Avons-nous encore une chance ?

Publié le 09 juin 2010 à 15h28 dans Expression libre

Une société démoralisée, résignée.

Ces temps-ci, les actualités ne sont pas réjouissantes. Israël qui n’hésite pas à tuer des humanitaires en eaux internationales, torpillages militaire et diplomatiques entre les deux Corées, immense nappe de pétrole au large des côtes américaines, etc…

Ces tristes nouvelles ont pour conséquence une démoralisation progressive de notre société. Déjà, les grèves et manifestations à la française n’attirent plus autant de monde qu’il y a quelques années encore. Je suis d’ailleurs persuadé que celle prévue pour le 24 Juin sera un échec, comme la précédente qui voulait rassembler tous les citoyens contre la réforme des retraites. Ce manque de mobilisation n’est pas, comme s’est empressé de le dire le gouvernement, le fait de la prise de conscience collective des français vis-à-vis des retraites et du « déficit de la nation », mais bien de la démoralisation de notre société, puisque les sondages prouvent que la majorité des français sont contre cette réforme.

Voyez aussi comme toutes ces émissions sur le réchauffement climatique ne nous impressionnent même plus. Personellement, quand j’en regarde une, je réfléchis une journée, puis je reprends mon train de vie habituel. Et je suis certains que c’est la même chose pour nombre d’entre nous.

Ceci ne sont que deux exemples parmi tant d’autres, mais ils démontrent un véritable déclin du combat des populations contre ce qui leur semble injuste, une lassitude de plus en plus apparente.

Pendant ce temps, les dirigeants de nos pays, de nos sociétés, sont bien heureux de voir leurs objectifs acquis et en profitent pour trafiquer leurs petites affaires dans leur coin, satisfaits que nous n’osons pas encore leur taper dessus. D’ailleurs, grâce à internet et à la liberté de la presse (que nous pouvons, je l’espère profondément, nous targuer d’avoir en France), ces fameuses entourloupes gouvernementales font enfin le jour : affaire Clearstream, Pasqua, et plus récemment Karachi.. Bien sûr, les auteurs de ces magouilles politico-financières ne seront certainement jamais punis, mais en sachant cela, comment pourrions-nous croire en la parole des auteurs de telles escroqueries? Ces hommes politiques respirent le mensonge, la corruption et multiplient les fausses promesses, et nous continuons de croire en eux !

Un véritable danger

Alors je m’inquiète. Que va devenir notre planète? En me posant cette question, je suis obligé de regarder en arrière : Dans l’histoire de l’humanité, notre planète, nos peuples, ont-ils déjà été autant en danger? Je peux répondre non avec certitude. Certes, il y a seulement plusieurs siècles, les conditions de vies étaient très difficiles;  oui, au XXème siècle, deux terribles guerres ont ravagé l’Europe et une partie de l’Asie. Un peu avant, la grippe espagnole faisait des dizaines de millions de victimes. Au Moyen-Age, un homme sur trois partait en croisade… Mais aujourd’hui, c’est l’ensemble de l’espèce humaine qui est en danger ! En quelques heures, des millions de personnes peuvent être tuées.

Imaginez que dans quelques semaines, la Corée du Nord, soutenue par la Chine, décide de passer à l’offensive. Imaginez qu’elle est, comme l’affirment certains spécialistes, déjà acquis la maîtrise de la bombe nucléaire. Il suffirait qu’elle en envoie une sur Séoul, pour que les Américaines ripostent, entraînant les Chinois dans la danse, puis l’ensemble du monde ! Ce scénario parait inimaginable, mais il n’est pas impossible.

A côté de cela, il se peut que dans quelques années, nous n’aurons plus assez d’arbres pour respirer, plus assez de poisson et de viande pour nous nourrir !

Les Américains nous promettent des découvertes scientifiques qui nous permettront de vivre tout en continuant à vivre « normalement », mais nous les attendons toujours. Aucun véritable résultat n’a été exposé dernièrement. Pire, nous sommes impuissants lorsqu’il s’agit de boucher un puits de pétrole défectueux. Je ne crois pas en la découverte miracle. La nature nous démontre encore chaque jour qu’elle est plus puissante que nous, quoi que l’on fasse. Évoquez les noms de Katrina à la Nouvelle-Orléans, celui de « séisme » à Haïti, ou encore de « tsunami » en Indonésie (vous l’aviez déjà à moitié oublié, n’est-ce pas?), et vous êtes certains de faire un troll.

