2012 : Un programme pour une société réellement capitaliste

Publié le 06 mars 2012 à 10h43 dans Expression libre & Idéologie

Ma philosophie est basée sur le principe du libre-arbitre. Votre vie vous appartient. Le dénier implique qu’une autre personne a plus de droits sur votre vie que vous-même. Aucune autre personne, ou groupe de personnes, ne possède votre vie, de même que vous ne possédez pas les vies des autres.

Vous existez dans le temps : futur, présent et passé. C’est évident dans la vie, la liberté et le produit de votre vie et de votre liberté. Exercer des droits sur la vie et la liberté fait votre prospérité. Perdre votre vie, c’est perdre votre futur. Perdre votre liberté, c’est perdre votre présent. Et perdre le produit de votre vie et de votre liberté, c’est perdre la portion de votre passé qui les ont produits.

L’un des produits de votre vie et de votre liberté est votre propriété. La propriété est le fruit de votre travail, le produit de votre temps, de votre énergie et de vos talents. C’est cette partie de la nature que vous mettez à profit. Et c’est la propriété d’autres personnes qui vous est donnée par échange volontaire et consentement mutuel. Deux personnes qui échangent des
biens de leur propre volonté en tirent toutes deux un avantage, sinon elles ne le feraient pas. Il n’y a que ces personnes qui puissent prendre cette décision pour elles-mêmes.

Il arrive que certaines personnes utilisent la force ou la tromperie pour prendre aux autres sans leur consentement délibéré et volontaire.

Naturellement, l’utilisation de la force pour ôter la vie, c’est un meurtre, pour supprimer la liberté c’est de l’esclavage, et pour prendre la propriété c’est du vol. Cela revient au même si
ces actions sont commises par une personne agissant seule, par beaucoup agissant contre quelques uns, ou même par des fonctionnaires avec de beaux couvre-chefs ou de beaux titres.

Vous avez le droit de protéger votre propre vie, votre liberté et le bien que vous avez honnêtement acquis contre l’agression violente des autres. Et vous pouvez demander aux autres de vous aider à vous défendre. Mais vous n’avez pas le droit d’utiliser la force contre la vie, la liberté ou la propriété des autres. Vous n’avez donc pas le droit de désigner une personne pour employer la force contre d’autres pour votre compte.

Vous avez le droit de rechercher des chefs pour vous-même, mais vous n’avez pas le droit d’imposer des souverains aux autres. Quelle que soit la manière dont les fonctionnaires sont choisis, ce ne sont que des êtres humains et ils n’ont ni droits ni titres d’un ordre plus élevé que ceux de n’importe quel autre humain. Quelles que soient les étiquettes imaginatives dont ils parent leur conduite ou le nombre de gens qui les encouragent, les fonctionnaires n’ont aucun droit de tuer, d’asservir ou de voler. Vous ne pouvez pas leur donner des droits que vous n’avez pas vous-même.

Puisque votre vie vous appartient, vous en êtes responsable. Vous ne louez pas votre vie à d’autres personnes qui demandent votre obéissance. Vous n’êtes pas non plus l’esclave de ceux qui demandent votre sacrifice. Vous choisissez vos propres objectifs en fonction de vos propres valeurs. La réussite et l’échec sont tous deux des motivations nécessaires pour apprendre et progresser. Vos actions pour le compte d’autres ou leurs actions pour votre compte sont vertueuses seulement si elles découlent d’un consentement mutuel volontaire. Car la vertu ne peut exister que lorsqu’il y a libre choix.

Tout ceci est la base d’une société réellement libre. C’est non seulement le fondement le plus concret et humanitaire pour l’action humaine, mais aussi le plus éthique.

Les problèmes mondiaux qui proviennent de l’utilisation de la force par le gouvernement ont une solution. La solution est que les peuples du monde arrêtent de demander aux fonctionnaires du gouvernement d’employer la force pour leur compte. Le mal ne vient pas seulement de gens mauvais, mais aussi de bonnes personnes qui tolèrent l’utilisation de la force comme un moyen pour leurs propres fins.
C’est de cette façon que de braves gens ont donné le pouvoir à de mauvaises gens au cours de l’histoire.

Avoir confiance dans une société libre, c’est se concentrer sur le processus de découverte de valeurs dans l’économie de marché plutôt que de se fixer sur quelque vision ou but imposé. Utiliser la
force du gouvernement pour imposer une vision aux autres est une paresse intellectuelle et il en résulte inévitablement des conséquences non voulues et perverses. La réalisation d’une société libre demande le courage de penser, de parler et d’agir – surtout quand il est plus facile de ne rien faire.

Extrait de l’ouvrage Les aventures de Jonathan Gullible par Ken Schoolland.

En réponse à gg_tk dont j’ai repris certaines formulations, voici donc les principales mesures du programme que je tenterais d’appliquer si vous m’élisiez Président de la République Française en l’An de grâce 2012 : *musique officielle* Ce maigre programme n’engage que moi.

Droit

Le droit, c’est quand même un peu la base de tout. Le droit à la vie, à la liberté et à la propriété existent depuis bien avant la création des gouvernements et ne sont pas accordés par eux. Ils font partie de la nature humaine. Les seules actions que la loi doit interdire relèvent de l’usage unilatéral de la force. Objectifs :

