamais d’identifier comme « naturel », pour conférer un caractère fatal à leurs discours discriminant, est en réalité seulement un phénomène historiquement daté, simplement le produit d’une construction sociale en tant que triomphe d’un modèle familiale, en l’occurrence celui de l’Eglise. Aussi, celle-ci s’est empressée de conférer un caractère divin à sa conception particulière de la famille, de la sanctifier au sens de « mise à part » pour prévenir toute remise en cause possible de ce modèle présenté comme unique, et pouvoir sanctionner, ainsi, toutes les autres formes de constructions amoureuses ou familiales assimilées automatiquement à une déviance intolérable : le concubinage, homosexualité, polygamie.

Aussi, cette conception naturaliste de la famille, qui est par définition excluante et discriminante à l’égard de ce qui ne relève pas du « même », est d’abord une posture religieuse ou idéologique, ne reposant sur aucune scientificité ou prétendue loi de la nature comme pourrait l’être la loi de la gravité ou de la relativité en physique. La famille conjugale n’est qu’une possibilité parmi d’autres. Etant une construction sociale, donc humaine, elle peut être déconstruite, remise en cause, concurrencée, ce qui est le cas aujourd’hui avec la mutation de la famille occidentale et le développement de formes d’altérité, qui ont-elles aussi une historicité: famille monoparentale, famille recomposée, famille avec enfants et non mariée, famille homoparentale.

Quant aux fameux discours sur les droits de l’enfant qui seraient menacés par le droit à l’enfant revendiqué par les couples homosexuels, il ne repose sur aucune réalité scientifique, contrairement à ce qui est défendu par un grand nombre d’opposants. En effet, alors que l’égalité des droits dans certains pays depuis une dizaine d’années, tel les Pays-Bas, permet un certain recul sur cette épineuse question de l’enfant, aucune étude n’a pu consacrer le postulat homophobe selon lequel le processus de développement psychique de l’enfant pourrait être effectivement perturbé du seul fait que celui-ci serait éduqué par deux personnes du même sexe. Il est donc totalement faux d’affirmer que l’absence d’une figure maternelle ou paternelle, l’absence de cette fameuse altérité sexuelle ferait que l’enfant soit condamné à vivre comme un être « atrophié ». Il est nécessaire de rappeler que le processus d’identification peut se faire et se fait, en dehors du cercle familial. Une grand-mère, une amie, une tante, une maitresse peuvent servir à un moment donné de figure cristallisante pour un enfant, pareil pour un grand-père, un ami ou un maitre. L’altérité sexuelle existe même si elle n’est pas visible chez les parents. De plus, il ne faut jamais oublier que si le rôle de la famille est réel quant à la construction de l’individu, celui-ci se construit aussi psychiquement de manière autonome.

La prétendue scientificité de ces préjugés homophobes renvoie à cette volonté permanente, pour ceux qui défendent une conception hiérarchique et déterminisme des rapports sociaux, qui veulent expliquer les comportements sociaux par le seul prisme de l’orientation sexuelle, de la couleur de peau, de la religion, de convoquer la science pour légitimer leurs visions intrinsèquement inégalitaire de l’humanité. Ce sont les mêmes qui adeptes d’un racisme hiérarchique au 19em siècle, tel un Arthur de Gobineau prétendaient à la scientificité de leurs discours en recourant entre autres à l’anatomie comparée. Ce sont les mêmes qui se sont acharnés à essayer de prouver qu’il existait un gène de l’homosexualité, que celle-ci était effectivement une maladie qu’on pouvait guérir. Les nazis s’y sont essayés sur des homosexuels jouant le rôle de cobayes dans les camps de la mort à coup de lobotomie et de tortures en tous genre. En vain.