Si nous continuons à l’attaquer, cette nature nous rejettera. J’ai vu une émission aujourd’hui, une de plus, qui parle de réchauffement climatique et d’apocalypse : si nous ne changeons pas de comportement, l’Himalaya ne sera plus enneigé en 2050 environ, entraînant l’assèchement du Gange et la mise en danger de centaines de millions de personnes dépendantes de ce fleuve. Inutile de dire que nous ne serions nous même pas protégé. En Europe, un exode massif  de ces populations sinistrées serait à prévoir ! Nous nous croyons trop souvent à l’abri des maux de la Terre. C’est triste à dire, mais j’aurais aimé que la marée noire actuelle vienne projeter ses boulettes noires sur nos plages à nous, français, pour que nous prenions enfin conscience du drame qui se joue sous nos yeux.

Alors on fait quoi?

Face à tout cela, quelques citoyens tentent de trouver des solutions. Des associations comme Greenpeace se mettent à l’œuvre,  mais ses membres se font lyncher, harponner, et l’opinion public donne toujours raison à leurs agresseurs. Des bénévoles aident les « pauvres » toujours plus nombreux, des écoles sont construites en Afrique, des éoliennes et des centrales solaires voient le jour, sous la pression des populations…

Mais ces actions paraissent bien dérisoires face à l’ampleur de la situation.

Alors que faire? Pour moi, il faut changer radicalement notre mode de vie, notre société. Il faut abolir le capitalisme. Communiste? Anarchiste? Non, je ne suis pas de ceux-là. Je veux simplement que chacun prenne conscience de ce qui nous attend si nous ne changeons pas de comportement.

Ces changements passent par la mise en œuvre de projets citoyens, tels que celui, si infime soit-il, de « gg-tk », baptisé « Utopia », à juste titre. Je ne parle pas d’égalité entre tous les êtres, ni même de liberté totale pour tous, ces idées ne sont pas applicables, et le passé nous l’a démontré, notamment à travers le système communiste; je parle de prise de conscience, de nouveau départ et de respect de notre environnement. Certes, tout cela peut paraître bien utopique, et d’une banalité affligeante, mais la vérité est là : si nous voulons survivre, nous n’avons pas d’autre choix. Nous nous trompons de cible, taxer les riches et les banques ne nous sauvera pas, ce serait trop facile. Non, il faut changer radicalement notre système. Abolir la société de sur-consommation, de recherche du profit, d’une vie idéale (écran plat + belle voiture + blonde à forte poitrine).

Et pour parvenir à un tel projet, il faudrait convaincre TOUT le monde, et pas seulement les européens. Ces nations à convaincre incluraient donc : les États-Unis qui sont persuadés de s’en sortir en découvrant une technologie miracle et en stockant leur pétrole; la Chine, l’Inde et le Brésil, qui affirment légitimement leur « droit » à massacrer la planète comme nous, nations occidentales, l’avons fait pour évoluer; l’Indonésie qui brûle ses forêts pour satisfaire la voracité financière de ses dirigeants. Pour le reste des pays, l’impact écologique d’une non participation à un changement de comportement serait peu important. Et je crois que l’Afrique a pour le moment bien d’autres soucis que celui de consommer et produire vert.

Tout ceci montre bien que ce que nous allons devoir réaliser s’annonce comme très difficile. L’opinion publique internationale est loin d’être mûre. Tant que des sommets inter-gouvernementaux comme celui de Copenhague seront improductifs, nous n’aurons aucune chance. Après cela, il faudra convaincre, par exemple, la Chine de fermer ses centrales à charbons, de construire des automobiles (80 000 vendus chaque jour) qui marcheront à l’hydrogène, par exemple. Et si une seule de ces nations refusait de suivre la « voie », la planète serait mise en échec.

Nous avons donc encore énormément de chemin à faire, en très peu de temps. L’humanité se trouve certainement devant le plus grand défi qu’elle va devoir réaliser. Et le plus rageant serait d’avoir laissé notre planète se faire dévorer, alors que nous avions toutes les clés en main !