  • Réaffirmer le droit des individus dans la limite des droits d’autrui (principe de non agression), libérer la création, abolir les lois liberticides.
  • Purger la constitution de tous les ajouts inutiles et dangereux qui l’encombrent. Réduire le tout à 10 principes simples, compréhensibles par tous. On privilégie les principes hérités du droit naturel par opposition au droit positif. Kelsen a la poubelle.
  • Notamment, suppression du principe de précaution qui bride la prise de risque. L’action humaine est et a toujours été dirigée par le couple bénéfices-risques. Evidemment, les actions engendrant des désagréments vis-à-vis de tiers doivent être compensées, mais doivent être laissées à la discrétion des individus impliqués. D’où le point suivant :
  • Réaffirmation du droit de propriété : usus, fructus et abusus. Le propriétaire a tout pouvoir pour gérer ses biens comme il l’entend. Cela implique d’interdire les expropriations arbitraires décidées par la puissance publique entre autres.
  • Suppression de toutes les lois limitant la liberté d’expression.
  • Suppression de toutes les lois d’outrage (à chef d’Etat, à magistrat, à représentant de la force de l’ordre, etc.) qui distinguent ces catégories de professions du reste de la population.
  • Suppression des faux droits (les « droits à ») qui sont accordés arbitrairement et interdisent à certaines personnes de s’en soustraire.
  • Personne ne doit être au dessus des lois. Le président qui commet un crime peut aller en prison. Le fonctionnaire coupable de faits de corruption se verra interdit de travailler à nouveau dans la fonction publique à vie. Les élus se rendant coupables de crimes ou délits sont jugés par un tribunal indépendant et inéligibles à vie.
  • Possibilité de passer par des tribunaux privés (arbitres) si des individus ou entreprises en estiment le besoin lors d’une phase de contractualisation ou lors de la rupture d’un contrat.
  • Abolition de toutes les lois liberticides (HADOPI, LOPPSI,…) et bureaucratiques.
  • Décentralisation graduelle du pouvoir de l’Etat pour permettre la mise en place d’une démocratie directe au plus proche de l’individu. Le droit de sécession peut être reconnu à la fin de ce processus. Des villes ou zones privées peuvent être créées et se soustraire à l’influence de la puissance publique sur leur territoire uniquement. Elles peuvent établir des règles qui leur sont propres, mais ne peuvent interdire aux individus de partir s’ils le souhaitent.
  • Afin d’engager la transition d’un pouvoir central à un pouvoir local, les municipalités disposeront d’une plus grande autonomie, notamment financière qui compensera le désengagement de l’Etat.
  • Vote par référendum au niveau local des décisions impliquant une nouvelle dépense communale.
  • Sanction financière personnelle pour les élus votant des budgets en déséquilibre.
  • Redistribution aux contribuables de l’argent non utilisé au cours de l’année en cas d’excédent.

Justice et Sécurité

Parce-que la répression coercitive ne résout rien, que la morale d’autrui n’a pas à s’ingérer dans nos vies privées sans votre consentement et que chacun devrait pouvoir disposer de son propre corps. Nous ne sommes plus au moyen-âge !

  • Par mesure cosmétique, le ministère de la justice pourrait être renommé en ministère contre l’injustice. Sa seule et unique mission doit être de juger les injustices et de les réparer.
  • Légalisation des « drogues douces » et dépénalisation de toutes les « drogues ».
  • Libération de tous les prisonniers non dangereux pour la société et injustement privés de leur liberté (pour prise de drogue, usage de la liberté d’expression,…), et application éventuelle d’une peine plus adaptée (travaux publics, ou éventuellement travaux en faveur de la personne qui a été lésée par cet individu…). Rénovation progressive de toutes les prisons, rien ne pourra
    malheureusement jamais empêcher le vol ou le meurtre, même chez les Bisounours. Avec la place ainsi créée dans les établissements pénitenciers, les vrais criminels pourront purger leur peine en
    intégralité.
  • Abolition des pouvoirs aberrants détenus par la police, comme la fouille au corps, la mise en garde à vue abusive, etc.
  • Restructuration de la police et de la gendarmerie en un seul corps, de proximité et contrôlable démocratiquement par la population locale (notamment pour éviter les bavures et les abus de pouvoir). Les villes privées sont en charge de recruter leur propre police selon les critères qu’elles se fixent elles-mêmes.
  • Réaffectation des policiers en charge de la répression routière et du racket des automobilistes vers des zones où la criminalité sévit réellement et sont dangereuses pour la population. Dans le même temps, raffermir les peines à l’encontre des automobilistes qui provoquent la blessure ou la mort d’autrui par leurs comportements.

Économie

L’économie, c’est important mais un planificateur central ne peut pas se substituer à la multitude des acteurs qui la compose. Objectifs : Libérer les talents, enrichir les individus en leur
laisser le choix de décider ce qui est bon pour eux. Après tout, ils sont les mieux placés pour savoir cela. Il est illogique de prétendre que les individus sont inaptes à prendre ces décisions mais qu’ils sont tout à fait à même d’élire des personnes qui les prendront à leur place.