Si tous les opposants à ce projet de loi tiennent un discours relevant, à mon sens, du consensus homophobe, c’est parce qu’ils nient à la fois, comme c’est le cas pour toute forme de racisme, la singularité humaine et l’universalité de la nature humaine, en considérant que toutes les personnes, ayant une sexualité contraire à l’hétérosexualité, représentent a priori, c’est-à-dire indépendamment de la personnalité propre de chacun, un danger pour autrui que ce soit pour l’enfant ou pour la société. Frappées des mêmes propriétés négatives, les personnes homosexuelles sont, ainsi, déniées dans leurs droits au mariage et au désir de l’enfant du fait de leur seule orientation sexuelle. On récuse leur capacité éducative, leur capacité à faire du bien à un enfant a priori, parce qu’ils sont homosexuels et qu’ils ne pourraient faire par conséquent que «  du mal » à autrui et ce quelques soit leurs bonnes intentions, leurs bonnes volontés. Dès lors, cela revient à dire que l’homosexualité et donc toutes les personnes apparentées comme tels sont nuisibles en soi et cette capacité de nuisance justifierait à ce que la société se protège contre ce qu’elle identifie comme une menace insupportable. Pour être encore plus clair, un opposant voyant un homosexuel lui dirait si il est cohérent avec ces préjugés : «  Oui, tu as des qualités formidables, tu es quelqu’un d’aimant oui tu feras sans doute un bon parent bien entendu, mais tu dois comprendre que ton orientation sexuelle est a priori incompatible avec ce qui est perçue comme la seule et vraie famille et a fortiori avec l’épanouissement d’un enfant ordinaire». Christine Boutin ne dit pas autre chose lorsqu’elle déclare que « les homosexuels peuvent se marier naturellement et avoir des enfants, mais il faut qu’ils se marient avec une personne d’un autre sexe, pas avec le même sexe ».

A l’instar d’une personne de couleur noire à qui la loi refuserait a priori un certain nombre de droits, comme ce fut le cas aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud, du seul fait de sa couleur de peau parce que cela remettrait en cause le paradigme blanc, on refuse à des personnes homosexuelles les mêmes droits car cela remettrait en cause le paradigme hétérosexuel. Dans les deux cas les personnes se conformant au paradigme existant expriment le désir de sauvegarder ce qui peut être qualifiés des droits privilégiés. Ils détiennent un monopole qui serait une juste récompense de leur propriété physique ou sexuelle a priori vertueuse, bonne couleur de peau blanche ou bonne sexualité. Hors, si bien évidemment une personne homosexuelle n’est pas une personne vertueuse en soi du fait de sa seule homosexualité, elle n’a pas à l’inverse à être considéré comme étant a priori corrompue. Ainsi, les opposants, en structurant leur refus de l’égalité des droits pour tous les couples à partir d’a priori visant à amalgamer les personnes homosexuelles autour des mêmes propriétés négatives, développent bel et bien une posture qui relève, qu’ils en aient conscience ou non, qu’ils l’assument ou pas, du consensus homophobe.

Pour finir, nous dirons que les opposants ont donc tous un problème avec l’homosexualité qu’ils assimilent au bout du compte à une déviance, à une transgression de la normalité sexuelle qu’ils identifient, eux, à l’hétérosexualité procréative. Si nous insistons sur cette idée de procréation, c’est parce que c’est bien cela qui est reproché aux homosexuels : leur incapacité procréative, qui est identifié à une stérilité de fait, et donc l’impossibilité qui est la leur à participer à l’entreprise vitaliste. Cette emprise du paradigme vitaliste, érigeant la procréation en impératif morale, fait que les homosexuels furent qualifiés pendant longtemps, principalement au cours de la période médiévale, de sodomites. On les réduisait à l’acte sexuel, la sodomie, par définition stérile. La famille conjugale, ayant une finalité procréative permettant, ainsi, la perpétuation de l’espèce humaine, est censée correspondre à l’action créatrice de Dieu ou de la nature. De par leur incapacité fatale à donner la vie les homosexuels ont toujours été, ainsi, dans l’offense à l’égard de dieu et/ou de la loi naturelle.