21 réactions

  1. #1 Niggzs le 9 juin 2010

    Excellent article, rien à redire, même constat et solution que toi.

  2. #2 Yopp le 9 juin 2010

    très bon :)
    juste un ptit truc, c’est Peter, pas Peter-tk :P

  3. #3 Jemairi le 9 juin 2010

    il va certainement m’étrangler !

  4. #4 peter lien website le 9 juin 2010

    Le yahourt a raison, /me étrangle Jemairi

    Non, ca me fait super plaisir de te voir écrire ici mon petit Jemelesaucisses :)

    Excellent article, tout ca, Cassoulet praizident.

    « Ces temps-ci, les actualités ne sont pas réjouissantes. Israël qui n’hésite pas à tuer des humanitaires en eaux internationales »

    Malheureusement ce n’est pas uniquement « ces temps-ci » que les nouvelles sont mauvaises, que les africains crèvent de faim, que l’état impérialiste d’Israël bute des palestiniens. Mais les derniers événements auront au moins eu « l’avantage » de faire prendre conscience aux gens du vrai visage de l’Israël sioniste, et du coup plein de gens commencent à militer en conséquence.

    « Je suis d’ailleurs persuadé que celle prévue pour le 24 Juin sera un échec »

    Normal, c’est deux jours avant mon anniversaire, les gens se préparent : tout le monde sera à ma fête ! :D
    Mais ne serais-tu pas défaitiste à ton tour ? :p

    « ces idées ne sont pas applicables, et le passé nous l’a démontré, notamment à travers le système communiste »

    Il n’y a jamais eu de pays communistes ou assimilé ;) Mais certaines tentatives communistes locales fonctionnent très bien, c’est par exemple le cas de http://bellaciao.org/fr/spip.php?article101259 :D D’ailleurs, je considère Codename Utopia comme un projet de société Communiste Libertaire, au sens large du terme (merci pour la pub <3).

    Sinon, j'avais un peu parlé de cette démotivation globale dans un précédent article. Mais ce qu'il faut dire, c'est que celle-ci est voulue et programmée : on instille dans la tête des gens ce pessimisme, ce TINA comme dirait nos amis d'outre-manche (There Is No Alternative). On les façonnent, on les crétinisent grâce, entre-autres, à notre amie la télévision. Bref, cette démotivation n'est pas dans la nature humaine, elle protège les intérêts de certains.

    Pour finir, quand tu parles de "convaincre les USA, la Chine, etc", je suppose que tu fait référence aux Peuples, et non aux dirigeants (politiques et/ou financiers). Ceux là défendront toujours le système et ses intérêts.

    BTW, je suis bien d'accord avec la grande majorité du contenu de ce texte.


    Vive la décroissance ! <@'' (oui c'est un escargot :D)

  5. #5 Jemairi le 9 juin 2010

    Merci pour les compliments !

    Pour les prochaines manifestations, je ne suis pas défaitiste, simplement réaliste, je crois. De toute façon, ceci n’était qu’un exemple, et je crois que, si tu veux que nous nous étendions sur ce sujet, l’objet de ces manifestations ne devrait pas en être un. Même sans parler des autres causes plus nobles auxquelles ces citoyens pourraient adhérer, je crois qu’ils s’y prennent par le mauvais bout. Ils feraient mieux de prôner un autre système plutôt que de protester contre cette réforme qui ne changera pas énormément de chose et à laquelle il faudra bien se résoudre (la plupart des autres pays européens s’y sont déjà mis).

    Pour le communiste, je savais que cela te ferais réagir. Je ne comprends pas bien ton affirmation. Il y a bien eu des pays qui ont fonctionné selon un système communiste, ou semblable. L’URSS, par exemple, et la Chine actuellement sont bien des États fonctionnant avec au moins des bases du communisme.
    J’avoue que mes connaissances sont très peu développées sur ce sujet, j’attends donc que tu m’en apprennes plus (professeur Peter <3).

    Pour ton dernier paragraphe, je suis amplement d'accord, la démoralisation de la société passe principalement par la communication des "personnes au pouvoir". Par le rabâchage systématique, le mensonge, etc…
    Du coup on fait passer plus facilement certains choses.