  • Vente de toutes les participations de l’Etat dans les entreprises. Est-il normal par exemple que Quick appartienne à 95% à une filiale de la Caisse des Dépôts et des Consignations, c’est-à-dire à l’Etat ?
  • Mise en concurrence de tous les secteurs monopolistiques de droit (c’est-à-dire les monopoles qui sont le fait de la loi, pas du marché) : transports en commun, assurance maladie, retraite et chômage, énergie, La Poste, transport ferroviaire et maritime… Il est injuste et immoral que Papy Roger, paisible retraité du fin fond de la Creuse qui ne demande rien à personne paye pour les déficits de la RATP et de la SNCM.
  • Abolition de tous les numerus clausus qui entretiennent des situations de rentes : taxis, médecins, notaires, pharmaciens et même opérateurs de téléphonie mobile, radios, chaînes de télévision…
  • Le salarié reçoit son salaire complet, c’est-à-dire la totalité de ce qu’il coûte à son employeur (charges salariales + charges dites patronales mais qui sont en réalité payées par le travail du salarié). Il devient alors responsable de l’allocation de ses revenus s’il souhaite souscrire à des assurances chômage, retraite et maladie. Le patron est soulagé du poids du travail que représentent les démarches à l’URSSAF, sans compter les contrôles menaçants pour la survie de son entreprise. Quant au salarié, il peur désormais choisir librement d’allouer ses ressources aux organismes de son choix.
  • Abolition du code du travail. L’employeur et l’employé négocient librement et directement leur contrat.
  • Abolition des 35 heures, mesure liberticide par excellence qui empêche les travailleurs les plus pauvres de cumuler les heures pour disposer d’un revenu plus conséquent.
  • Suppression de la banque centrale.
  • Abolition des prêts étatiques aux particuliers et entreprises qui biaisent les informations économiques et sont génératrices de bulles provocant des crashs sans commune mesure. La consommation et le consumérisme sont des travers initiés par les Etats par des politiques de relance keynésiennes. Le capitalisme, comme son nom l’indique pourtant très clairement, est un système dans lequel l’accumulation initiale de capital permet l’investissement productif, autrement dit, rendre service à autrui.
  • Privatisation de la monnaie. La monnaie est une chose trop importante pour la laisser aux mains d’irresponsables. Les Etats provoquent l’inflation et par voie de conséquence la ruine des
    petits épargnants, commerçants et travailleurs les moins qualifiés en imprimant des monceaux de billets sur leur Epson Stylus Color. Leur monnaie ne se maintient que par la coercition. Avec ce nouveau système, les individus choisissent librement quelle monnaie ils décident d’accepter. Il y a fort à parier que les monnaies indexées sur des métaux ou sur des paniers de matières premières
    seront les plus prisées. Mais ceux qui le souhaitent pourront très bien utiliser des monnaies non thésaurisables ou autre.
  • Suppression du SMIC qui empêche ceux dont la productivité est inférieure à ce seuil d’avoir accès à un emploi rémunéré et déclaré. Cette mesure profitera tout particulièrement aux SDF et
    aux travailleurs clandestins majoritairement immigrés, ainsi qu’aux personnes peu qualifiés.
  • Suppression de tout le code fiscal actuel, qui empile les taxes et les exonérations ou niches qui profitent aux copains des élus. A la place, instauration d’une flat tax à 10% sur tous les revenus. Tout le monde payera donc 10% d’impôts sur son revenu (qu’il soit issu de son travail ou de ses plus-values quelconques minorées des pertes éventuelles, d’un héritage…). 10% de taxes sur tous les produits sans exception, même pour l’essence ça veut dire que le litre s’effondrerait alors à environ 70 centimes par exemple. Magnifique gain de pouvoir d’achat.
  • Défiscalisation de tous les dons aux associations à but non lucratif ou fondations sans aucun plafond. Il sera ainsi possible d’échapper à 100% à l’impôt sur le revenu.
  • Abolition de toutes les subventions : journalisme (une presse réellement indépendante ne doit pas être financée par les deniers étatiques), agriculture (la PAC affame les habitants des pays pauvres et maintient les agriculteurs de ces mêmes pays dans des situations de misère), associations (si leur intérêt est réel, les dons issus de personnes privées suffiront à maintenir leur activité à hauteur de ce que les cotisants estiment qu’il est nécessaire), entreprises en difficulté (même les banques, en cas de faillite, la vente des actifs suffit généralement à rembourser les dépôts des particuliers ou de manière plus générale les contrats non honorés), famille (ce ne sont pas ceux qui ont décidé de ne pas avoir d’enfants ou qui ne peuvent pas en avoir qui doivent payer
    pour ceux qui en ont), etc. J’en passe et des meilleures.
  • Abolition de tous les systèmes de brevets et du copyright.
  • Abolition de toutes les « hautes autorités », comités théodules et commissions qui ne sont que des moyens de caser les copains des élus en pré-retraite à des postes fictifs grassement payés par le contribuable.
  • Transparence totale des administrations et des entités qui reçoivent de l’argent public, y compris donc les syndicats et les fiches de paye des élus. Bilans publiés sur support numérique et
    papier. Envoi par courrier des bilans des municipalités à leurs habitants.

Éducation

Pour une instruction formant des êtres humains complets et
intellectuellement indépendants !

  • Par mesure cosmétique, le ministère de l’éducation nationale pourrait être renommé en ministère de l’instruction publique. Sa seule et unique mission doit être de permettre l’accès aux savoirs. L’éducation doit être la chasse gardée des parents uniquement.
  • Suppression de la carte scolaire et mise en place du chèque éducation c’est-à-dire le financement direct par les parents de l’établissement qu’ils choisissent pour leurs parents.
  • Autonomie totale des établissements en ce qui concerne les horaires de cours et leur découpage (il peut ainsi y avoir des différences en ce qui concerne le nombre d’heures enseignées dans chaque matière entre 2 écoles)
  • Autonomie totale des établissements en ce qui concerne le recrutement, la formation et le salaire des professeurs.
  • L’Etat n’est pas seul détenteur du savoir absolu, il n’a pas à fixer des programmes uniques pour tous. La liberté est donnée aux écoles pour déterminer eux-mêmes leurs programmes ainsi que les
    filières qu’elles enseignent.
  • Possibilité est donc donnée pour chacun de créer une école comme il le souhaite, avec le mode de fonctionnement qui lui paraît le meilleur.

Affaires étrangères

Stop à la politique impérialiste et aux meurtres de soldats !

  • Régularisation de tous les sans-papiers, ouverture des frontières postérieurement à l’abolition de toutes les aides publiques aux immigrants.
  • Arrêt total et immédiat de toutes les opérations menées hors du territoire national et rapatriement des contingents armés. Diminution drastique du nombre de soldats. Un politicien qui décide d’entrer en conflit armé avec un pays est un meurtrier indirect, mais meurtrier quand même.
  • Avec les substantielles économies ainsi dégagées, on peut équiper les soldats restants avec du vrai matériel fiable et arrêter des les envoyer se faire tuer armés d’un couteau suisse rouillé.
  • Fin des embargos commerciaux.
  • Constitution d’un réseau dense d’ambassades et de consulats dans tous les pays du globe. Les missions principales de ces administrations seront d’aider les nationaux à créer des entreprises sur place et à faciliter leur installation personnelle et professionnelle. A terme, suppression des services économiques, remplacés par des institutions privées en charge des mêmes missions