En cela leur comportement fut considéré, jusqu’à aujourd’hui, comme intrinsèquement contre-nature et donc inférieure moralement à l’hétérosexualité qu’on assimile à la vie, et même à l’Histoire. L’hétérosexualité serait à priori supérieure à l’homosexualité parce qu’elle permet quelque chose d’essentiel : elle engendre la vie. Le péché, la tare, la faute originelle de l’homosexualité dans l’imaginaire homophobe réside là : dans cette absence de procréation. Aussi, les opposants n’hésitent pas à recourir à des discours se voulant délibérément apocalyptique, considérant, ainsi, que l’homosexualité représenterait bel et bien une menace pour la survie de l’espèce. D’où la terreur qui es la leur de la voir se propager, de voir les homosexuels se multiplier tels des rats par le biais de l’homoparentalité, comme si l’hérédité en terme d’orientation sexuelle existait. Ce discours vitaliste, absurde empiriquement quand on sait que la planète va atteindre 9 milliards d’habitants d’ici à 2050, est le même qui a servi à légitimer pendant des décennies le refus de tout contrôle des naissances par les femmes elles-mêmes. Un refus s’exprima au travers l’interdiction droit à l’avortement et de la contraception.

Ainsi, le refus des opposants-homophobes à consentir à ce que les homosexuels puissent revendiquer un désir d’enfant, s’explique par cette idée selon laquelle les homosexuels, parce qu’ils sont incapables de contribuer à leur échelle, du fait de leur conduite dite stérile, au renouvellement de l’espèce, ne méritent pas de pouvoir satisfaire leur envie d’être parents. Cette discrimination serait, alors, une punition qui leur serait affligée.

Ainsi, nous réaffirmons cette idée force selon laquelle toute personne, aujourd’hui, opposée à l’égalité entre tous les couples devant la liberté de choisir de se marier et/ou d’être parent,  s’inscrit respectivement au sein de ce nous avons nommé le consensus homophobe, qui recouvre diverses réalités, différents degrés d’homophobie. L’obstination des opposants-homophobes à vouloir défendre ces droits revendiqués comme leur chasse gardée, comme s’ils ne pouvaient en être que les seuls dépositaires transforment ces mêmes droits privatisés en privilèges inacceptables parce que justement reposant sur des a priori homophobe que nous jugeons inacceptables en soi.

 

 

 

 

 

4 réactions

  1. #1 Lucas le 31 janvier 2013

    intéressant ton article Hugo. Tu aurais même pu te permettre une parenthèse sur l’infertilité dans le mariage hétérosexuel, voir l’infertilité tout court en ce qu’elle est une cause naturelle de « non procréation » dont la correction médicale est socialement acceptée. L’incapacité « naturelle » des couples homosexuels à procréer étant très régulièrement opposée aux revendications de mariage et de filiation.

  2. #2 totoro le 5 février 2013

    une prose bien longue et bien scolaire pour finalement se persuader que tous les opposants au « mariage pour tous » sont dans leur ensemble des homophobes…bof
    Je n’écris pas pour les rageux qu’on voit dans les manifestations mais pour le citoyen lambda, produit de millénaires d’ hétérosexualité qui s’interroge tout simplement face à quelque chose qu’il ne comprend pas.
    Que les homosexuels se marient, qu’ils aient des enfants…soit, si la société évolue dans ce sens mais tout vos discours ne feront pas oublier que l’homosexualité reste « l’exception ».

  3. #3 Levap le 7 février 2013

    Pas mal, beau texte, mais je trouve que vous faites trop souvent l’usage de mot « savant », pour le dire simplement (ex: « qu’ils érigent en phénomène consubstantiel à l’essence même de l’humanité, a une historicité »). J’pense qu’il y a moyen de faire cette argumentation sans ceci, qui peut parfois être interprété comme « de l’habillage ». Non pas que je pense que ce soit le cas ici, mais d’autres pourraient vous faire ce reproche, je pense.

    Pour le reste, je suis d’accord.

    totoro => Hmm, ça dépend ce qu’on entend comme « exception ». Il me semble que 10% de la population mérite plus le qualificatif de « minorité » que celui d’ »exception ».

  4. #4 Emmanuelle le 10 février 2013

    Le développement est contributif d’une réflexion riche et bien menée. Je partage les idées présentées par Hugo. Il démontre très justement que le terme « d’homophobie » va bien au delà de l’usage qui en est fait généralement.

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