    D'ailleurs, en parlant de faire passer des choses discrètement, saviez-vous que Bruxelles vient d'accord le pouvoir à l'Union Européenne le contrôle des budgets des États membres? Cette décision capitale est passée bien inaperçue, je commence à croire que tous les médias sont de mèche.
    Si Mélenchon n'avait pas de blog, je ne le saurais même pas !

  6. #6 Sphax le 9 juin 2010

    Un petit bout de phrase dans ton texte m’a fait réagir. C’est au début, et à vrai dire c’est simplement la promiscuité entre « internet » et « liberté » qui m’y a fait pensé…
    Ma réflexion aurait un petit quelque chose d’hors sujet mais je tiens quand même à vous en faire part.
    La liberté via internet ? Finalement ne serions-nous pas emprisonné dans une prison de glace ?
    Comme tu le dis, avant nous manifestions, nous participions activement à la lutte pour nos libertés. Mais maintenant, nous nous sentons libres sur internet, alors pourquoi lutter pour une vie réelle alors que nous avons dorénavant une seconde vie, une vie virtuelle qui est régie par nos règles ? Chacun d’entre nous crée sa 2e vie avec les règles qui lui plaît. Avec cette nouvelle liberté, plus besoin de lutter pour une 2e liberté dans le monde réel. Et puis la procrastination est le fléau de ce temps. J’ai bien l’impression qu’une grande partie d’entre nous est touché… en gros, la flemme nous ligote !
    Pourquoi vouloir plus de confort en suant pour l’avoir ? C’est incohérent… Lutter c’est fatigant…

  7. #7 Sphax le 9 juin 2010

    Notre nouvelle société c’est la fin des utopies. Arrêtons de vivre pour elle, et vivons pour nous.

  8. #8 peter lien website le 9 juin 2010

    « Ils feraient mieux de prôner un autre système plutôt que de protester contre cette réforme qui ne changera pas énormément de chose »

    +42

    « L’URSS, par exemple, et la Chine actuellement sont bien des États fonctionnant avec au moins des bases du communisme. »

    Faux, ca c’est ce qu’on te dit dans les médias :D
    Encore certains mécanismes présents en URSS (Kolkhoze, Sovkhoze) pouvaient encore faire penser de (très) loin à une sorte de collectivisme, autant la Chine c’est encore plus flagrant.
    En URSS, nous avions une économie totalement nationnalisée = capitalisme d’état. C’est la même chose que du capitalisme normal, sauf qu’à la place de te faire exploiter par un patron, tu te fais exploiter par l’état et une classe privilégiée de gestionnaires (« bureaucrates » en langue trotskyste). Plans quinquennaux, productivisme, apparatchiks,… rien de bien communiste tout ca.
    En Chine, c’est carrément une économie (ultra-)libérale : pas de droit du travail, marché libre, salariés exploités jusqu’à la moelle, fortes inégalités (classe sociale dominante = diaspora si mes souvenirs sont bons).
    Et, pour les deux, aucun pouvoir des travailleurs sur leur outil de travail, autoritarisme, privation des libertés individuelles, embrigadement, exacerbation du nationalisme,…
    Après, je ne dit pas qu’au départ il n’y avait pas une volonté populaire de créer un état socialiste/communiste. Mais les états qui en ont résulté sont plutôt à ranger à l’inverse du communisme ;)

  9. #9 peter lien website le 9 juin 2010

    Je trouve l’idée de Sphax pas conne du tout. La fabrication d’une « autre vie » sur Internet peut être en effet un moyen de contrôler plus facilement la première.

  10. #10 Jemairi le 9 juin 2010

    C’est ça que je pointait du doigt en fait Peter, que les tentatives de créer des Etats communistes ont à chaque fois abouti à des échecs et au final, à des systèmes très semblables à ceux du capitalisme si rejeté.

    Ce n’est pas la théorie communiste telle que la défendent ses fondateurs que je critique, mais bien la mise en pratique de de celle-ci.

    Oui Sphax, les médias et en particulier le net sont des facteurs de l’immobilisme progressif qui nous menace. Une vie pourrie? Il suffit de se créer un compte sur WoW pour se défouler sur ces saloperies de troll, et la rage passe.