Divers

  • Suppression de tous les ministères inutiles. On en garde 4 dans un premier temps : Economie (voué à disparaître à terme), Instruction Publique (voué à disparaître à terme), Justice et Sécurité, Défense et Affaires Etrangères.
  • Abolition des limitations de vitesse sur la route
  • Autorisation de vendre des organismes génétiquement modifiés à condition de le stipuler sur l’emballage du produit. Chacun pourra choisir en connaissance de cause.
  • Mise aux enchères de France Télévision et des radios publiques.
  • Suppression du CSA.
  • Mise aux enchères de tout le patrimoine immobilier superflu : locaux des anciens ministères, châteaux et autres logements somptuaires réservés aux vacances au soleil du président de la république et du 1er ministre aux frais de la princesse.
  • Mise aux enchères des tableaux achetés à foisons chaque année par l’Etat et entreposés dans des hangars immenses sans que personne ne puisse voir ni avoir accès à ces œuvres.
  • Mise aux enchères des musées publics
  • Avec tout le cash dégagé, on rembourse intégralement la dette publique et on peut même faire un chèque aux contribuables avec le surplus.
  • Abolition de l’âge légal de majorité. Un individu devient majeur quand il devient financièrement indépendant, cela varie donc en fonction de l’individu et n’est plus fixé arbitrairement.
  • Le mariage n’est pas une affaire d’Etat mais un contrat de vie commune entre des individus responsables. Non seulement le mariage gay serait autorisé mais il serait possible de conclure un contrat de mariage entre plus de deux individus si toutes les parties y consentent.
  • Autorisation de l’adoption pour les couples ou adultes célibataires quels qu’ils soient.

Ce programme est certes court et décousu mais le principal est là. Un capitalisme qui repose sur l’intervention de l’Etat est par définition immoral. Grâce à ces mesures, les individus libérés d’un grand nombre de contraintes et pourraient exercer leur pleine responsabilité, corollaire indissociable de la liberté avec la propriété. Mais ne vous faites pas d’illusions. En France, ce pays turbo-libéral, aucun politicien n’en proposera même une version édulcorée. Nous aurons droit aux prochaines élections présidentielles à une myriade de partis d’extrême-gauche, de communistes, du parti socialiste de gauche, du parti centriste mou et étatiste, du parti socialiste de droite et du parti nationaliste et socialiste d’extrême-droite. Il n’y aura pas de candidat libéral, preuve s’il en est de la déferlante giga-libérale qui ronge ce phare éternel du monde civilisé qu’est la France.

Je ne me berce pas d’illusions, l’Etat a grossit à un tel point qu’il arrose à peu près tout le monde avec l’argent des autres sans qu’ils puissent s’en rendre compte. Avec un tel programme, je perds les voix des 5 millions de fonctionnaires, des 51 000 taxis, des 200 000 médecins, des 10 000 notaires, des 23 000 pharmaciens, des 100 000 gendarmes, des 640 000 agriculteurs, des 40 000 journalistes, des 40 patrons du CAC40, des 100 000 intermittents du spectacle, et la liste pourrait continuer comme ça encore longtemps. Par contre je gagne la voix des indépendants, des chefs de petites et moyennes entreprises, de quelques salariés et cadres et des rares self-made-men partis de rien et s’étant construits sans aide comme Balthazar Picsou. Allez, on y croit !

Librement.

11 réactions

  1. #1 peter lien website le 6 mars 2012

    Article fort intéressant :D

    Les « reprises » de mon précédent texte, en plus de leur évident intérêt cocasse, aident à mettre en lumière à la fois les points communs et les différences entre nos deux conceptions, communiste libertaire et libérale libertaire (si je puis m’exprimer ainsi).
    Cette forme de programme permet d’ailleurs de se rendre compte qu’il y en a pas mal, des points communs… en dehors, bien entendu, des dogmes sur la propriété privée, la prétendue liberté des contrats, des bienfaits du libre marché, de la corrélation entre salaires et apport à la société, et bien d’autres.

    Je ne reviendrai pas sur tous ces points, nous en avons déjà beaucoup discuté, et cela mériterait un article / livre de réponse à chacun d’entre eux.

    Néanmoins, j’aimerais juste revenir sur deux-trois trucs :

    * Sur l’éducation, le principe du chèque scolaire et la concurrence entre les établissements en résultant établirait un véritable darwinisme social. Le système éducatif jouerait (encore plus qu’aujourd’hui) un rôle prépondérant dans la reproduction des inégalités sociales. Les « bonnes écoles », chères et donc réservées aux riches, formeraient l’élite du futur ; tandis que les futurs ouvriers (à quelques rares exceptions près) s’entasseraient dans les écoles bon marché pour pauvres. Pire encore : il s’agirait là d’une véritable ghettoïsation scolaire, une fragmentation extrême de la société, une concentration des gosses de riches d’une part, une concentration des gosses de pauvres de l’autre. Socialement, culturellement, humainement, intellectuellement, c’est intenable. Je ne sais pas si tu te rends compte des implications que cet apartheid social pourrait avoir, mais elles sont monstrueuses. Et pas uniquement sur le plan philosophique et moral.
    Il s’agit d’une véritable consanguinité intellectuelle (je pense que ce terme résume bien la situation).

    * J’aime bien ta métaphore (enfin, celle de Ken Schoolland) sur le temps. Néanmoins – et en plus de ma traditionnelle critique de la « naturalité » et de l’inaliénabilité présumées de la propriété privée -, je reviendrais sur la différence de taille entre le fruit de ton travail, et le fruit du travail des autres amassé par l’usage (certes parfois en parallèle d’une certaine « gestion ») de ton capital. Je ne peux pas concevoir que Bill Gates, Rotschild ou Warren Buffet aient le moindre mérite pour toutes leur propriétés, si ce n’est celui du temps humain qu’ils ont passé pour les obtenir (temps qui ne peut, comme pour tout être humain, excéder 24 * 7 heures par semaine, sauf utilisation de machine à remonter le temps).
    Et ce même en considérant que les contrats passés entre employeurs et salariés sont « libres », ce qui ne peut clairement pas être le cas dans un système économique basé sur le profit, dans lequel tu es obligé de travailler pour manger et où sévissent de profondes inégalités (argent, pouvoir,…) et une accaparation des moyens de production par une minorité.