    Cependant, je crois aussi que ces jeux vidéos sont aussi des canalisateurs de violence, puisqu’ils permettent le défoulement dont il est question ici.

    Sans chauvinisme, je ne classe pas erepublik dans cette catégorie de jeux, parce qu’il permet de réfléchir, au travers de son personnage, à la vie réelle qui nous entoure. Un exemple? Je suis ici via la plateforme de rencontre du forum erepfrance !

  11. #11 Niggzs le 9 juin 2010

    @Jemairi
    Le débat sur les retraites est extrêmement important puisqu’il conditionne l’ensemble du système sociale d’un Etat. Or tu sembles dire qu’il faudra bien se résoudre à cette réforme… à l’inverse de ce que tu semble prôner par ailleurs, je ne comprend pas ton point de vue la dessus. Pourquoi les changements seront peu important selon toi?

    Tu fais de plus appel aux exemples étranger, ce qui correspond à un échec intellectuel à mon sens, puisque tout raisonnement n’a alors plus vraiment sa place (méthode très utilisé par le pouvoir et les médias). C’est forme de tyrannie de la majorité, cette fois-ci européenne.

    Par la suite, tu nous parles de défendre un autre système, lequel?

  12. #12 Pierre_Boyer le 9 juin 2010

    Jemairi, je ne peux que confirmer le constat que tu fait sur l’avenir de l’espèce humaine. Personnellement, j’ai abandonné tout espoir. Je vais peut-être vous paraître défaitiste, pessimiste ou bien même dépressif, mais je pense être simplement réaliste. Il y a trop de choses à changer, trop de plaies à combattre, dans un laps de temps trop court. Traitez-moi de loque fataliste si ça vous chante, c’est mon point de vue.

    A quoi bon construire des éoliennes ou acheter des voitures hybrides, lorsqu’on sait que le bénéfice environnemental sur un an sera compensé en une semaine par le mode de vie d’un américain moyen. Ils sont 300 millions. Les chinois sont encore plus nombreux et encore plus pollueurs. Et il faudrait changer la donne en moins d’une dizaine d’années si l’on veut limiter les conséquences environnementales. Aller convaincre 1 300 000 000 personnes de changer radicalement de mode de vie, (sans tenir compte de leur situation) en moins d’une décennie, c’est perdu d’avance.

    D’autant plus que les ressources naturelles sont de plus en plus exploitées, autant par nécessité (la population mondiale augmente) que par irresponsabilité (déforestation, énergies fossiles). On va droit vers une pénurie de grande ampleur.
    Qui dit manque dit inégalité, conflit, guerre. Rajoutez à cela la montée en puissance du fanatisme (religieux ou pas), et la lobotomie croissante des gens par les médias. C’est digne d’Apocalypse Now !

    Il y a une citation que je trouve, pour ma part, intéressante :

    « Lorsque l’homme blanc aura coupé le dernier arbre, pollué la dernière goutte d’eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson, alors il se rendra compte que l’argent n’est pas comestible.  » – Proverbe Indien

    Cela décrit parfaitement ce qui va nous arriver à mon sens. On ne s’en rendra éventuellement compte que trop tard.

    Alors bien sûr, l’espèce humaine ne va pas s’éteindre du jour au lendemain, je ne pense pas qu’elle s’éteindra sans une catastrophe majeure (genre un météore). Cependant je ne pense pas qu’il fera mieux vivre dans 50 ans, voit bon vivre tout court.

  13. #13 Jemairi le 10 juin 2010

    @Niggzs, je pense qu’il faut changer de système, mais je n’en ai pas de préçis en tête. Un semblable à celui proposé par Peter, où tout autre qui rendrait notre monde meilleur, est bon à prendre.
    C’est pour cela que je crois que la réforme des retraites ne changera rien au problème. Tu dis que la retraite « conditionne l’ensemble du système social d’un Etat » : oui, mais seulement d’un Etat capitaliste ! Si nous voulons survivre, il faudra abolir ce système, donc toutes ces réformes ne seront rien.