    * Enfin, si tu pouvais éviter de qualifier de « socialistes » le centre-gauche, mais surtout la droite et l’extrême-droite, je t’en serais reconnaissant. Ceux-ci ne sont certes pas libéraux à ton sens, mais sont clairement bien plus capitalistes et en faveur du libre marché que pour une socialisation des moyens de production (définition du socialisme…). Tout est question d’échelle, ensuite, mais ils ne sont de toute évidence pas du côté du socialisme.

    Voilà, ce sera tout pour le moment :)

  2. #2 aguellid lien website le 7 mars 2012

    Sur la base idéologique, c’est bien de raisonner sur la vie mais faut pas oublier que toutes ces vies se déroulent dans un univers qui pour l’instant se limite à la terre. Donc il y a un temps (passé, présent, avenir) théoriquement illimité mais l’espace est (avec les ressources associées) relativement restreint. Aujourd’hui, pratiquement chaque bout de cette planète appartient déjà à quelqu’un.

    Que ton marché le veuille ou non, quelqu’un qui nait avec aucun bout de cette planète et qui voit les autres naitre en héritant de biens considérables prendra par la force sa part. Car c’est là que deux de tes valeurs entrent en conflit. Cet individu devient de fait esclave, chaque terrain appartenant déjà à quelqu’un ou quelque chose. Il ne peut même pas loger quelque part sans devoir payer un loyer, même s’il se construit un petit taudis sur un terrain de la collectivité, celle-ci pourra le raser (à juste titre, sachant que ce terrain lui appartient).


    « Mise en concurrence de tous les secteurs monopolistiques de droit …assurance maladie, retraite et chômage, énergie ».
    Biensur, tout le monde comprend la logique d’avoir 10 rails parallèles pour différentes compagnies avec avec tous les couts énergétiques et l’occupation d’espace liés.
    Pour l’énergie, c’est encore pire, étant un secteur stratégique pour un pays, l’énergie doit par exemple comporter des process et des infrastructures défensives qu’une boite privée appliquera avec le minimum de moyens possibles en se focalisant sur le profit. Sans compter que les problèmes d’optimisation de production et de distribution d’électricité en deviennent beaucoup plus complexes et la déperdition d’énergie inévitablement plus importante (à moins d’imposer des zones géographiques précises pour les entreprises, ce qui revient à créer des monopoles locaux).

    « Les Etats provoquent l’inflation et par voie de conséquence la ruine des petits épargnants »
    C’est faux. Depuis la loi de 1973 imposant à l’Etat français d’emprunter sur les marchés, l’inflation annuelle est plus importante qu’avant son adoption. Voir ici : http://france-inflation.com/inflation-depuis-1901.php

    « Abolition de tous les systèmes de brevets et du copyright. »
    C’est contraire à ta propre base idéologique. En tant que chercheur par exemple, un brevet représente le résultat de mon travail passé. Ta mesure obligerait les chercheurs à s’associer dès le départ avec un industriel pour exploiter les résultats de la recherche rapidement après leur aboutissement. Ce qui place le chercheur dans une situation de dépendance et SURTOUT limitera sérieusement la recherche à long terme en sciences dures (Maths, Physique…).

    « ouverture des frontières. »

    La France serait envahie de millions de gens en très peu de temps. C’est tout simplement infaisable et il y aurait rapidement une situation d’anarchie et de choc de cultures. Par contre, bien accueillir ceux à qui on donne un visa ce serait déjà pas mal. Simplifier les démarches, raccourcir les délais d’attente, adapter les titres de séjour aux situations des demandeurs (quelqu’un qui a un CDD de 3 ans obtient une carte de 1 an renouvelable au bout de 5 mois d’attente, ce qui fait qu’il est 5 mois sur 12 sans papiers et ce qui l’oblige à avoir 3 cartes de séjour alors que la situation de l’étranger est exactement la même).

    « postérieurement à l’abolition de toutes les aides publiques aux immigrants. »
    Juste pour arrêter le fantasme sur les aides aux immigrants. En tant qu’immigrant légal, il n’y a aucune aide publique de plus qu’un français dont je bénéficie. Par contre, il y a énormément d’aberrations dans le sens inverse du style : je cotise pour le chômage mais si je suis au chômage, je n’ai pas droit à l’allocation :)

    « Abolition de tous les numerus clausus qui entretiennent des situations de rentes » (je suis d’accord)
    « La propriété est le fruit de votre travail » (j’ajouterais : »et pas d’une rente »)
    C’est pourquoi je suis contre l’usure et je pense qu’il faudrait l’interdire.

    Sinon y a des trucs avec lesquels je suis d’accord mais ça sert à rien de débattre sur les idées qu’on partage :)

  3. #3 Melkion le 8 mars 2012

    Peter : Sur le chèque éducation, j’ai oublié de mettre un lien. C’est chose faite désormais et le mal est réparé. Je n’ai pas expliqué dans le détail non plus mais je n’avais pas le temps d’écrire un livre :)
    Ce chèque est d’un montant égal pour tout le monde. En gros on supprime la carte scolaire et les parents décident de l’école de leur choix pour leurs enfants en fonction des programmes / réputation / professeurs / whatever ce qu’ils estiment importants. Libre ensuite aux établissements de sélectionner, sur dossier par exemple. Le mérite est pris alors en compte plus que l’origine.
    La principale cause d’enfermement et d’immobilisme social provient de la carte scolaire qui oblige les parents à scolariser leurs gamins dans l’école du quartier. Cette situation est la cause de la reproduction des inégalités sociales. Les « bonnes écoles », dans les quartiers aisés, formeraient l’élite du futur ; tandis que les futurs ouvriers (à quelques rares exceptions près) s’entasseraient dans les écoles de leurs quartiers pauvres. Pire encore : il s’agirait là d’une véritable ghettoïsation scolaire, une fragmentation extrême de la société, une concentration des gosses de riches d’une part, une concentration des gosses de pauvres de l’autre. Socialement, culturellement, humainement, intellectuellement, c’est intenable. Je ne sais pas si tu te rends compte des implications que cet apartheid social pourrait avoir, mais elles sont monstrueuses ! ;)

    « Je ne peux pas concevoir que Bill Gates, Rotschild ou Warren Buffet aient le moindre mérite pour toutes leur propriétés, si ce n’est celui du temps humain qu’ils ont passé pour les obtenir (temps qui ne peut, comme pour tout être humain, excéder 24 * 7 heures par semaine, sauf utilisation de machine à remonter le temps). »

    On gagne de l’argent en rendant des services à autrui ou en volant autrui, pas autrement. L’échange volontaire est le modèle d’une action pacifique réciproquement bénéficiaire pour chacune des parties. Le marché libre sous-entend comme principe fondamental l’axiome de non-agression. L’Etat en est l’antithèse.

    « accaparation des moyens de production par une minorité. »

    De moins en moins. Le nombre d’ouvriers possédant des actions n’est pas négligeable ! Ils sont alors en partie propriétaires de moyens de production. Et rien n’empêche des salariés de racheter leur propre entreprise s’ils estiment qu’elle est rentable. Avec un bon business plan ils peuvent emprunter le capital nécessaire au rachat s’ils n’en disposent pas initialement.

    « Enfin, si tu pouvais éviter de qualifier de « socialistes » le centre-gauche, mais surtout la droite et l’extrême-droite, je t’en serais reconnaissant. Ceux-ci ne sont certes pas libéraux à ton sens, mais sont clairement bien plus capitalistes et en faveur du libre marché que pour une socialisation des moyens de production (définition du socialisme…). Tout est question d’échelle, ensuite, mais ils ne sont de toute évidence pas du côté du socialisme. »

    Alors qu’ils arrêtent de rejeter leurs propres erreurs sur un mega-libéralisme fantasmé. Le but de Mélenchon (dixit lui-même) c’est de « bouter les libéraux hors du pouvoir ». Bon courage à lui, je lui conseille de faire appel aux ghostbusters parce que je n’en voit pas l’ombre d’un. Lui qui se prend pour un intellectuel de haut vol ne connaît même pas la définition de ce qu’il prétend combattre. Autre exemple : Poutou sur son site de campagne pourfend la TVA sociale soi-disant d’inspiration libérale ! Je me fend d’un LOL puis d’un MDR avant de me faceplamer violemment en réalisant qu’il doit vraiment penser ce qu’il écrit et qu’il fait donc étalage de son inculture crasse. Je me re-facepalm plus violemment encore quand je constate que la majorité des français est d’accord pour accuser le libéralisme des hausses d’impôts en Grèce dictées par le FMI (une administration supra-étatique, financée par les Etats, qui emploie des fonctionnaires qui n’ont de compte à rendre à personne, en voilà de l’archi-libéralisme dis-moi).
    Une chose est sûre, c’est que tous les principaux partis en France sont anti-libéraux à différents degrés, étatistes, corporatistes et clientélistes.

    Aguellid :
    « Aujourd’hui, pratiquement chaque bout de cette planète appartient déjà à quelqu’un. »
    Non. Fais le test, sors de chez toi, fais un pas dans la rue et tu ne sera déjà plus chez personne ;)
    De toute façon un enfant ne naît pas dans un chou, ses parents disposent, dans 99,9% des cas, de ressources lui permettant de vivre et se développer.
    Quant à celui qui construit sa maison sur un terrain inapproprié, il devient sien par son travail.

    « Biensur, tout le monde comprend la logique d’avoir 10 rails parallèles pour différentes compagnies »
    Ça ne se passe pas comme ça la mise en concurrence du rail. Plusieurs compagnies peuvent louer les mêmes voies (exemple parmi d’autres). Cette solution est déjà plus juste pour Papy Roger et Tata Josiane qui cessent de payer pour les autres.

    Ensuite si je pousse ton raisonnement jusqu’au bout, ça donne à peu près ça ;) : Pour l’alimentaire, c’est encore pire, étant un secteur stratégique pour un pays, la nourriture doit par exemple comporter des process et des qualités nutritives qu’une boite privée appliquera avec le minimum de moyens possibles en se focalisant sur le profit. Sans compter que les problèmes d’optimisation de production et de distribution de la nourriture en deviennent beaucoup plus complexes et la déperdition de vitamines inévitablement plus importante (à moins d’imposer des zones géographiques précises pour les entreprises, ce qui revient à créer des monopoles locaux).


    « C’est faux. Depuis la loi de 1973 imposant à l’Etat français d’emprunter sur les marchés, l’inflation annuelle est plus importante qu’avant son adoption. Voir ici : http://france-inflation.com/inflation-depuis-1901.php »

    Ce n’est pas ce que je vois sur ton lien. De toute façon c’est la même chose, la monnaie n’est toujours pas libre et la BCE a pris le relais de la banque de France en ce qui concerne l’impression de bouts de papiers colorés.


    « C’est contraire à ta propre base idéologique. »

    Non. Les idées ne peuvent pas être volées car le vol implique de priver autrui de quelque chose. Si je reprends à mon compte l’idée de Tonton Marcel de partir en vacances à Biarritz, je ne le dépossède de rien.
    Heureusement que l’homme qui a inventé la chaise n’a pas déposé de brevet dessus sinon on serait obligés de lui payer une rente infondée pour chaque chaise fabriquée. Et bonjour la lenteur de diffusion de la richesse intellectuelle. Une anecdote fameuse est celle de l’assistant de Gutemberg qui déposa un brevet qui lui permit d’être le seul à être autorisé à imprimer sur une machine à caractères mobiles pour la durée de sa vie. Copier une idée c’est favoriser la développement et la création de richesses.

    « En tant que chercheur par exemple, un brevet représente le résultat de mon travail passé. Ta mesure obligerait les chercheurs à s’associer dès le départ avec un industriel pour exploiter les résultats de la recherche rapidement après leur aboutissement. Ce qui place le chercheur dans une situation de dépendance et SURTOUT limitera sérieusement la recherche à long terme en sciences dures (Maths, Physique…). »

    La recette du Coca n’a jamais été déposée.