    Je ne comprends pas ta deuxième réaction. Pourquoi parler d’autres pays serait un « échec intellectuel? ». J’en parle parce que la prise de conscience doit être mondiale, donc ces pays seront forcément concernés.

    @Pierre_Boyer, attention, de mon côté, je n’ai pas dressé un bilan aussi pessimiste et n’est pas misé sur la disparition de notre espèce. Mais c’est vrai que plus les jours passent et plus j’ai peur…

  14. #14 T.Thomas le 12 juin 2010

    Pour les grèves, je dirai qu’on en a vu tellement que ça en devient terriblement commun. Résultat, on le voit: le gouvernement s’obstine à continuer. Il y a beaucoup d’autres moyens de faire grève, avec des actions plus directes.
    Ensuite, je suis pas forcément d’accord quand tu parles de désespoir. Je parlerai plutôt de « jem’enfoutisme » pour certains. Ils râlent, ils râlent, mais à la place d’aller manifester, de donner leur avis sur le Net, ils préfèrent ouvrir une bière pour voir la coupe du monde de mes deux. Mes parents sont de ce genre là donc je sais de quoi je parle :P.

    « ces fameuses entourloupes gouvernementales font enfin le jour : affaire Clearstream, Pasqua, et plus récemment Karachi.. Bien sûr, les auteurs de ces magouilles politico-financières ne seront certainement jamais punis, mais en sachant cela, comment pourrions-nous croire en la parole des auteurs de telles escroqueries? Ces hommes politiques respirent le mensonge, la corruption et multiplient les fausses promesses, et nous continuons de croire en eux ! »

    Ca confirme assez bien le sentiment « jem’enfoutiste » d’une frange de la population. Peut-on sinon parler encore d’hommes politiques? J’aurai plutôt dit des bêtes de foire.

  15. #15 Renard le 12 juin 2010

    Je ne serais pas aussi pessimiste. L’espèce humaine n’est pas menacée en tant que telle par les dégâts environnementaux, et il y a eu des épisodes bien plus critiques au cours de la guerre froide, bien plus de points chauds qui pour le coup nous ont fait passer à quelques heures d’un holocauste nucléaire global, comme la crise des missiles de Cuba en 1962. Non, la Corée se tiendra tranquille, et la Chine n’est pas vraiment un pays expansionniste, s’il y a danger, il est ailleurs.

    Pour ce qui est des désastres écologiques, disons qu’ils semblent bien prêts de survenir, puisqu’on est chaque jour empêtrés dans le redressement d’un modèle économique fondamentalement instable, sauver quelques emplois de fondeurs de verre je sais pas où paie plus éléctoralement parlant que le long terme. Comme on l’a dit de la philosophie, le long terme, c’est un souci de riches, de ceux qui ont le ventre plein. Mais là non plus l’humanité ne disparaîtra pas, elle sera confronté à d’immenses défis, on en voudra aux générations actuelles et à ceux qui nous auront précédé, mais il y aura toujours de quoi becqueter et de quoi respirer (les océans jouent un rôle bien plus important que les forêts dans la régénération de notre atmosphère, les forêts, c’est comme les énergies fossiles, c’est plutôt du stockage de carbone).

    Mais oui, un jour il faudra bien payer le prix de la bagnole, des voyages intempestifs, des 25°C l’hiver, de la vie à la campagne plutôt qu’en ville, du logement individuel plutôt que collectif, de notre surproduction agricole, et de toutes ces joyeusetés qui auront fait notre confort de vie, et le plus ironique dans l’histoire, c’est que nous serons tellement vieux lorsque ça arrivera qu’on aura plus qu’à refiler le problème à ceux qui resteront.

  16. #16 Jemairi le 12 juin 2010

    @T. Thomas, c’est peut-être en effet plus du « je m’en foutisme », comme tu le dis, mais il n’empêche qu’au fond, on en arrive au même résultat : on ne se bouge pas le fion.

    @Renard, je te trouve bien optimiste, de mon côté !

    Lors de la guerre froide, c’était l’Europe, l’URSS et l’Amérique du Nord qui étaient menacés. Certes ça aurait été un désastre si la guerre avait eu lieu, mais l’ensemble de la population mondiale n’aurait pas été touché. Ensuite, une bombe nucléaire, malgré les effroyables effets qu’elle peut produire, n’a pas autant de répercussions qu’un possible réchauffement planétaire.