    « Simplifier les démarches, raccourcir les délais d’attente, adapter les titres de séjour aux situations des demandeurs »

    Je vais plus loin puisque je supprime tout ça =)


    « « La propriété est le fruit de votre travail » (j’ajouterais : »et pas d’une rente »)
    C’est pourquoi je suis contre l’usure et je pense qu’il faudrait l’interdire. »

    L’usure n’est pas immoral puisqu’il rend service à certaines personnes qui seraient dans une situation encore pire si elle n’y avaient pas accès, sinon elles n’y auraient pas souscrit. De plus l’interdire ne la ferait pas disparaître mais simplement se déplacer dans le domaine de l’économie souterraine.

  4. #4 aguellid le 9 mars 2012

    « Fais le test, sors de chez toi, fais un pas dans la rue et tu ne sera déjà plus chez personne ;) »

    La rue appartient à la collectivité. C’est bien pour cela que j’ai donné l’exemple du gars qui construit un truc sur un terrain de la collectivité. C’est pas pour rien qu’on a rasé les camps de roms.

    Ensuite, si l’alimentaire est encore pas trop contaminé par les stratégies de rentabilité pure c’est que les paysans ne sont pas encore tout à fait contrôlés par de grands groupes. La plupart des paysans sont des enfants de paysans. Mais il suffit de voir par exemple Monsanto qui produit des graines qui donnent des récoltes sans graines (pour être obligé de toujours acheter les graines chez eux à chaque fois.).
    En dehors de ça, comparer l’alimentaire et le rail et l’énergie c’est complètement inapproprié parce que l’un est un produit et l’autre est un service dont la consommation nécessite des infrastructures. N’importe quel ingénieur comprend le problème de déperdition d’énergie. Une pomme lorsqu’elle est transportée dans de bonnes conditions reste physiquement la même pomme. Ce n’est pas la même chose pour l’électricité. De plus, on produit de l’électricité en continu et plus il y a d’opérateurs, plus les problèmes d’optimisations se feront sentir (exemple, aujourd’hui il existe des compteurs heure creuse/heure pleine pour favoriser la consommation en heure creuse et éviter de produire pour rien la nuit).

    Pour les rails qui seraient loués par différentes compagnies, ça voudrait dire par exemple que quand tu attends le metro, tu devras attendre que celui de ta compagnie passe !?

    Pour mon graphique, il convient d’étudier les 10 années qui suivent la loi et pas sur 30 ans où la donne économique a complètement changé et où même la monnaie est devenue européenne et non plus nationale. Et puis, pourquoi donner à des entreprises privées le droit de créer de la monnaie ? C’est de la création monétaire déléguée au nom de l’incompétence des ministres de la république et des capacités des dirigeants à bien gérer le pays ? A ce moment là, autant créer une agence publique indépendante et autonome pour faire le boulot.

  5. #5 peter lien website le 9 mars 2012

    Sur le chèque scolaire, ça ne résout absolument pas le problème.
    Les parents pauvres n’auraient les moyens de payer que les établissements pourris, qui se contentent du montant du chèque scolaire. Les riches, eux, auraient accès aux établissement réputés, chers, sélectifs (d’autant plus que cette sélection n’est pas inégalitaire seulement au niveau du financement…). Ce qui implique les conséquences sociales évoquées précédemment.
    La seule solution à cela serait d’imposer un prix de l’éducation unique à toutes les écoles, et qui équivaudrait à peu près à ce chèque. Je ne pense pas que cela soit compatible avec les idées libérales :)

    Quant à la carte scolaire, dans l’absolu, je m’en tape : la société que je souhaite n’a pas de classes sociales, de riches et de pauvres, d’exploiteurs et d’exploités. Il ne peut pas y a voir ghettoïsation sociale sans classes sociales.

    Sur le libéralisme, que tu le veuilles ou non, la conception libertarienne n’est pas la seule. C’est certes la tienne, mais c’est loin d’être celle de tous ceux se revendiquant « libéraux ». :p Le terme « d’INSPIRATION libérale » me semble donc plutôt adapté, en gardant cette idée d’axe gradué qui va du zéro à « libéralisme pur ». J’aime bien aussi le mot « néo-libéralisme », qui signifie le « libéralisme actuel, de l’idéologie dominante, qui se démarque des libéraux originaux ».

    La vieille rengaine « nous ne voulons pas payer pour les autres » libérale m’embête beaucoup, car cela nie la complexité même des relations humaines dans la société, de la production, de l’établissement des prix et de la valeur de l’argent qui sont assez WTF, des mécanismes de thésaurisation de l’argent tout aussi discutables, etc.

    Sur l’abolition des brevets, je reste bien entendu d’accord avec toi, et sur le rail (et les services publics d’une manière générale), avec Aguellid.
    D’ailleurs, un gros +42 à lui pour la création monétaire et l’interdiction de l’usure :D

  6. #6 Melkion le 10 mars 2012

    « La rue appartient à la collectivité. »
    Non, elle n’appartient à personne si ce n’est aux dépositaires de la force publique.

    « Ensuite, si l’alimentaire est encore pas trop contaminé par les stratégies de rentabilité pure c’est que les paysans ne sont pas encore tout à fait contrôlés par de grands groupes. »
    Toute activité est motivée par la recherche de rentabilité, et pérennisée par la satisfaction qu’elle apporte aux besoins des individus.

    « Pour les rails qui seraient loués par différentes compagnies, ça voudrait dire par exemple que quand tu attends le metro, tu devras attendre que celui de ta compagnie passe !? »
    La principale activité du rail, c’est le fret, pas le transport de passagers. Et je ne vois pas pourquoi les trains italiens de trenitalia par exemple ne pourraient pas louer des rails pour proposer ses tarifs aux voyageurs qui choisiraient entre la SNCF et donc ses concurrents. Le metro c’est différent car en sous-sol et urbain, impossible de louer à plusieurs sociétés mais le propriétaire des rails peut très bien changer d’entreprise concessionnaire. Et pour quel motif pourrait-on refuser à une société privée de racheter et rénover les voies abandonnées de la Petite Ceinture pour proposer un service de transport de voyageurs ? Des solutions il y en a plein.