    Exemple : Hiroshima et Nagasaki : 120 000 morts sur le coups, environ 200 000 jusqu’à aujourd’hui.
    Tsunami : 225 000 morts et plusieurs pays dévastés.

    Le tsunami résulte d’un évènement environnemental dont nous sommes apparemment indépendants, mais c’est bien une catastrophe naturelle.

    Je crois donc que l’on ne peut pas comparer la menace que nous avons connu avec la guerre froide et celle que nous connaissons aujourd’hui.
    Tu dis que la Chine n’est pas un pays expansionniste? Et que fais-tu du Tibet? Des frontières Mongoles violées sans problèmes?

    Ensuite, les océans jouent certainement un rôle important de le recyclage du CO2, mais je ne pense pas qu’il compense la perte de toute végétation à la surface du globe. Et oui, si nous franchissons la barre des 4°C supplémentaires, nous aurons certainement de quoi « béqueter », mais des guerres éclateront pour pouvoir grignoter ce qu’il reste. Concernant l’eau douce, à part les stations de dessalage, qui ne distribuent que peu d’eau potable, je ne vois pas d’autre solution.

    Tu sous-estime beaucoup les effets d’une augmentation de la température de la planète. Si il devait faire 25°C l’hiver, il n’y aurait plus aucun glacier, plus aucune banquise, et donc une augmentation du niveau des océans de plusieurs centimètres : des millions de morts chez les population côtières.
    La vie à la campagne? Je pense plutôt à des petites communautés organisées pour recueillir ce qu’il reste d’eau et de nourriture. Oui, un peu comme un jeu vidéo ou un film apocalyptique…

    Je suis peut-être un peu excessif sur la fin, mais je suis plus près de la réalité que tu ne l’es.

  17. #17 Arno600 le 13 juin 2010

    Je pense que si on veut du changement radical il faut que le danger soit en face de la population.
    Mamie elle en a rien à foutre du réchauffement climatique, mais le jour où le danger sera en face d’elle, qu’elle n’aura plus d’eau pour arroser son jardin alors là il y aura changement.

  18. #18 Jemairi le 13 juin 2010

    Oui mais quand Mamie n’aura plus d’eau dans son jardin, il sera trop tard pour tout changer…

  19. #19 Martinc le 14 août 2010

    Je crois que la solution c’est l’Inoppression Active

  20. #20 Saïda lien website le 14 octobre 2010

    Bonjour,
    Je découvre « Rue89″ et ses briques. Et votre pensée, dont je relève cette partie : « Abolir la société de sur-consommation, de recherche du profit, d’une vie idéale (écran plat + belle voiture + blonde à forte poitrine). »
    Le problème que pose cette affirmation type est le même depuis des millénaires : c’est une idée, un concept. Irréalisable dans sa formulation théorique globale

    Je propose une démarche pragmatique : sortons du concept. Laissons tomber les belles idées. Agissons, chacun pour soi, par soi. Comment importe peu, c’est le résultat qui compte.
    Par contre, entendons-nous sur un « résultat » qui correspondrait à notre recherche d’humanisation de la société.

    Pour mon compte, je suPeterère un critère de … validation objectif : la capacité à une attitude franche, directe, sans concession ni hargne, dans nos rapports à autrui : aux « supérieurs » quels qu’ils soient, aux pairs quelles que soient leur tempérament, aux « subordonnés » quel que soit notre pouvoir.

    Cette métamorphose passe par un travail sur soi dont le contenu est une confrontation franche avec ses propres contradictions et partis pris. L’objectif étant de savoir les gérer, en être maître.
    Si l’on parvient à agir sur soi dans cet esprit, alors on sera capable de promouvoir, sans rien demander à personne, un état d’esprit qui ne peut que se répandre puisqu’il repose sur une économie volontaire d’énergie, de ressentiments et de besoins de compensations.

    Qui veut essayer ?

  21. #21 frank le 24 mai 2011

    @T.Thomas:

    Tous à fait d’accord avec Thomas contre les beaufs qui boivent de la bière sans se bouger pour leurs droits. C’est triste

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