    « Et puis, pourquoi donner à des entreprises privées le droit de créer de la monnaie ? C’est de la création monétaire déléguée au nom de l’incompétence des ministres de la république et des capacités des dirigeants à bien gérer le pays ? A ce moment là, autant créer une agence publique indépendante et autonome pour faire le boulot. »
    Pourquoi refuser à des entreprises privées le droit de créer de la monnaie ? Les consommateurs de monnaie choisiraient la plus sûre, celle qui n’est pas gérée sans contrepartie métallique et basée sur du vent comme actuellement.
    Une agence publique est par définition dépendante des pouvoirs publiques qui la financent et ont droit de vie ou de mort sur leurs administrations.

    « La seule solution à cela serait d’imposer un prix de l’éducation unique à toutes les écoles, et qui équivaudrait à peu près à ce chèque. Je ne pense pas que cela soit compatible avec les idées libérales :) »
    Pourtant le chèque scolaire c’est ça. Même somme pour tous. Le but de cette mesure est principalement de responsabiliser les parents afin qu’ils se rendent compte du coût de l’école et du service qu’ils obtiennent pour leurs enfants en retour. Chacun prend la mesure de la qualité de l’enseignement et peut changer d’école au besoin. Les plus cotées peuvent sélectionner sur dossier, au mérite plutôt qu’à l’origine géographique. Ce n’est pas une fin mais une étape.

    « J’aime bien aussi le mot « néo-libéralisme », qui signifie le « libéralisme actuel, de l’idéologie dominante, qui se démarque des libéraux originaux ». »
    L’idéologie dominante n’a rien de libérale, alors pourquoi vouloir à tout prix lui accoler ce terme qui ne veut rien dire, n’a aucune définition claire et dont personne ne se revendique ? Qui sont ces « neo-libéraux » ? Tu as des noms ? Il me semble que tu pars à la chasse au dahu.

    « La vieille rengaine « nous ne voulons pas payer pour les autres » libérale m’embête beaucoup, car cela nie la complexité même des relations humaines dans la société, de la production, de l’établissement des prix et de la valeur de l’argent qui sont assez WTF, des mécanismes de thésaurisation de l’argent tout aussi discutables, etc. »
    Sur la question des prix, les libéraux sont ceux qui se sont le plus penchés dessus et dont les idées ont le plus évolué. La théorie de la valeur de Ricardo a été reprise par Marx. Mais la valeur d’échange ne suffit pas à la détermination d’un prix, il faut y ajouter une valeur d’usage et même une valeur de jugement moral propres à chaque individu. De la même façon, la praxéologie, c’est-à-dire l’étude de l’action humaine est développée par l’école autrichienne. Ce ne sont pas des théories utopistes car elles analysent prennent pour appui l’homme tel qu’il est : imparfait.

  7. #7 Niggzs le 17 avril 2012

    Totalement opposé philosophiquement et donc moralement et politiquement. L’éthique libertaire est la seule qui pourrait peut-être nous rapprocher et encore je n’en suis même pas certain. Ce programme est d’ailleurs plus « libertaire » que « capitaliste » à moins d’estimer que le capitalisme est un projet de société philosophique plus que politique ou économique, ce qui est contestable, mais que je peux partager.

    C’est un programme profondément utilitariste et naturaliste alors que l’Homme doit justement absolument sortir de ces carcans d’un autre âge. Le droit, est construction sociale et non naturelle, tout comme la liberté, la propriété ou le libre arbitre. Seule la vie peut être considérée comme « naturelle ». A partir de ces postulats, tous les fondements de ce programme peuvent être remis en cause.

    Il est économiquement intenable parce que socialement totalement destructeur et donc irresponsable. La liberté dans ton système en devient sa négation même pas la loi de la jungle qu’il instaure et donc celle du plus fort. Le dogme de la liberté du libre arbitre dans les choix soit-disant rationnels des individus est faux! Dès lors c’est la loi du plus fort qui s’impose. Toute la construction du droit et de l’Etat au fil des siècles est nié dans ce programme. Alors que dire d’autre?

  8. #8 Niggzs le 17 avril 2012

    En fait Peter a tous dit dans son commentaire. Je ne l’avais pas lu avant d’écrire le mien.

  9. #9 Dwaabala le 19 août 2012

    Il y en a quelques uns qui ont raisonné sur ces questions. Je pense à Aristote, Hobbes, Puddendorf, Rousseau entre autres.
    Alors je vais commencer par les relire avant de vous répondre.

  10. #10 peter lien website le 23 août 2012

    Aristote et Rousseau c’étaient sûrement des types très sympas, mais je ne pense pas qu’on puisse comparer l’environnement socio-économico-culturo-technologique du temps de ces nobles esprits avec celui d’aujourd’hui.
    Bon c’est déjà mieux que rien si on ne peut pas raisonner tout seul comme un grand :D

  11. #11 Dwaabala le 23 août 2012

    Le moindre docteur en philosophie, voire le moindre étudiant, ne se tient plus quitte aujourd’hui à moins d’un « système » complet. De même que dans l’Etat moderne on suppose que chaque citoyen est mûr pour porter un jugement sur toutes les questions sur lesquelles il est appelé à voter ; de même qu’en économie on admet que chaque consommateur est un parfait connaisseur de toutes les marchandises qu’il est appelé à acheter pour sa subsistance, – la même hypothèse doir prévaloir aujourd’hui dans la science. Liberté de la science, cela signifie que l’on écrit sur tout ce que l’on a pas appris et que l’on fait passer cela pour la seule méthode rigoureusement scientifique…

    Londres, 18 juin 1878. Préface à « L’Anti-Dhuring ». Friedrich Engels

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